Les couples qui ne baisent pas vs les célibataires au bord du gouffre, Chris Cornell, faire circuler, la télé c’est méchant et les chats noirs

J’ai une copine que j’aime beaucoup qui s’appelle Vera. On ne se voit quasiment jamais parce qu’elle habite en banlieue loin genre à Levallois-Perret, non pardon, à Asnières, ce qui est techniquement encore pire. Elle aime traîner dans le 17ème or moi le 17ème je déteste et je n’y mets absolument jamais les pieds. Expliquez-moi ce que j’irais foutre métro Guy Moquet ou Pereire ? Me pendre ? Pour ne rien arranger, elle a deux enfants. Entre la compétition de judo du petit et les cours de piano de la petite, elle doit toujours en chercher un quelque part (elle a eu une enfance de merde et ne reproduit pas le même schéma et je l’en félicite). L’autre jour on parle de sexe et elle me dit qu’après deux enfants et 9 ans de vie commune, le sexe c’est une fois par mois. Ça m’a fait de la peine. Comme Vera est une bombe atomique (à chaque fois que je la présente à quelqu’un on me dit « Mais c’est qui ta copine là ? Elle est magnifique ! », et je réponds « Oui je ne m’entoure que de belles choses tu comprends ? »), il ne faudra pas que son mec s’étonne si elle se casse avec je ne sais qui, un mec qui la baise, quoi. Parce que autant une fois par mois quand tu es célibataire, bon, ça se comprend. Mais une fois par mois quand tu es en couple, je dis « non », je crie « non » !

J’enchaîne sur les célibataires, justement. A force de lire des blogs de femmes célibataires, qui ont toutes l’air au bord du désespoir (sauf Lisa de Compotes et Capotes), comme si être en couple c’était forcément le Graal, la réponse à tous les problèmes de la Terre etc j’ai essayé de comprendre cette quête effrénée de « l’âme sœur » et une amie m’a donné la réponse que j’attendais : « Je crois que la pression sociale, la peur d’être seule et les hormones sont responsables de la recherche frénétique de l’autre ». C’est donc pour ça que je n’ai jamais eu peur d’être célibataire : la pression sociale, je m’en tape (la preuve je ne travaille plus et je ne veux surtout pas retravailler, bientôt je serais pauvre mais bien habillée, c’est tout ce qui compte), la solitude est le truc que je préfère au monde (normal je suis introvertie, j’ai peur de la foule et je recharge mon énergie en étant seule), quant aux hormones… je n’ai toujours pas de désir de maternité et comme je détestais avoir mes règles je suis sous pilule en continu (oui tu as bien lu, moi je peux faire l’amour tout le mois yeah- la première qui me dit que la pilule en continu c’est pas bon pour mon corps je lui dis d’aller se faire foutre et de se mêler de son cul, d’accord ? Merci).

J’ai trouvé cette photo de Chris Cornell et un gros chien, je ne sais pas si c’est le sien, en tout cas, on dirait bien tant ils sont proches. Je l’adore cette photo, autant pour ce qu’elle dégage que pour la petite histoire. C’est en tournée qu’elle a été prise, Chris avait alors 29 ans et le photographe, Kevin Westenberg, ne l’avait pas rendue publique parce qu’elle était trop candide et pas assez rock and roll. Tous les gens qui connaissent ou ont connu des rockers savent que ce sont les plus gentils et parfois même les plus mièvres (si, si). Cette photo est douce. Je ne sais pas ce qui lui a pris de se suicider avec une putain de sangle de sport dans la salle de bain du MGM Grand Detroit mais il va falloir se faire une raison et accepter que plus jamais je n’entendrai sa voix en live. J’ai retrouvé l’autographe qu’il m’avait signé la dernière fois que je l’ai vu. Quand on dit que c’est pour ceux qui restent que la mort est difficile…

Dans mon immeuble, quand quelqu’un veut donner un objet il le met près des boites aux lettres. Hier j’ai donné une quinzaine de livres et aujourd’hui il n’en restait qu’un. J’aime l’idée de faire circuler. Je n’ose pas le faire avec autre chose que des livres mais je dois me séparer de 7 paires de chaussures, je crois que je vais me lancer… To be continued !

Je ne regarde pas la télé mais je suis tombée sur cette séquence formidable où Nolwenn Leroy (que je déteste sans vraie raison, je n’aime pas sa voix mais je crois que son physique me dérange, et puis merde quand on a un minimum de bons sens on ne choisit pas d’avoir une frange quand on a un front aussi court) fait une déclaration d’admiration à Olivier de Kersauson (qui a l’air d’être un gros con mais en bonne connasse j’ai une affection pour les gros cons). J’adore.

Saviez-vous que les chats noirs sont plus euthanasiés que les autres dans les refuges pour animaux ? Oui les gens sont cons, je sais. Voici Maïko, tout juste trois ans. Tous les jours elle nous accueille en se roulant par terre comme un chien. Quand elle a faim elle ne miaule pas, elle se pose dans le lit sagement à côté de toi et elle attend. Quand tu ouvres les yeux tu as ses grosses billes vertes en guise de « Bonjour ». Ma petite souris.