Do something

J’étais à Los Angeles, ça faisait déjà une semaine et je n’étais pas vraiment convaincue de l’utilité de mes vacances, pire, je me demandais si j’avais vraiment ENVIE d’être là. Pour être tout à fait honnête, je ne comprenais pas bien pourquoi je passais mon temps à souffler comme si j’étais à moitié dépressive alors que merde j’étais en vacances à Los fucking Angeles (et que je ne suis pas dépressive, je le dis au cas où).

Je passais mon temps sur la piscine en rooftop, ou alors j’allais au restaurant, ou alors j’allais faire du shopping, ou je discutais avec des gens de l’hôtel, c’est fou ce qu’on peut se parler facilement quand on est en vacances, et on aime les gens en vacances ! Je me promenais dans Downtown, il faisait beau, j’ai fait un tour de tous les buildings d’architecte que j’aime, j’ai failli chialer devant la Founder’s Church of Science à Koreatown parce que je suis ce genre de personne qui chiale devant un bâtiment. Parce que je suis complètement époustouflée, et à chaque fois, par le travail de Paul Williams. A chaque fois je me dis que je me suis trompée de carrière, si ça se trouve j’aurais été un grand architecte (on aime se mentir à soi-même en vacances, aussi).

Puis j’ai posé mes valises à Venice, là encore tout était absolument parfait sur le papier, on mange des donuts et des glaces, on rencontre des chiens adorables qu’on aimerait adopter, on fait des balades matinales les pieds dans l’eau, on copine avec les oiseaux, tiens, quel restaurant vais-je choisir pour ce midi ?, la vie est douce, les palmiers sont hauts, les couchers de soleil les plus beaux du monde, il faut au moins voir un coucher de soleil à Los Angeles avant de mourir, vraiment, ça devrait être sur la bucket list de tout le monde. Je n’aurais pas de Rolex avant 50 ans (quoique…il me reste du temps) mais j’aurais vu des dizaines et des dizaines de couchers de soleil plus pornesques les uns les autres. Je peux crever tranquille.

Tout allait pour le mieux. Je m’étais même inscrite sur Tinder et j’avais l’embarras du choix, j’étais Miss Monde, les américains adorent les petites frenchies en vacances, je swipais mollement en me demandant où tout ça allait me mener (en face boire des cocktails, en fait, y’a quand même un truc cool avec les américains c’est que contrairement aux français ils paient toute la soirée que tu passes avec eux, y’a pas d’histoire de « on fait moitié moitié »). Certes la météo commençait à devenir capricieuse mais il faisait genre 10 degrés à Paris alors je ne pouvais quand même pas me plaindre. Pourtant, en bonne connasse, j’avais envie de rentrer. Et je commençais déjà à regarder comment changer mon billet retour, jy ‘songeais mais je n’avais pas encore agi…

Puis je suis allée chez Barnes & Noble. Je n’avais vraiment pas prévu d’aller là-bas parce que j’aime donner mon argent aux libraires indépendantes. J’évite la Fnac comme la peste, je n’avais aucune raison d’entrer dans un Barnes & Noble. Mais la librairie indépendante de Venice, Small Books World, n’avait pas les références que je cherchais. Je dois avouer que j’aime bien le Barnes & Noble de Santa Monica parce qu’il n’est pas gigantesque, on a l’impression d’être dans une librairie indépendante (ils sont malins ces enfoirés). Je me promenais dans les rayons mes livres tant voulus en main et avant de me diriger vers les caisses je vois un livre de développement personnel dont le titre est « You are badass » alors forcément je me dirige direct dessus d’autant que la couverture est jaune et que j’ai décidé d’aimer le jaune en 2018 (j’ai même acheté un haut jaune, c’est dire ! Qui suis-je ?). Mais sans avoir lu la quatrième de couverture, je repose le livre et la vendeuse me voit et me dit « Non vous ne le prenez pas finalement ? C’est vraiment un livre super pourtant ! ». Et je lui réponds que je sais déjà que je suis badass (haha) et je n’ai pas vraiment besoin de conseils de ce genre, merci ça va, ou en tout cas, je ne suis pas SURE d’avoir besoin de conseils (quelle prétention, tout le monde a besoin de conseils mais bref). La vendeuse me dit « Alors c’est ce livre dont vous avez besoin » et elle me met ça dans les mains :

Je sais que ce livre est un best seller du New York Times (une valeur sûre à mes yeux), je sais que j’ai déjà eu envie de l’acheter, la vendeuse est très forte pour me le vendre, en plus elle a les yeux de la même couleur que feue ma grand-mère chérie alors je dis banco et avant de quitter la librairie, je me tourne une dernière fois vers elle et je lui dis « Merci, je sens qu’il va se passer quelque chose avec ce livre, merci beaucoup ».

