Rosbeef idiot (prononcer avec l’accent anglais)

Depuis que l’anglais a rompu avec moi via Whatsapp (une première je dois dire, je peux rayer ça de ma bucket list, c’est bon), mon ego n’est pas super content (objectivement, personne n’a le droit de me larguer et encore moins via Whatsapp). Je n’arrive plus à écrire une ligne, non pardon, je n’essaie même pas de me remettre à l’écriture alors que j’approchais de la moitié de mon récit. J’ai envie de tout brûler, genre j’ai brûlé sa carte de visite au-dessus d’une vaisselle sale et j’en ai même fait une vidéo, j’ai même envoyé à Maryne une photo de la carte de visite avec du noir à la place de la fin de son prénom. Il avait un super prénom, l’anglais. J’aimais bien l’idée d’être avec un anglais. Les français me font chier. C’est pas exotique, la France. Donne-moi un anglais, un américain, un scandinave, un hollandais, un islandais. Oui j’aime les mecs qui ressemblent à des membres de la jeunesse hitlérienne, je n’y peux rien, les goûts et les couleurs. Par exemple mon idéal masculin absolu, c’est lui :

(Joe Cole, 29 ans, connu pour avoir joué dans Peaky Blinders)

Mon ego, donc, souffre. Parce que je suis responsable de cette situation à 100%. Si je m’étais fiée à ma première impression, mon ego serait sain et sauf. Je savais que ce mec n’était pas pour moi, je l’ai même écrit sur ce blog ! Mais sans doute un mélange de « quand même c’était cool de parler anglais avec lui » à « quand même le sexe était fantastique » à « quand même il a vraiment l’air de me kiffer alors que je le fais chier tous les deux jours » et une touche de « quand même j’ai l’impression qu’il me manque » m’a précipitée vers le changement d’avis. On a réussi à ne pas s’embrouiller maximum 27 heures et je jure que ce n’est même pas une blague. Il m’a fatiguée… On était en plein « break » quand il m’a annoncé qu’il avait rencontré une fille qui l’avait suivi dans le bus et que c’était pas prévu mais il voulait essayer avec elle. Qui suit un mec dans un bus, seriously ? Personne. Cette fille n’existe pas. Il est déjà revenu une fois alors que c’est lui qui a rompu, ce mec est complètement taré, j’ai trouvé pire que moi dans le genre « dépendant affectif et sexuel » c’est fabuleux.

Bref, depuis cette histoire je la joue low key. Je passe mes journées à ne rien faire à part manger des glaces et dire aux chats que je les aime de tout mon cœur et que sans eux ma vie serait misérable. Il va falloir que je me reprenne en main mais il fait chaud alors ça attendra. J’aime bien mon canapé et vivre en culotte, après chaque glace ingérée je vérifie si mon ventre est toujours plat et pour le moment, il l’est. Mais je m’égare, comme souvent. Avant de quitter Tinder, j’avais matché avec Louis qui est une espèce de mélange entre Apollon (pour le visage parfait) et David Charvet (pour les abdos), tu ajoutes à ça un humour à la Chandler Bing et on est bons. Il ne se passera rien entre nous parce qu’il n’a que 20 ans et surtout parce que c’est un connard. Et un couple connard-connasse, ça ne marche pas, c’est bien connu (alors que ça devrait, en théorie). Louis me dit que les filles qui disent qu’elles ne cherchent que du sérieux sont des hypocrites chaudasses. Voici la preuve :

Comme c’est un connard, il sait flatter mon ego et j’en ai bien besoin. On échange quotidiennement sur ses targets et son taf de serveur et ma vie provinciale avec mes chats et c’est cool. Et depuis hier il a trouvé un jeu pour me remonter le moral. Louis est le genre de mec qui ne perd pas de temps, il envoie à toutes les filles le même message pour les pécho (voir plus haut) mais parfois la fille dit « non », est outrée etc et c’est là que j’interviens dans notre jeu. Je lui dicte ce qu’il faut répondre à la fille pour la faire changer d’avis. Et ce soir il va pécho grâce à mes mots. Et ça me fait plaisir. Parce que j’étais trop pleine de bons sentiments ces derniers temps, j’avais oublié que j’étais une connasse. I’m back, bitches.

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