« Moi, je ne suis pas comme toi…. »

Je suis en train d’essayer d’écrire ce billet avec un chat de presque 6 kilos littéralement collé à mon bras, c’est le matin et le matin c’est séance de câlins obligatoire, notre petit rituel à nous. Et vous savez ce qu’il y a de fabuleux dans le fait d’avoir un chat ? (hormis sa douceur et le fait de vivre avec un être qui s’en bat les couilles de tout sauf de la bouffe) C’est que le chat, lui, ne te juge pas. Il ne se le permettrait pas.

L’autre jour je discute avec une copine célibataire. Je ne l’ai pas vue depuis trois mois, époque où elle était tombée sur un gros mytho qui lui avait caché qu’il était en couple et avait deux enfants d’une précédente union. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai de la chance ou que je suis plus intelligente mais jamais je ne suis tombée sur ce genre de mec. Le pire que j’ai eu, c’est Nico. Et je savais que ce n’était pas une bonne idée de le côtoyer mais je m’emmerdais dans ma vie à Toulouse alors je ne lui en veux même pas : c’est les yeux fermés que je me suis plongée dans cette relation. Si tu enlèves Nico de mon palmarès amoureux, je ne suis tombée que sur des mecs bien.

La copine me dit que depuis « gros mytho », elle n’a rien eu, qu’elle fantasme sur les vêtements pour nourrisson (wtf), que franchement oui, elle aimerait bien vivre une longue relation, que ça ne lui est jamais arrivé, et quand elle me dit tout ça elle a l’air tellement triste. Je lui dis que toutes les histoires ne sont pas des histoires d’amour, qu’à rester passive, c’est certain qu’elle ne rencontrera jamais personne, et là elle me coupe en me disant « Non mais moi je ne suis pas comme toi…je crois à chacune de mes histoires, à chaque fois je me dis que c’est le bon ».

Comment peut-on être si naïve ? Est-ce-que c’est pour ça que souvent je me sens à l’écart quand deux filles parlent d’amour ? Pourquoi voir l’autre comme une potentielle relation sérieuse au lieu de simplement profiter des moments partagés ? Qui sont ces filles sur Tinder et ailleurs qui écrivent « Je ne veux que du sérieux » ? Mais comment tu peux le savoir à l’avance que ça va être sérieux ou non ? Tu es devin, toi ? Parce que moi je vois ce qui se passe et j’avise. Et d’abord ça veut dire quoi « sérieux » ? Ça veut dire que c’est pas juste sexuel ? Je suis une salope si j’ai une relation juste sexuelle, c’est ça ? Toi tu es Charlotte York et moi je suis Samantha Jones ?

Je lis beaucoup ici et là sur des blogs des récits de filles célibataires qui attendent le grand amour. C’est mignon de croire au grand amour mais en attendant, tu fais quoi ? Tu restes là avec des toiles d’araignée dans la chatte pour le simple plaisir de te dire que tu es « une fille bien » ? A titre personnel, le seul truc qui m’ennuie dans le célibat c’est justement l’absence de sexe régulier. Pourquoi « célibat » rimerait avec « ceinture de chasteté » ? Et oui j’ai dans mon répertoire deux ou trois garçons qui peuvent me dépanner en cas de galère et il n’y a rien de dégradant à avoir une relation basée sur un intérêt commun et même du respect et même ohlala du plaisir ! Quelle salope je fais de vouloir prendre du plaisir !

L’ironie de l’histoire c’est que pendant que ma copine rêve de mariage et de faire des bébés joufflus, moi j’ai eu trois mecs qui ont voulu se mettre en couple avec moi, et à chaque fois, j’ai refusé (enfin, pas tout à fait, mais j’y reviendrais sans doute bientôt!). Si j’étais un homme qui voit écrit « Attention, je ne veux que du sérieux », je crois que par esprit de contradiction pur, j’essaierais de juste baiser la fille et de ne surtout jamais la revoir, pour lui montrer à quel point son raisonnement est con… Vous avez de la chance que je ne sois pas un connard parisien…

Si tu aimes lire en anglais, je te laisse ici un article génial qui propose de redéfinir le mot « salope ».

Publicités

Réflexions sur le célibat et la notion de couple

Avant tout chose ce sont mes réflexions personnelles et non une vérité universelle, chacun pense ce qu’il veut. Mais comme c’est mon blog, je donne MON avis, tu ne seras peut-être pas d’accord (et ce n’est pas grave!)