J’ai lu le livre en une heure trente ou deux heures, je l’ai posé et j’ai compris ce qui n’allait pas. J’étais encore une fois en vacances à LA pour fuir ma vraie vie, mon quotidien. J’avais dit, il y a un an et demi, que je profiterais de mon chômage pour écrire ce manuscrit que j’ai commencé cent fois et jamais fini. Dix huit mois plus tard j’avais deux manuscrits chaotiques de 50 pages et aucune fin, aucune idée directrice, que dalle. Et face à l’océan pacifique que j’aime tant, je ne pouvais même plus profiter de l’instant présent parce que je ressentais l’urgence de « faire quelque chose ». Alors je suis rentrée cinq jours plus tôt en France, dès le lendemain j’ai commencé à écrire. Tous les jours. C’est ce que je fais depuis deux semaines. J’ai décidé que je ne partirai plus en vacances nulle part tant que je n’aurais pas fini ce manuscrit.

 

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Bonjour, je suis INFP

Avant de partir en vacances, j’ai découvert un blog que j’aime beaucoup. J’en parle ici parce que je suis frustrée : l’auteur du blog ne laisse pas la possibilité de laisser des commentaires. Ce que je comprends parfaitement. Il m’est déjà arrivé de refuser les commentaires sur un billet en particulier, tout simplement parce qu’écrire c’est égoïste, c’est pour soi, et on écrit aussi comme un exutoire, pas toujours pour dialoguer par la suite, parfois on n’a vraiment pas envie de savoir ce que les lecteurs pensent !

J’adore découvrir de nouveaux blogs et je dois avouer que ça faisait bien longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur. Je lis énormément de blogs, je laisse volontiers des commentaires parce que je suis curieuse et que j’aime qu’on me fasse découvrir des choses dans tous les domaines possibles, que j’ai un avis sur tout, que j’aime dire que j’ai aimé, que ça m’a fait réfléchir. Si ce n’est pas le cas, je m’abstiens, je me fous de faire de la pub pour mon blog, à vrai dire je déteste ces personnes qui like un billet sans l’avoir lu, qui laisse un commentaire du style « Trop bien ce que tu dis, bisous, à bientôt sur mon blog », cette hypocrisie ne me plaît pas, je n’ai d’ailleurs ni Instagram ni Facebook ni rien lié à ce blog, je ne cherche pas à avoir plus de lecteurs, si j’en ai, tant mieux, mais avant tout je tiens à ma tranquillité et à mon anonymat.

Le blog s’appelle Ma vie sensible. C’est tout ce que j’attends et j’espère d’un blog. C’est authentique, pour commencer (on ne rigole pas, l’authenticité, c’est rare). Ce n’est pas quelqu’un qui cherche la gloire à travers ses écrits, c’est quelqu’un qui se cherche et qui ose le dire. J’ai lu tous les articles, je me suis sentie proche de cette personne, puis j’ai lu le « à propos » et je me suis sentie encore plus proche de cette personne et puis elle parle de « INFJ » et je n’avais aucune idée de ce que ça voulait dire alors j’ai fait des recherches. J’ai appris l’existence d’un test de personnalité qui permet de découvrir notre profil psychologique, il s’agit de l’indicateur Myers-Briggs, basé sur la théorie des profils psychologiques de Jung (et là je me rends compte que je n’ai jamais lu Jung, au secours), en gros en répondant à quelques questions, vous pouvez définir si vous êtes plutôt introverti, extraverti, si vous faites confiance à votre raison ou à vos émotions. Le résultat du test donne 4 lettres. Voici les combinaisons possibles :

Introversion (I) ou Extroversion (E)

Intuition (N) ou Sensation (S)

Pensée (T) ou Sentiment (F)

Jugement (J) ou Perception (P)

J’ai passé le test genre dix fois à des moments différents de la journée, puis le lendemain, puis le surlendemain, sans réfléchir à chaque fois, pour ne pas me tromper. A chaque fois la réponse était la même : je suis INFP. Qu’est-ce-que ça veut dire ? « Comme ils ne constituent que 4 % de la population, le risque de se sentir incompris est malheureusement élevé pour les gens du type de personnalité INFP ». Ah…c’est donc pour ça ! Bon, ce n’est pas faute d’avoir vu des psys et d’avoir essayé de comprendre ce qui n’allait pas chez moi hein…personne ne m’a jamais parlé de ce foutu test et j’apprends aujourd’hui que je ne suis pas la seule à détester la foule, les soirées déguisées, à me mettre en « mode ermite » pour éviter le chaos du monde qui m’entoure, que d’autres passent comme moi leur temps à rêvasser à un monde meilleur dans leur canapé et que je ne suis pas la seule à ne pas laisser n’importe qui rentrer dans ma vie. Je suis idéaliste, je cherche l’harmonie, très créative, passionnée et énergique mais…je prends les choses trop à cœur et je suis difficile à connaître. J’ai trouvé cette BD d’une jeune personne que j’aime beaucoup, Tram-Anh, qui résume bien ce que je ressens dans les situations sociales. (Et c’est aussi pour ça que je bois autant en soirée : pour paraître « normale », ce qui ne fonctionne pas du tout par ailleurs, mais sans doute faudrait-il que j’écrive un truc à ce sujet plus tard).

