Pire que pire ça s’appelle comment ?

Le célibat te plonge dans des abîmes d’incompréhension. Plus tu traînes sur les sites de rencontres, plus tu perds foi en l’humanité. Maintenant je sais pourquoi être célib n’est pas aussi fun que je le pensais, en revanche je ne comprends toujours pas cette quête frénétique pour mettre fin au méchant célibat, ce besoin absolu de vivre « à deux », « en couple », ce besoin de procréer pour « laisser une trace » et toutes ces conneries. Et heureusement ! Mais ça ne m’empêche pas de faire des erreurs…

Il y a tant de profils médiocres sur les sites de rencontre que tu finis par te dire « Allez, je vais lui laisser sa chance à celui-là, après tout je suis peut-être trop exigeante (on ne cesse de me le répéter) ». Et si tu laisses sa chance à ce type que jamais tu n’aurais regardé dans la vraie vie, ce n’est pas parce que tu veux un homme dans ta vie, c’est parce que tu t’ennuies et que tu n’as rien d’autre à foutre, que le sexe c’est cool comme palliatif à l’ennui (spoiler alert : il y a des femmes qui aiment le sexe et à qui le sexe manque quand elles deviennent célib), que tu as déjà regardé toutes les nouvelles séries Netflix, relu tous tes livres préférés et cuisiné douze mille gâteaux que tu as baffrés seule dans ton lit (meilleur truc au monde soit dit en passant). Tu es un peu comme Blanche Gardin qui explique qu’avant, jamais elle n’aurait regardé un chauve mais maintenant qu’elle est célib depuis pas mal de temps bon…

Petit aparté ici parce que les cheveux c’est LE critère le plus important pour moi. Jamais je ne pourrais m’abaisser à sortir dans la rue avec un mec qui n’a plus de cheveux, ça ferait mauvais genre, on n’irait pas ensemble, moi et mes longs cheveux bruns qui brillent (oui ils brillent et c’est du taf et j’en suis fière) et lui et sa calvitie naissante, son alopécie héréditaire, pouah ! En général, en bonne connasse, je précise dans ma description que si tu as plus de 35 ans et que tu es chauve, même pas en rêve tu ne pourras me pécho. Évidemment j’ai droit à tous les mecs de 43 ans qui m’assurent qu’ils ne font pas leur âge, au début tu perds ton temps à regarder leurs photos et au mieux le mec fait 38 ans mais jamais 25, or moi je préfère les mecs jeunes. C’est rigolo parce qu’on parlait avec une amie de nos préférences en terme d’hommes (elle les aime vieux, c’est-à-dire plus de 50 ans), et en gros je lui avouais que le physique était mon critère numéro un, après bien sûr que le mec se doit d’être intéressant et intelligent mais s’il a du bide et qu’il est chauve c’est mort. Et elle me disait que ce qui l’attire chez les hommes plus âgés, c’est leur maturité affective. Et ce côté « apprendre des choses sur soi grâce à l’autre qui a du vécu ». C’est tout ce que je fuis. J’aime les grands gamins qui comme moi ne savent pas ce qu’ils veulent, ont peur de « se poser » et fuient les responsabilités, voilà pourquoi je me reconnais si bien en un homme de 25 ans et absolument pas chez le divorcé deux enfants qui vit en banlieue.