Depuis que je suis célibataire (ça va faire un an cet été), j’ai le sentiment que la seule chose qui intéresse mon entourage c’est de savoir si j’ai rencontré quelqu’un. A aucun moment on ne me demande si c’est ce dont j’ai envie, de rencontrer quelqu’un. Comme si c’était parfaitement normal d’être en couple tout au long de sa vie et peu importe avec qui. Comme si un homme en remplaçait un autre jusqu’à « trouver le bon ». Ce concept de « trouver le bon » me hérisse le poils. Parce que sur les 7,5 milliards d’êtres humains je suis certaine que le bon est multiple, je pourrais sans doute être heureuse avec au moins une dizaine d’hommes ne serait-ce que dans ma ville, si ce n’est plus ! Simplement au bout d’un moment je fais un choix, celui de tenter une relation avec cet homme et pas un autre. L’amour est un choix, l’âme sœur et toutes ces conneries c’est bon pour la littérature (et c’est tant mieux!). Les petites filles sont élevées dans le culte de celui qui les complétera, celui qui fera d’elles des femmes, celui qu’il faudra épouser et avec lequel on aura des enfants parce qu’on est des femmes, on est faites pour ça, non ? (NON-ou en tout cas, pas forcément).

Aujourd’hui avec l’expérience j’en arrive à la conclusion que les hommes et les femmes ne sont pas faits pour rester ensemble toute leur vie. Aujourd’hui je sais que la prochaine fois que je vivrais une relation amoureuse, il y a des chances pour qu’elle se casse la gueule aussi. J’accepte que rien n’est jamais acquis et encore moins un autre être humain. Comme dit mon ex « C’est déjà un miracle que deux personnes aussi individualistes que nous aient réussi à rester en couple pendant presque 7 ans ! » (il a toujours raison, c’est agaçant). Ce n’est pas parce qu’on s’aime aujourd’hui qu’on s’aimera demain. L’amour évolue et parfois il disparaît. Ou l’amour reste mais l’envie fout le camp. J’ai vu mes parents rester ensemble pour nous, les enfants. C’était assez moche. Ils ne se hurlaient pas dessus, ils cohabitaient. Mes parents étaient des colocataires. Pourtant j’avais connu mes parents amoureux et complices ! Je me souviens m’être sentie exclue de leur relation. Ils s’étaient aimé et ne s’aimaient plus.

Les statistiques montrent que les vieux couples, ceux de nos grands-parents, fonctionnent pendant 50 ans. Mais ce n’est plus le cas. Et ce n’est pas forcément parce que (on entend beaucoup ça) « Plus personne ne se bat pour son couple ». C’est à mon sens parce qu’on vit si longtemps qu’on a plusieurs vies de couple avec des personnes différentes qui représentent des périodes de notre vie. Parce qu’on évolue individuellement dans un couple et qu’on ne prend pas toujours la même direction après quelques mois ou années. Parce que vivre ensemble sous le même toit au début c’est super mais au fil du temps le désir s’épuise parce que l’autre est tout le temps là, on n’a plus besoin de le séduire (ou on oublie de le séduire). On se souvient de parties de jambes en l’air mythiques mais on n’a plus envie et on ne comprend même pas pourquoi ! Pourtant quand on part en week-end on se saute dessus comme des ados morts de faim, ce qui veut dire que le désir est bien là mais c’est la routine, le quotidien qui tue le couple. Avec des enfants c’est encore pire, finies les parties de jambes en l’air sur le canapé devant Netflix, un enfant pourrait débarquer… Frustration mon amour…

Parfois ça fait des années que tu te bats pour ton couple et tu t’épuises. Il faut aussi savoir rendre les armes, voir la réalité en face. Mon cousin reste avec sa copine parce qu’il pense que jamais plu il ne plaira à une femme. Ça n’a aucun sens ! Il reste là à se faire chier avec Bidule alors qu’il pourrait vivre une relation exaltante avec une femme qui lui correspond plus. C’est le fameux « On sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne ». Il faudrait abolir ce dicton une bonne fois pour toutes. Parce que si on avance dans la peur de ne rien trouver, c’est évident qu’on ne trouvera rien de bon, en fait. La fin d’une relation n’est pas un échec, c’est juste la fin d’une relation. Il y a toujours une fin à tout. Une fin n’est pas forcément malheureuse, ça peut être une libération.