Pour faire le test MBTI, c’est ici.

L’auteur du blog Ma vie sensible s’est essayée au collage pendant 4 semaines grâce à l’inspiration du livre de Andrea d’Aquino qui s’appelle Once upon a piece of paper. J’ai adoré lire ce qu’elle a ressenti à devoir travailler sur un thème donné et j’ai encore plus adoré le résultat. Et forcément j’ai décidé de m’y mettre aussi. J’ai voulu faire un collage qui représenterait mon voyage si parfait à Los Angeles alors j’ai découpé, j’ai collé, j’avais rapporté du sable et des coquillages de Venice beach, j’ai mis tout ça sur une feuille, ça a donné quelque chose dont je suis contente parce que si ce n’est pas forcément beau, ça correspond à ce que j’ai vécu, c’est ce qui m’importait !

 

 

 

 

 

 

 

I love L.A

Quand on adore New York, il est impossible d’aimer Los Angeles. Les deux villes n’ont strictement rien à voir, si New York est cette vieille âme, intellectuelle, cultivée, presque européenne, L.A est trop grande, trop impersonnelle, trop jeune, remplie de provinciaux qui rêvent d’Hollywood. New York est pressée et un peu hautaine, L.A est décontractée et joyeuse. En fait New York c’est Barbie et L.A c’est sa petite sœur Skipper.

La plupart des gens ne visitent pas Los Angeles parce que c’est trop grand, on ne sait pas par quoi commencer. Et puis c’est souvent un point de départ pour un road trip, c’est une ville où les touristes ne restent pas vraiment, ils y passent, c’est tout. C’est une belle erreur ! Los Angeles c’est un peu une métaphore des Etats-Unis : c’est une multitude de villes différentes à l’intérieur de la ville, c’est les randonnées dans la vallée, c’est le shopping à Beverly Hills, c’est les studios de cinéma à Hollywood, c’est les journées à la plage de Venice, c’est toutes ces communautés qui ont leur quartier propre et qui ne se mélangent pas, il y a des arméniens par-ci, des coréens par-là, des mexicains bien sûr, des chinois… au total plus de 140 nationalités et 224 langues (merci Wikipedia !).

Le meilleur moyen de commencer à comprendre cette gigantesque ville c’est de poser ses valises dans des quartiers différents et de se promener à pied. Ce qui semble une hérésie pour un autochtone puisqu’ils ne sortent que rarement de leur quartier et qu’ils se déplacent tous en voiture, même pour un trajet de moins de cinq minutes. Le premier choc quand on se promène à pied c’est la pauvreté, c’est toutes ces tentes installées sur les trottoirs, à la base il y avait un quartier du nom de Skid Row dans Downtown LA qui regroupait ces laissés-pour-compte ; aujourd’hui ils sont partout, tels des zombies, ils avancent la bave au coin des lèvres, font des gestes désarticulés et parlent dans un langage abscons. S’ils sont tous ici c’est parce que Los Angeles c’est 320 jours d’ensoleillement par an, comme me le disait un chauffeur de VTC, « A Chicago, les sans-abris meurent de froid, chose impossible ici ».

A Los Angeles, on me parle très facilement, le fameux small talk que je déteste à Paris. Quand je fais du shopping, il n’est pas rare qu’une femme me demande ce que je pense de son futur achat, on parle de mode, de style, de la vie, puis je finis par dire que je viens de Paris et là ce n’est que shebam pow blop wiiiiz ! Les californiens ont des plages sublimes, les oiseaux qui chantent si fort qu’on se croirait dans Blanche Neige et les sept nains, les palmiers aussi hauts que la tour Montparnasse, les couchers de soleil qui te mettent la larme à l’œil, les plus belles blondes et la meilleure bouffe vegan mais ils s’extasient sur Paris. La ville de l’amour, city of luuuuuv. On n’est jamais satisfaits de ce qu’on a, c’est le propre de l’être humain favorisé. A Los Angeles, d’autres femmes me complimentent sur mes cheveux, mes chaussures, mon sac à main, ma jupe et j’en passe alors qu’à Paris jamais une femme ne me fera un compliment. Parce que la parisienne regarde avec envie ton sac à main mais elle préfèrera crever que de te demander d’où il vient. La californienne, elle s’est branle de tout ça.  Parce qu’elle est fabuleuse, alors n’a pas le temps de t’envier. Et ça, c’est rafraichissant. L’espace d’une discussion de 10 minutes, tu auras eu une meilleure amie californienne. C’est finalement tout ce que je demande en vacances.