Mais comme souvent, je m’égare… J’ai décidé de quitter tous les sites de rencontre il y a peu. Et de ne plus jamais me réinscrire. La première raison c’est cette rencontre avec ce type dont j’ai déjà oublié le prénom (merci mon cerveau magique qui met dans une poubelle tout ce qu’il n’est pas opportun de garder). Non seulement il ne ressemblait pas à sa photo mais il avait une voix aiguë absolument atroce, et je pèse mes mots, il avait pris du poids mais genre vraiment beaucoup de poids par rapport à sa photo, il était complètement paniqué par ma présence, sans doute a-t-il l’habitude de rencontrer des filles de sa catégorie c’est-à-dire moches, banales, insipides. Je ne dis pas que je suis canon mais par rapport à ce gars-là je suis Miss Monde. On discute et le mec me lance fièrement qu’il a créé un algorithme. Là j’ai fait une tête d’Actor’s studio pour exprimer l’étonnement, la bouche grande ouverte et un « Wow ! » est sorti de cette même bouche pendant qu’intérieurement j’avais envie de mourir. Puis le mec s’est jeté sur moi, je n’ai rien compris, mais en un sens il se passait quelque chose et je l’ai laissé faire en me disant « Peut-être est-il intimidé mais pas si nul dans un lit ». Grossière erreur de ma part. Le type s’est lancé dans le pire cunni de l’histoire du cunni. On aurait dit qu’il cherchait à creuser un tunnel dans ma chatte, je ne sais pas comment le dire autrement et croyez-moi j’en suis désolée. Toutes les deux secondes il relevait la tête en disant « C’est bien pour toi ? » et j’ai fini par dire « Non », j’ai essayé de lui expliquer qu’en fait il y a des lèvres et même (wait for it) un clitoris, gros ! Un putain de clitoris ! Mais il n’écoutait pas alors j’ai fui sans oublier mon sac à main et je me suis juré que plus jamais je n’accepterais un rencard parce que je m’ennuie. Plus jamais. (Le mec m’a harcelé de messages ensuite, j’ai dû le bloquer de partout, quand je repense à ce moment je ferme les yeux et je fais une grimace de dégoût).

La deuxième raison c’est ce fabuleux échange avec un autre type dont j’ai oublié le prénom.

Voilà. Je rends mon putain de tablier. J’ai deux options : soit me mettre aux femmes, pourquoi pas après tout, qui ne tente rien n’a rien. Soit me remettre au sport à outrance. Histoire d’être épuisée physiquement tout en devenant mega bonnasse. J’ai choisi cette option, je vous laisse, j’ai 150 side crunches à faire.

Publicités

C’est pas gagné

Un jour d’ennui (ça arrive rarement mais ça arrive), je me suis inscrite sur un site de rencontres. En me disant qu’il serait quand même temps d’accepter qu’aussi saugrenu soit-il, oui, je suis bien célibataire. Ce n’est pas ce que j’avais prévu, ce n’est jamais ce qu’on prévoit. On est tous assez naïfs pour penser que ce sera jusqu’à ce que la mort nous sépare (même sans se marier). Comme le dit si bien Louis C.K (je suis désolée mais il me fait toujours rire même s’il a montré sa bite à des femmes qui n’avaient rien demandé, petit aparté, à chaque fois je me dis « mais y’en a pas une qui a éclaté de rire en lui disant de ranger sa bite à la con ? », parce qu’une fois je suis tombée sur un type en imperméable qui m’a montré sa bite et j’ai éclaté de rire et il est parti). Je me suis perdue en chemin. Ah oui, Louis CK dit que dans le meilleur des cas, ce qui peut arriver de plus beau dans un couple c’est… de mourir ensemble. Ça c’est le meilleur des cas. Pas terrible en effet.

Parfois une histoire se termine simplement parce qu’on a vécu ensemble et c’était super mais pour des tas de raisons (autrement dit : la vie), on s’amuse moins, on n’a plus envie des mêmes choses ou on a pris des chemins qui ne sont plus compatibles. Et comme on s’aime encore énormément, on est assez intelligents pour se séparer, parce que nous ce qu’on veut, c’est que l’autre soit un plus dans notre vie. Si l’autre devient un moins ou pire un rien du tout, alors il vaut mieux prendre ses responsabilités et se quitter. Il faut beaucoup de courage pour ça par ailleurs. Généralement, les gens préfèrent rester ensemble. Pour vivre dans un plus grand appartement, pour payer moins d’impôts, pour avoir un plus grand pouvoir d’achat, pour les enfants (je ne vais pas vous citer toutes ces conneries, vous voyez très bien de quoi je parle). Vraiment, mon ex est un mec formidable pour lequel j’ai énormément de respect et que j’admire à bien des égards (et que je trouve très beau, de surcroît- et non il ne lit pas ce blog et je ne cherche pas à le récupérer).