J’en suis arrivée à la conclusion que vivre une relation exclusive sur le long terme était illusoire et probablement une erreur. J’ai une copine qu’on appellera Violette. Elle est en couple depuis deux ans avec un homme mais elle est bisexuelle et il le sait. Il ne souhaite pas qu’elle couche avec des femmes. Elle se sent frustrée, forcément. Il l’empêche de vivre pleinement son identité et sa sexualité et elle est d’accord avec ça alors qu’il s’agit quand même de sa vie et de son corps et que personne d’autre qu’elle ne devrait avoir de droits là-dessus. Si dès le départ elle avait choisi un homme qui accepte qu’elle ait des maîtresses, sa vie serait sans doute plus heureuse et elle serait plus épanouie (j’ai oublié de préciser qu’il est ok pour qu’elle couche avec des femmes si lui aussi participe, SMH).

La prochaine fois que je vis une relation amoureuse, eh bien j’annonce la couleur direct ; je ne t’appartiens pas et tu ne m’appartiens pas non plus, soyons fous, soyons libres ! Je crois qu’il est possible de créer son propre couple en dehors des normes établies par la société. Ça ne veut pas dire qu’on va déjouer les statistiques et rester ensemble jusqu’à ce que la mort nous sépare mais on ne perd rien à essayer de créer un couple dans lequel on peut s’épanouir ensemble sur le long terme. Quand ça fait deux ou trois fois que tu tentes le combo relation exclusive-vie en concubinage et que ça ne marche pas, peut-être faut-il commencer à se remettre en question ? Je ne parle pas de libertinage, chacun fait ce qu’il veut mais quand je suis en couple je n’ai pas envie de coucher avec mon mec et d’autres couples, ce n’est pas mon truc. Mais être en couple (sans forcément vivre ensemble par ailleurs) et dire à l’homme que j’aime « Si tu veux avoir des relations sexuelles avec d’autres personnes, je ne t’interdis rien, c’est ton corps et il t’appartient, tu peux faire ce que tu as envie, considère ces moments en dehors de notre couple comme un cadeau précieux et rare, et protège-toi bien sûr », je crois que c’est possible à vivre, j’en suis convaincue. Je pense que c’est important de garder son jardin secret et et s’il y a quelques femmes dans ton jardin et quelques hommes dans le mien, on n’en ferait pas un drame, on sait faire la différence entre «sexe » et « amour », on n’a plus quinze ans, on refuse l’hypocrisie ambiante qui consiste à jurer ses grands dieux (et parfois devant Dieu lui-même) qu’on restera fidèle alors que c’est un mensonge.

Il faut avoir une grande confiance en l’autre pour lui laisser la possibilité de ne pas être fidèle. Ça ne veut pas dire que l’autre a le droit de vivre une double vie, le couple c’est à deux, pas à trois ou plus. C’est trop facile sinon (sauf si le couple est ouvertement libertin). Je vois plus ça comme une occasion qui se présente et qu’on ne peut pas refuser parce qu’on en a vraiment envie, comme quelque chose de l’ordre de l’exceptionnel, voire quelque chose qui peut relancer le couple dans une période difficile. Le but c’est de trouver un équilibre dans son couple, de se renouveler et se faire confiance, pas d’aller voir ailleurs. On parle de possibilité de le faire, ça ne veut pas dire qu’on le fera !

Je crois vraiment qu’on peut arriver à inventer son couple en dehors de la norme. Encore faut-il avoir envie de rencontrer quelqu’un…

C’est pas gagné

Un jour d’ennui (ça arrive rarement mais ça arrive), je me suis inscrite sur un site de rencontres. En me disant qu’il serait quand même temps d’accepter qu’aussi saugrenu soit-il, oui, je suis bien célibataire. Ce n’est pas ce que j’avais prévu, ce n’est jamais ce qu’on prévoit. On est tous assez naïfs pour penser que ce sera jusqu’à ce que la mort nous sépare (même sans se marier). Comme le dit si bien Louis C.K (je suis désolée mais il me fait toujours rire même s’il a montré sa bite à des femmes qui n’avaient rien demandé, petit aparté, à chaque fois je me dis « mais y’en a pas une qui a éclaté de rire en lui disant de ranger sa bite à la con ? », parce qu’une fois je suis tombée sur un type en imperméable qui m’a montré sa bite et j’ai éclaté de rire et il est parti). Je me suis perdue en chemin. Ah oui, Louis CK dit que dans le meilleur des cas, ce qui peut arriver de plus beau dans un couple c’est… de mourir ensemble. Ça c’est le meilleur des cas. Pas terrible en effet.