A Los Angeles, je suis quelqu’un d’autre. Je mets ma connasse parisienne en mode off et je vois ce qui se passe. Je deviens un peu californienne :  j’aime vivre à moitié nue et porter du blanc, je secoue mes beach hair sur la plage, j’aime bronzer alors que partout ailleurs je fuis le soleil par tous les moyens, ma voix n’a pas la même intonation, elle est plus aigüe et j’ajoute volontiers des « awesome » à toutes mes phrases, je ne trempe que mes pieds dans l’eau parce que je ne suis pas là pour ça, je suis là pour profiter des joies du sable et de la plage immense qui s’étend tout autour de moi. Surtout, surtout…je marche les pieds nus dans le sable chaud et cette sensation me remplit de joie à tel point que je me mets à sourire. Là-bas je suis une personne souriante, je passe mon temps à sourire bêtement, et c’est peut-être pour ça que tout le monde me parle. Bon, par contre, la californienne ne mange pas de donuts sur la plage, moi oui. Et la californienne fait du yoga, moi pas encore (mais ça viendra).

A Los Angeles, je marche énormément parce que les rues sont grandes et qu’il n’y a pas un chat, je me sens toute petite et surtout je me sens LIBRE. Libre de faire des pas de danse en pleine rue, de chanter si le cœur m’en dit, de parler à haute voix à mon ami imaginaire. Je le répète ici mais rien ne remplace le bonheur intense que procure le voyage seul. Rien. Arrêtez d’avoir peur d’être seul, on naît seul et on meurt seul. Alors autant aimer être avec soi, non ?

Armée de mon GPS, je marche le nez au vent et souvent… je me perds. A la sortie d’un déjeuner un peu copieux, j’ai pensé que ce serait amusant de rejoindre le lac d’Echo Park à pied. Je rêve de voir ce lieu depuis une éternité, Echo Park Lake c’est simplement un grand lac avec des oiseaux, des canards et des badauds qui se promènent en famille, des amis qui refont le monde sur les pelouses, c’était exactement comme dans mes rêves. Derrière le lac, au loin les palmiers puis les buildings. J’adore.

Pour rejoindre ce lac j’ai monté et descendu des rues sous un soleil agressif (26 degrés seulement mais les degrés ne se ressentent pas pareil à L.A), j’ai essayé de trouver la suite d’une rue qui n’existait que sur mon plan, j’ai monté des escaliers, j’ai sué dans une jupe crayon trop moulante pour faire de grands pas avec (parce que chez moi le style prime toujours sur le confort), à un moment j’avais si chaud et j’avais si soif et je transpirais tant et j’étais si perdue que j’ai failli me mettre à pleurer puis je me suis mise à rire à l’idée de pleurer alors que je suis au paradis (oui, je suis folle). Puis je me suis retrouvée dans un parc rempli de chicanos en famille en train de faire des grillades avec mon t-shirt « Veganism is for lovers » en guise de provocation, là, une femme, voyant que j’étais perdue, s’est mise à me parler en espagnol sauf que non seulement je ne parle pas espagnol mais en plus je déteste cette langue que je trouve laide au possible, j’ai fui poliment. J’ai marché pendant près de 2 heures, c’est un peu comme si j’avais fait une randonnée mais…avec une tenue de ville et des sandales quoi. Quand je suis rentrée à l’hôtel, j’avais la marque de mes lunettes de soleil sur le visage. Fancy.

Et l’architecture. Parce que L.A c’est un peu la ville de Frank Gehry mais pas seulement, c’est aussi Frank Lloyd Wright et sa sublime Hollyhock House, j’aurais aimé prendre des photos de l’intérieur mais c’est interdit. Et l’extérieur c’est un parc qui offre une très belle vue sur les collines d’Hollywood. Comme j’aime parler d’architecture ou d’art ou de ce que vous voulez avec les bénévoles qui ont toujours des anecdotes savoureuses sur un artiste, un projet, une œuvre !

Los Angeles c’est les courses chez Wholefoods qui coutent un bras, le trajet en métro si agréable et si économique pour rejoindre la plage de Santa Monica, la Norton House un peu folle de Frank Gehry à Venice (voir photo), c’est l’amour des palmiers, toujours plus hauts, toujours plus beaux (pourquoi les palmiers à Nice ils font pitié et à Los Angeles non. Pourquoi ?), les couchers de soleil comme un rituel, comme un spectacle chaque soir, le street art omniprésent, comme une galerie à ciel ouvert, le Café Gratitude et la question du jour « What makes you smile? », je veux bien croire au concept de gratitude mais enfin quand une serveuse me demande ce qui me fait sourire aujourd’hui ma connasse parisienne refait surface et j’ai envie de lui dire « Bitch c’mon like you REALLY wanna know what makes me smile, you really do? Do you? Bitch ». C’est à ce moment que j’ai compris qu’il fallait que je rentre à Paris…

Je pourrais écrire encore 5000 mots sur Los Angeles, parce qu’en fait le problème c’est que j’aime New York mais j’aime aussi Los Angeles, le problème c’est que je connais la moitié des états américains et que pas un seul ne m’a déplu, le problème, c’est que malgré Trump, j’adore les Etats-Unis. Je ne veux pas vivre aux Etats-Unis parce qu’y vivre voudrait dire y travailler, et on le sait, je suis une vraie glandue, c’est donc inenvisageable. En revanche, il faut que je puisse mettre un pied sur le sol américain au moins quatre fois par an. Je pose ce souhait ici comme un appel à l’univers, wait & see!