Alors imaginez ma gueule quand je me suis inscrite sur un site de rencontres et que j’ai commencé par voir des photos de mecs avec des filtres dans tous le sens. Vous noterez que le mec est censé être sapeur pompier, non mais imagine ce mec est censé te sortir du feu ! Mais jamais je lui tends la main avec ses oreilles, je préfère cramer.

Les photos, c’était clairement la catastrophe. Mais il n’y a pas que le physique dans la vie alors je me suis dit que j’allais lire ce que ces hommes avaient à dire et là je me suis demandé si les hommes n ‘étaient pas devenus des adolescentes… Ce sont eux qui parlent du Grand Amour, eux qui disent manquer cruellement de tendresse (ça fait peur) et encore eux qui sont mièvres as fuck ! Je ne me remets pas de cette phrase « Alors viens, prends ma main, glisse délicatement tes doigts entre les miens (question : on est dans le film Ghost ou comment ça se passe?!), désinscrivons-nous d’ici (question : déjà?) et marchons ensemble main dans la main (note : redondant) sur le chemin du bonheur et l’aventure du Grand Amour… Je vais vomir et je reviens, bisous.

Et puis il y a les conversations que tu finis par avoir. Hier j’ai donc discuté avec je ne sais plus comment il s’appelle, 40 ans. Habituellement je ne cherche pas dans cette tranche d’âge parce que les mecs de 40 ans pour commencer ils font vieux et ils ont des rides et ils ont du bide (il faudrait peut-être que je fasse un article pour expliquer que je suis de moins en moins sapio et de plus en plus « abdos » huhu), ils se veulent rassurants et protecteurs alors que merci bien mais j’ai de la répartie et une bombe lacrymo. Et puis ils ont des enfants souvent prépubères une semaine sur deux. Or qu’y-a-t-il de pire qu’un ado prépubère ? (un enfant de 6 ans qui demande « pourquoi ? » toutes les deux phrases). Or, je ne sais plus comment il s’appelle a caché qu’il avait non pas un enfant mais deux, ce que j’ai trouvé assez cavalier. Mais j’ai tout de même discuté avec lui par charité chrétienne. Il me dit qu’il y a un an et demi il avait un chien. Alors naturellement je demande ce qui s’est passé. Et là il m’explique tranquillement qu’il s’est séparé de sa femme et que ni lui ni elle n’ont pris le chien avec eux. Un chien d’un an. Un bébé. Je demande poliment où il se trouve en ayant très peur de la réponse et il m’apprend qu’il a été placé dans une famille d’accueil. Que ses filles sont tristes de ne plus voir le chien mais que « c’est comme ça », que de toute façon « c’est ma femme qui a pris ce chien, si ça avait été moi, jamais je l’aurais laissé ». Il s’enfonce en ajoutant que le chien est mieux là où il est avec d’autres chiens alors je lui dis « Oui effectivement c’est toujours mieux que de l’attacher à un piquet près de l’autoroute hein… ». Et le mec change de sujet comme si c’était normal d’avoir parlé de ça et qu’on pouvait tranquillement parler de nos préférences sexuelles ou de sa nouvelle maison qu’il vient d’acheter et tiens-toi bien il a un JARDIN maintenant mais non non non il ne va pas récupérer le chien PARCE QUE C’EST LE CHIEN DE SA FEMME.

Bref, c’est pas gagné pour moi. On va faire une cagnotte Leetchi pour m’acheter une male doll à 5000$. On peut coucher avec sa poupée gonflable masculine alors pourquoi chercher ce qui n’existe pas sur des sites de rencontre ? Je penche pour la version surfer californien ci-dessous, on peut le personnaliser, de la longueur de sa chevelure jusqu’à la taille de sa bite. Oh fascinant monde moderne ! Je ne suis qu’à 5000$ du bonheur ! Un homme canon qui ne parle pas. Mon rêve.

Si toi aussi tu en veux un : http://www.sinthetics.com/

Day 1 : Journal d’une fumeuse « abstinente »

10h00 : Un collègue qui se prend pour la huitième merveille du monde me demande un service. Je lui hurle dessus. Effrayée par ma propre agressivité, je m’excuse et ajoute  « J’ai arrêté de fumer ». Il fume lui-même 30 clopes par jour…Il  me propose des Tic-Tac. Lol no.