Parfois une histoire se termine simplement parce qu’on a vécu ensemble et c’était super mais pour des tas de raisons (autrement dit : la vie), on s’amuse moins, on n’a plus envie des mêmes choses ou on a pris des chemins qui ne sont plus compatibles. Et comme on s’aime encore énormément, on est assez intelligents pour se séparer, parce que nous ce qu’on veut, c’est que l’autre soit un plus dans notre vie. Si l’autre devient un moins ou pire un rien du tout, alors il vaut mieux prendre ses responsabilités et se quitter. Il faut beaucoup de courage pour ça par ailleurs. Généralement, les gens préfèrent rester ensemble. Pour vivre dans un plus grand appartement, pour payer moins d’impôts, pour avoir un plus grand pouvoir d’achat, pour les enfants (je ne vais pas vous citer toutes ces conneries, vous voyez très bien de quoi je parle). Vraiment, mon ex est un mec formidable pour lequel j’ai énormément de respect et que j’admire à bien des égards (et que je trouve très beau, de surcroît- et non il ne lit pas ce blog et je ne cherche pas à le récupérer).

Alors imaginez ma gueule quand je me suis inscrite sur un site de rencontres et que j’ai commencé par voir des photos de mecs avec des filtres dans tous le sens. Vous noterez que le mec est censé être sapeur pompier, non mais imagine ce mec est censé te sortir du feu ! Mais jamais je lui tends la main avec ses oreilles, je préfère cramer.

Les photos, c’était clairement la catastrophe. Mais il n’y a pas que le physique dans la vie alors je me suis dit que j’allais lire ce que ces hommes avaient à dire et là je me suis demandé si les hommes n ‘étaient pas devenus des adolescentes… Ce sont eux qui parlent du Grand Amour, eux qui disent manquer cruellement de tendresse (ça fait peur) et encore eux qui sont mièvres as fuck ! Je ne me remets pas de cette phrase « Alors viens, prends ma main, glisse délicatement tes doigts entre les miens (question : on est dans le film Ghost ou comment ça se passe?!), désinscrivons-nous d’ici (question : déjà?) et marchons ensemble main dans la main (note : redondant) sur le chemin du bonheur et l’aventure du Grand Amour… Je vais vomir et je reviens, bisous.

Et puis il y a les conversations que tu finis par avoir. Hier j’ai donc discuté avec je ne sais plus comment il s’appelle, 40 ans. Habituellement je ne cherche pas dans cette tranche d’âge parce que les mecs de 40 ans pour commencer ils font vieux et ils ont des rides et ils ont du bide (il faudrait peut-être que je fasse un article pour expliquer que je suis de moins en moins sapio et de plus en plus « abdos » huhu), ils se veulent rassurants et protecteurs alors que merci bien mais j’ai de la répartie et une bombe lacrymo. Et puis ils ont des enfants souvent prépubères une semaine sur deux. Or qu’y-a-t-il de pire qu’un ado prépubère ? (un enfant de 6 ans qui demande « pourquoi ? » toutes les deux phrases). Or, je ne sais plus comment il s’appelle a caché qu’il avait non pas un enfant mais deux, ce que j’ai trouvé assez cavalier. Mais j’ai tout de même discuté avec lui par charité chrétienne. Il me dit qu’il y a un an et demi il avait un chien. Alors naturellement je demande ce qui s’est passé. Et là il m’explique tranquillement qu’il s’est séparé de sa femme et que ni lui ni elle n’ont pris le chien avec eux. Un chien d’un an. Un bébé. Je demande poliment où il se trouve en ayant très peur de la réponse et il m’apprend qu’il a été placé dans une famille d’accueil. Que ses filles sont tristes de ne plus voir le chien mais que « c’est comme ça », que de toute façon « c’est ma femme qui a pris ce chien, si ça avait été moi, jamais je l’aurais laissé ». Il s’enfonce en ajoutant que le chien est mieux là où il est avec d’autres chiens alors je lui dis « Oui effectivement c’est toujours mieux que de l’attacher à un piquet près de l’autoroute hein… ». Et le mec change de sujet comme si c’était normal d’avoir parlé de ça et qu’on pouvait tranquillement parler de nos préférences sexuelles ou de sa nouvelle maison qu’il vient d’acheter et tiens-toi bien il a un JARDIN maintenant mais non non non il ne va pas récupérer le chien PARCE QUE C’EST LE CHIEN DE SA FEMME.