P.S : j’ai eu l’occasion de regarder le fameux La La Land dans l’avion et très honnêtement je n’ai tenu que la moitié du film. Je ne dois définitivement pas être assez neuneu pour ce genre de film. (Aparté : c’est comme Dirty Dancing que je déteste de toute mon âme, j’ai prévu de défoncer le film dans un prochain billet). Comme par hasard il est odieux avec elle mais ils finissent par tomber amoureux. Tellement original. Soupirs.

 

 

 

J’ai pris l’avion avec WOW Air : témoignage et astuces !

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Je ne connaissais pas WOW Air, à vrai dire, quand un ami m’a parlé de cette compagnie aérienne, je me suis demandée s’il ne se moquait pas de moi. WOW ? Vraiment ? Pourtant cette compagnie islandaise existe depuis 2011. L’ami en question me disait que désormais il n’utilisait plus que cette compagnie pour rentrer à Paris (il vit à San Francisco). C’est une compagnie low cost mais le confort est au rendez-vous me disait-il. Vu qu’il fait plus d’1m85 et qu’il a donc de grandes jambes, je me suis dit que si lui trouvait ça bien, c’était bon signe ! J’ai donc pris cette compagnie pour la première fois en janvier dernier…

Tout d’abord, parlons tarifs, j’ai payé 580€ aller-retour pour un vol Paris-Los Angeles au mois de janvier. Il faut savoir que si le tarif « basic » est très peu cher, il ne vous permet d’emporter qu’un tout petit sac (42x32x25cm), faites bien attention à ce détail, un sac de si petite taille ne contient quasiment rien ! Il vous faudra sans doute prendre une option « bagage à main » qui vous permet de prendre une valise en cabine avec vous dont la taille est suffisante à moins que vous ne partiez trois semaines (56x45x25cm et 12 kilos max). Cette option « bagage à main » coûte 41,99€ (ou 65,57€ à l’aéroport donc vous avez intérêt à la prendre en ligne !) POUR CHAQUE VOL, ce qui signifie que si vous voulez prendre votre « bagage à main » à l’aller et au retour, cela vous coûtera 83,98€. Eh oui, toutes les options sont payantes chez WOW Air, il faut faire bien attention !

Je précise que si vous n’avez qu’une valise en cabine, vous ne pourrez pas prendre de cosmétiques et produits d’hygiène ne dépassant les 100ml. Si votre shampooing est un format classique, vous serez contraint de le jeter devant les douaniers… En ce qui me concerne, j’avais pris l’option « bagage à main » à l’aller et au retour et il est autorisé de prendre en plus un sac à main tant qu’il n’est pas trop grand. J’en profite pour dire que je cherchais désespérément une valise cabine jolie et pas cher (et la plus grande possible en accord avec les restrictions aériennes) et je l’ai trouvée chez Calibag, j’ai cherché pendant des heures autre chose qu’une Samsonite moche à 400 boules, voilà pourquoi j’en parle (non, je ne connais personne chez Calibag, je suis juste heureuse de ma valise !).

Ce qu’il faut comprendre, c’est que WOW Air vous propose un tarif qu’ils appellent « basic » très avantageux parce qu’il ne comprend pas de véritables bagages, pas de repas en vol (pas d’eau minérale non plus, rien !), pas d’écran individuel avec des films, pas de musique, absolument rien pour ce tarif puisque tout est en supplément. Le tarif « basic » vous permet juste d’aller de votre point A à votre point B en passant par un stop d’1h30 en Islande, ce qui n’est déjà pas mal ! J’oubliais que vous aurez droit à une prise électrique pour deux sièges, à partager avec votre voisin donc, c’est fort pratique pour recharger son Ipod, son ordi portable etc…

Pour les options :

Pour un bagage en soute (maximum 20 kilos), il faudra rajouter 57,99€ pour chaque vol si vous prenez l’option en ligne, sinon c’est 73,76€ à l’aéroport….

Vous voulez choisir votre siège parce que vous êtes superstitieux ou tout simplement parce que vous préférez voyager à l’avant ou à l’arrière de la cabine ? C’est possible, à partir de 6,99€ (pour chaque vol là encore).