10h51 : Je bois une tisane Slim Plus du Dr Stuart (j’ai peur de grossir), je dois avouer que c’est assez immonde, un mélange de fenouil, de tilleul et de galanga. J’ai l’impression d’être une grand-mère. Une grand-mère asiatique.

11h11 : J’annonce au boss que j’arrête de fumer. Il ne dit pas un mot. Il doit penser que je suis en cloque. Oups.

11h25 : J’ai très envie de fumer. Je me vois en train de tirer sur une Camel. Je chasse cette image de mon esprit et je bois une gorgée d’eau. J’ai une haleine de curcuma, j’en suis à penser qu’il vaudrait mieux avoir une haleine de fumeuse.

13h13 : J’ai déjà fini de déjeuner, pour ne pas être tentée par la sacro-sainte clope d’après-repas, je surfe sur des sites débiles et je manque de vomir en tombant sur cette créature du nom de Jocelyn Wildenstein :

jocelyn-wildenstein

13h46 : Je suis avec ma mère au téléphone, une tasse fumante de tisane du Dr Bidule devant moi, elle m’explique les bienfaits du feng-shui, je me moque gentiment parce que ma mère est encore plus bordélique que moi. Mon corps réclame sa cigarette, il ne comprend pas, pauvre mignon petit corps d’amour ! Je ne dis pas à ma mère que j’ai arrêté de fumer depuis minuit, j’ai peur qu’elle y croie trop fort, je ne voudrais pas la décevoir pour la sixième fois…

14h07 : J’ai envie de fumer.

14h33 : J’ai envie de fumer et aucune envie de travailler.

14h34 : J’envie quiconque n’a jamais fumé une cigarette. Et n’aura jamais à arrêter.

14h35 : Je plains ceux qui n’ont jamais fumé. C’est si bon ! J’aurais eu la chance de connaitre ce plaisir. Je n’aurais pas vécu pour rien. Il faut vraiment être con pour être non-fumeur. Moi au moins je suis fumeuse abstinente, c’est quand même beaucoup plus cool.

14h36 : Si j’apprends que j’ai un cancer, je refume direct ! Foutu pour foutu…

14h37 : J’en viens à vouloir avoir un cancer pour avoir le droit de refumer. Je deviens folle. Je vais prendre l’air.

16h10 : Je suis triste. J’ai envie de fumer. Je veux rentrer voir mon chat.

16h20 : Je bois une tasse de thé orange-cannelle. Je suis une winneuse. Fuck la cigarette.

18h27 : Je suis à la maison où je me jette sur une vodka pomme. Ça me rappelle le temps où je vivais à Toulouse. Je suis faible. Et énervée. Or, l’alcool, ça calme. Bref, je bois quoi. Fuck y’all.

18h50 : Le livreur plutôt BG pour un livreur me livre mes courses. J’ai un peu honte de mon haleine de vodka quand je signe le bordereau. Et le chat qui essaie de s’enfuir. Super, je passe pour la célibataire à chat doublée d’une alcoolique.

18h55 : Au lieu de ranger les courses, j’écoute Survivor des Destiny’s Child et je me dis qu’il y a  10 ans Beyoncé était presque mince. Mais en fait non j’ai bu deux verres pour tout dire, c’est un tour que me joue mon esprit. Beyoncé, il y a 10 ans, pouvait déjà tuer un homme entre ses cuisses musclées. En fait cette chanson est nulle.

19h00 : J’hésite à m’offrir un troisième (petit) verre. Histoire de.  Ma stratégie est mauvaise, boire me donne encore plus envie de fumer. En même temps j’ai peur de dîner parce que j’aurais sans doute envie de fumer après. Je ne peux pas faire l’amour pour les mêmes raisons. I’m fucking screwed. For real.

19h23 : Pourquoi personne n’a jamais expliqué comment s’épiler les sourcils à Loana ? Même si je voulais être aussi vulgaire, je n’y arriverais pas (prétention, alcool, bonjour !)

loanasourcilspouah

20h09 : Mon mec rentre, je suis alcoolisée et je fume une Camel retrouvée dans l’un de ses tiroirs. Il rit.