Bref, c’est pas gagné pour moi. On va faire une cagnotte Leetchi pour m’acheter une male doll à 5000$. On peut coucher avec sa poupée gonflable masculine alors pourquoi chercher ce qui n’existe pas sur des sites de rencontre ? Je penche pour la version surfer californien ci-dessous, on peut le personnaliser, de la longueur de sa chevelure jusqu’à la taille de sa bite. Oh fascinant monde moderne ! Je ne suis qu’à 5000$ du bonheur ! Un homme canon qui ne parle pas. Mon rêve.

Si toi aussi tu en veux un : http://www.sinthetics.com/

Pour un peu d’affection…

Un ersatz de petit-ami, le coussin "boyfriend" !

Un ersatz de petit-ami, le coussin « boyfriend » !

On a tous des principes, des valeurs, une échelle de morale. Pourtant, pour un peu d’affection, on est capable de tout remettre en question, d’accepter des situations qui sont inconfortables voire impossibles. La dernière fois, on pensait avoir compris, on pensait ne pas refaire les mêmes erreurs, on pensait que c’était ça, l’expérience. Et puis, non. On recommence. On négocie avec soi, on tente de se rassurer alors qu’on sait que, non, ce n’est pas une bonne idée de continuer cette relation foutue d’avance avec ce gentil garçon qui ment comme il respire. Et cet homme qui est marié, non, ce n’est pas une bonne idée non plus. Qui aurait envie d’être numéro 2 ? Pour un peu d’affection, on en vient à se mentir, à soi, mais aussi aux autres. « Non mais tu sais, c’est compliqué mais moi ça va » alors qu’on pleure dans son oreiller chaque soir. On refuse d’écouter quiconque même si on le sait qu’ils ont raison, les amis, les parents, les collègues. Ceux qui nous voient regarder notre téléphone portable toutes les deux minutes dans l’attente d’un signe de l’autre, celui qui n’est jamais là quand il faut, celui qui se fait toujours attendre, celui qui est, lui, très à l’aise dans cette relation parce que c’est lui qui la dirige. Et nous, on accepte d’attendre. D’être la dernière roue du carrosse. Pour un peu d’affection. Parce que « c’est mieux que rien ». Alors qu’on le sait, qu’on mérite mieux, que personne ne mérite ça, cette fausse relation qui ne sert qu’à nous rendre plus patient, c’est toujours ça de pris, vous me direz…Et puis, l’amour, c’est compliqué, non ?

NON

C’est bien beau d’avoir tous les sextoys du monde quand on est célibataire (ou pas). Quelque part, c’est rassurant. Et ça soulage, bien sûr, de pouvoir s’amuser tout seule. Et puis, parfois, il vaut mieux s’amuser toute seule que d’offrir son corps à un mauvais amant. Mais l’affection, on en fait quoi ? Le lapin vibrant n’est pas programmé pour nous dire qu’on est belle aujourd’hui, le canard jaune n’est pas apte à nous faire des câlins. Avoir un animal de compagnie, ça aide à se sentir mieux mais ça ne remplace pas un amoureux….Certes, on pourrait s’offrir un coussin « boyfriend » pour avoir l’illusion que quelqu’un nous prend dans ses bras. Pour moins de 20 €, ça fait moins mal que d’être avec un énième connard qui refuse d’être en couple, qui ne peut pas dire non à son ex, qui est amoureux de vous et d’une autre en même temps (parce que le polyamour est à la mode, voyez). Il existe un robot sexuel au doux prénom de Rocky, il est possible de le commander sur le site de True Companion pour la somme de 1495 $. Mais est-il capable de nous prendre dans ses bras ? Malheureusement, il est programmé pour donner des orgasmes , pas pour faire des câlins… Jusqu’à maintenant, rien ne remplace un homme, un vrai, qui vous écoute, vous fait des compliments, vous fait des bisous partout, vous soutient quand ça ne va pas. Un homme qui n’aime que vous, personne d’autre. Et c’est bien dommage… !

Ohhh Rocky...

Ohhh Rocky…