Pour les repas en vol, c’est la même chose, il faudra ajouter entre 15 et 20€ pour un plat (voir le choix sur votre compte en ligne).  La compagnie propose aussi des snacks en vol (chips, soupes instantanées etc), l’addition peut vite monter. Si vous voulez boire de l’eau, il faudra débourser 3€ pour 50cl…Attention si vous n’avez pas de cash sur vous, certaines banques ne permettent pas de payer dans l’avion avec sa carte bancaire, demandez à votre banque ce qu’il en est avant de partir sous peine de mourir de faim (ou être accusé de cannibalisme en dévorant votre voisin ?).

En bref, si vous voyagez sur Wow Air et que vous souhaitez faire des économies, je vous conseille de préparer vous-même vos sandwichs pour le vol (c’est ce que j’ai fait, je suis végétalienne, je n’ai pas trop le choix), il n’y aura aucun problème à les emporter avec vous. En revanche, pour l’eau minérale, vous pourrez acheter une grande bouteille ou toute autre boisson une fois que vous aurez passé la douane, heureusement il y a toujours un Relay ou deux dans les aéroports, si ce n’est pas bon marché, ça reste toujours moins cher qu’en vol !

Concernant le confort des voyages avec Wow Air, les avions sont neufs ou presque et je suis d’accord avec mon ami, on a de la place pour les jambes, on est bien assis, certes il n’y a pas de distractions mais il suffit de prendre sa Nintendo DS ou quelques magazines/livres et le tour est joué ! Le personnel navigant est adorable sur cette compagnie, ça change de chez nous, les hôtesses islandaises très blondes avaient toutes le sourire, étaient très serviables et ce qui ne gâche rien, elles sont très jolies avec leur tailleur rose ! (rien à voir avec Easy Jet et l’affreux tailleur orange si mal coupé qu’il fait des fesses tombantes à toutes ces pauvres hôtesses). Petit détail qui a son importance : vous n’aurez pas de couverture en vol, pensez à prendre un plaid ou autre s’il fait froid. A l’aller j’ai eu froid et chaud au retour…

Autre avantage avec Wow Air : il est possible de modifier la date de ses billets en payant un supplément, si l’on souhaite rester plus longtemps que prévu sur le lieu de ses vacances, c’est donc possible. C’est ce que j’ai fait en déboursant moins de 50€. Il faut savoir que sur une compagnie classique telle qu’Air France, le tarif économique ne permet aucune modification. Wow Air est peut-être une compagnie low-cost, je trouve qu’elle permet pas mal de liberté pour un tarif si économique.

Ce qui est également fort appréciable c’est le service clientèle ouvert 24h/24 et 7j/7, au cas où vous êtes vraiment flemmard et que vous aimez vous faire aider ! J’en ai profité et je n’ai vraiment pas été déçue. La liste des numéros à appeler selon votre pays d’origine est ici (pour la France c’est 01 76 54 12 70 pour info).

Finalement, la seule chose un peu désagréable avec Wow Air c’est d’être obligé de passer par un stop en Islande mais 1h30 ça passe vite et on fait toujours connaissance avec des tas de gens quand on voyage, c’est un mal pour un bien ! Sur mon vol aller nous avons eu 20mn de retard et 30mn de retard je crois au retour. Je trouve ça correct, j’ai déjà eu plus d’1h30 de retard en prenant British Airways ou toute autre compagnie classique.

Je recommande donc Wow Air à tous ceux qui préfèrent dépenser leur argent sur leur lieu de vacances !

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Los Angeles en janvier

Il faut savoir qu’en vraie parisienne, je n’ai pas le permis de conduire. Alors quand j’ai annoncé à mon entourage que j’allais à Los Angeles, tout le monde m’a dit « Mais comment tu vas faire sans voiture ? ». Vous noterez qu’au lieu de dire « Super tu vas à LA, amuse-toi » il faut toujours qu’on tente de casser votre joie, l’être humain est vraiment une sale vermine.

Il est tout à fait possible d’aller à Los Angeles sans voiture. Vous pouvez opter pour le métro, le bus, le VTC Lyft (ou Uber si vous préférez) et vous pouvez même marcher, vous aurez la certitude d’être seul dans les rues !

Tout d’abord, il faut savoir que le réseau du métro s’est étendu jusqu’à Santa Monica (la plage) depuis l’an dernier, il existe 6 lignes de métro qui vont de l’est de Los Angeles jusqu’à Santa Monica en passant par Hollywood, Downtown jusqu’à Pasadena et la vallée de San Fernando. Certes, pour l’instant il n’est pas possible de rejoindre West Hollywood en métro mais il existe un réseau de bus très étendu (qui vous permettra en passant de discuter avec les locaux). Quand on sait qu’une carte de métro+bus coûte 26$ pour une semaine, on se dit que ça peut valoir le coup !

Je conseille vivement à toute personne souhaitant se déplacer à Los Angeles de télécharger l’app Rome2Rio qui permet d’entrer l’adresse où vous êtes puis l’adresse à laquelle vous souhaitez vous rendre, ainsi vous aurez toutes les options proposées ainsi que leurs tarifs, c’est extrêmement pratique quand on n’a aucune envie de chercher quel bus prendre, là en deux secondes c’est réglé.