21h13 : Je ne parviens pas à écouter les études de Chopin par Lugawsky, je me réfugie vers Pollini mais vraiment ce n’est pas mon interprète préféré…

21h16 : L’opus 25 numéro 1 me donne envie de 1/ chialer 2/ retourner à Cracovie.

21h45 : Bilan de cette journée : j’ai fumé une Camel et deux roulées. J’ai mangé des pâtes à la farine de kamut et bu quelques vodkas. J’ai pris une douche, j’ai enfilé un short, et je vais me coucher…  I’m a mess. Keep the faith comme dirait MJ.

Du calvaire de la première année en CDI

Je crois que tout est dans le titre, je pourrais presque m’arrêter ici. Mais ça ferait un peu court. Je crois que ce problème n’est pas que le mien, je vais donc continuer un peu. J’ai envie de me plaindre aussi. J’évite de me plaindre à la maison, il faut bien que je me plaigne quelque part…(je préfère prévenir le lecteur, c’est une vraie plainte de connasse).

La majorité de ceux qui signent un CDI à temps plein sont contents. Bon, autant vous le dire tout de suite, je ne fais pas partie de cette majorité. Je ne rêvais pas d’un Contrat à Durée Indéterminée parce que le « indéterminée » me fait froid dans le dos. Comme un engagement qui ne finirait jamais. Pourquoi je l’ai signé ? Parce que j’avais envie d’un peu de stabilité, de rester assez longtemps dans une boîte pour finir ce que je commence, pour arrêter de me poser des questions aussi.

Et ma liberté, alors ? Ma liberté est celle d’avoir un pouvoir d’achat plus grand et une paie sympathique qui tombe tous les mois à la même date. Quand j’étais intérimaire, je ne travaillais pas 4 mois par an et je pouvais partir en vacances QUAND JE LE VOULAIS ! (je ne crie sur personne hein). Or, maintenant que j’ai signé mon super CDI, eh bien je ne peux partir en vraies vacances que dans…un an. Et ça, pour la voyageuse que je suis, c’est un drame. Même si j’aime ce que je fais, pour être tout à fait honnête, je le fais pour les vacances. Ça a toujours été et ce sera toujours la raison pour laquelle je me lève le matin (bouh le matin, j’aime paaaaas) pour aller travailler. Je suis un peu un enfant qui attend Noël les 364 autres jours. Quand on me demande pourquoi je suis à ce poste dans cette boîte, je réponds « Pour les vacances ». On me prend pour une originale, une petite effrontée. En face, on ne comprend pas parce qu’on travaille pour payer le crédit de la maison ou celui de la voiture (et tous les autres). Quand j’étais RMIste à Toulouse (pléonasme), on me demandait ce que je faisais dans la vie et je répondais « Rien » de manière catégorique, comme pour clore la discussion à peine entamée. J »aurais pu dire que j’écrivais un roman, c’est ce que disent les chômeurs en général (no offense). C’était intéressant de voir la réaction de mes interlocuteurs, certains pensaient que j’étais rentière parce que je n’ai pas vraiment le look de la RMIste de base (no offense bis).

Certes, je peux prendre des congés sans solde mais…dans le milieu dans lequel je travaille c’est assez mal vu de poser ses congés payés qui sont pourtant obligatoires alors je ne vous parle pas des congés sans solde, une hérésie ! Moi qui voulais aller voir les temples d’Angkor, c’est foutu. Moi qui voulais retourner à New York, c’est foutu aussi, à moins d’y aller pour 4 jours, ce qui serait de la folie financièrement. J’ai fait pire mais tout de même. Il s’agit d’essayer d’être raisonnable. Il y a quand même du positif dans tout ça : j’apprends à être patiente et je vais (re)découvrir l’Europe que je connais mal en multipliant les week-ends. Et j’écrirai des billets sur mes prochaines destinations en espérant faire voyager ceux qui ne partent pas en vacances du tout faute d’argent, ceux-la même qui doivent ricaner en lisant ma plainte de connasse privilégiée. Hum.

caliméro