Si vous ne souhaitez pas prendre le métro ni le bus, il reste l’option VTC. A Los Angeles, il semble que Lyft soit le moins cher.  En heures creuses ça vaut vraiment le coup ! On peut également choisir l’option de partager un Lyft avec quelqu’un pour réduire la facture. Ce qui est vraiment bien c’est qu’on sait à l’avance combien on va payer, ce qui est moins bien c’est que parfois le chauffeur refuse de se bouger le cul jusqu’où vous êtes exactement et vous devez vous déplacer, moins luxe qu’un taxi mais tellement pratique ! L’app est gratuite. Vous pouvez aussi télécharger Uber et voir lequel est le moins cher (pour moi ce fut toujours Lyft).

Il est très difficile (et onéreux) de se garer à LA, j’ai ressenti le fait de ne pas conduire comme une chance et un luxe ! Les vacances c’est aussi l’idée de ne se préoccuper de rien, non ?

Los Angeles est une ville gigantesque, il faut à l’avance déterminer ce que vous voulez faire/voir. Pour ma part j’ai choisi un hôtel dans Downtown à deux pas d’une station de métro pour pouvoir profiter des musées et aller facilement à Hollywood en métro puis j’ai enchaîné sur un appartement qui donnait sur la plage de Venice où je me suis déplacée quasi exclusivement à pied. C’est pas mal de finir son séjour en étant près de la plage aussi parce que c’est à moins de 20mn de route de l’aéroport. En bref, il me semble inutile d’aller à Los Angeles trois ou quatre jours, il faut au moins dix jours pour en profiter.

Pourquoi Los Angeles ? Parce que les palmiers, déjà. Je suis obsédée par les palmiers, je crois que j’ai pris 150 photos de palmiers. La perspective de se promener sous un ciel bleu sur la plage en plein mois de janvier est séduisante, on ne va pas le nier. La température est idéale, il fait entre 15 et 22 degrés, beau mais pas trop chaud, c’est pile ce que j’aime. Et l’océan pacifique…c’est quand même autre chose, c’est dépaysant, c’est majestueux, on se sent tout petit.

Je n’étais pas allée à Los Angeles depuis une éternité, j’avais détesté cette ville, j’ai toujours préféré New York, ce n’est un secret pour personne. Mais là j’avais envie d’autre chose, de changer mes habitudes, de voir si j’avais changé d’avis sur cette ville. Los Angeles n’est pas une belle ville. Ce n’est pas une ville tout court. C’est comme une multitude de villes collées les unes aux autres qui ne se ressemblent pas vraiment. Des quartiers huppés où l’on voit des starlettes de télé-réalité refaites des pieds à la tête, elles ont 22 ans mais paraissent au moins dix de plus, des quartiers entiers littéralement envahis par des SDF qui crachent leurs poumons, qui parlent tout seuls, qui semblent en train de perdre la tête. Et Hollywood, les paillettes, le walk of fame, l’industrie comme ils disent là-bas. Il n’y a qu’à Los Angeles qu’on peut déjeuner en face de l’actrice qui joue Robyn dans How I met your mother (soit en dit en passant sans maquillage elle est sublime. Ce qui prouve une fois de plus qu’une belle femme n’a pas besoin de maquillage. Un ami à moi dit toujours « Mais il n’y a que les moches qui se maquillent, tout le monde le sait »).

Je me suis demandée ce qui poussent les angelenos à passer leur vie dans leur voiture, parce que c’est le cas, le trafic est abominable, aux heures de pointe il n’y a rien de pire. Puis j’ai discuté avec de nombreux chauffeurs de Lyft dont un originaire de Chicago qui me disait qu’en gros Los Angeles c’est un printemps éternel, l’hiver n’existe pas, tu finis ta journée de travail tu peux aller faire du surf ou te détendre en te promenant à la plage. Tu peux respirer. Ce qui est ironique quand on voit la pollution engendrée par le trafic. Quand j’étais à Venice, je me suis dit que je pourrais vivre là quelques mois. Dans la nuit je suis allée écouter les vagues en regardant les étoiles. Ce n’est pas quelque chose que je pourrais faire à Paris alors oui j’en ai bien profité. Pour quelqu’un comme moi qui ne sais pas se détendre, Los Angeles a un pouvoir fabuleux. En quelques jours à peine, j’ai bien compris qu’il ne servirait à rien de marcher vite, de parler vite, de vouloir tout faire comme à Paris. Je peux dire que ce séjour en Californie m’a appris à lâcher prise. Je n’ai plus qu’à me mettre au pilates et au yoga, me teindre les cheveux en blond, sourire à chaque fois que j’ouvre la bouche, arrêter le chocolat et le gras et hop ! je suis prête à m’installer là-bas. Hum.

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Michaël

L’été de mes treize ans je suis tombée amoureuse pour la première fois de ma vie. Si aujourd’hui je ressens le besoin d’en parler c’est pour que quelque part subsiste une trace de cette histoire ailleurs que dans ma tête. C’était aussi la première fois que j’allais aux États-Unis, chez des amis de mes parents à Los Angeles, Californie. Un monde à part où il est très facile de rencontrer quelqu’un dans le « business », à savoir Hollywood. C’est impressionnant quand on est adolescente, ce monde-là où tout est grand, les rues, les gens, les hamburgers, les seins refaits, les chevelures faussement blondes platine, les tatouages sur les bras musclés des hommes à Venice Beach, ce monde où on vous sert du « sweetie » et du « honey » à toutes les sauces, où les Hollywood chewing gums n’existent pas, véritable choc pour moi à l’époque, déjà le marketing se foutait de notre gueule.

Et Michaël qui arrive, du haut de ses douze ans (j’ai commencé très tôt à aimer les hommes plus jeunes, oui oui), sur son cheval blanc, enfin…le pick up super stylé de son père qui est…acteur. Le père, déjà, à treize ans, je sais qu’il est canon, il suffit de voir la tête de ma mère quand il lui dit bonjour. Difficile de passer à côté de cette vraie beauté « à l’américaine », mâchoire carrée, visage masculin, regard bleu délavé, mec à la fois timide et vraiment sûr de lui, ça ne fait aucun doute. Michaël c’est simple : c’est son père mais en version mini. Ils se ressemblent trait pour trait. D’ailleurs, ironie, Michaël est en fait Michaël Junior…

Michael a cet air super cool, on est dans les années 90 alors évidemment il porte une chemise de bûcheron avec un baggy et les fameuses Naï-kee (Nike) aux pieds. On va passer deux jours ensemble à se baigner dans la piscine, faire des petites courses au drugstore sur Hollywood Boulevard, où je découvre les Reese’s au beurre de cacahuète, j’en ai tellement ingurgité depuis que je suis devenue allergique à ces machins, on communique parce qu’heureusement je parle déjà bien anglais, c’est facile même si j’ai peur de dire que j’ai envie de passer ma vie avec lui. Parce que c’est le cas : j’ai envie de passer le reste de ma vie avec lui. Il est (déjà) tout ce que j’aime chez un homme : il me plaît physiquement, il est drôle, il a une belle voix, un rire formidable, il est attentionné, curieux, flemmard, il a de très jolies mains, il est passionné (par la musique), discret mais sûr de lui. Quand il me prend la main dans la rue j’ai envie de mourir. Quand il me dit que je suis beautiful je fonds. J’ai peur. Parce que dans deux jours il retourne chez sa mère hors de Californie et je ne le reverrai plus jamais. Quand il me demande si j’ai un boyfriend je fais une blague parce que je ne veux pas lui dire que je n’ai jamais embrassé quiconque à part ma cousine (parce qu’il faut bien s’entraîner sur quelqu’un…). Quand il essaie de m’embrasser je m’écarte parce que si je lui donne ma bouche je lui donne tout le reste je le sais je le sens. Deux jours merveilleux, purs et innocents et pas un seul baiser à cause de (déjà) ma timidité (et connerie) légendaire(s). Un regret qui me poursuit encore…(parce qu’il valait mieux perdre ma virginité à treize ans avec quelqu’un que j’aimais plutôt qu’avec un random guy plus âgé et nul de surcroît à Val Thorens à 16 ans et demi).

Deux ans plus tard je retourne chez nos amis de L.A et je rate Michaël à cinq minutes près. Cinq petites minutes. Entre temps nos amis reviennent vivre à Paris. Je ne reverrai jamais Michaël. Il me reste une photo où nous sommes côte à côte sur un canapé, heureux de vivre, heureux de se connaître, les mains très proches l’une de l’autre, comme si elles étaient irrémédiablement attirées l’une vers l’autre. C’est tout. Nous faisons un putain de beau couple qui n’en aura jamais été un…

Douze ans plus tard je rencontre quelqu’un qui s’appelle Arnaud. Je reste deux ans et demi avec lui. Notre relation ne marche pas, je ne le sens pas amoureux de moi, je fais tout ce que je peux pour que ça marche mais c’est un échec cuisant. Je ne comprends pas pourquoi je m’acharne à vouloir rester avec lui…Nous finissons enfin par nous séparer mais il me manque, je regrette son absence, je regrette de ne pas avoir fait plus, je me sens coupable, je ne vais pas bien. Puis je consulte une psy et cette psy ne comprend pas non plus pourquoi je veux à tout prix que ça fonctionne avec ce Arnaud qui préfère sa guitare à moi. Et elle me dit « Mais pourquoi vous l’aimez, ce Arnaud ? Il ressemble à quoi ? ». Et là, ma réponse, contre toute attente : « Il ressemble à Michaël ».

reeses