Regarde

Mes amis savent que je suis amoureuse des couchers de soleil mais j’aime aussi les sunrises, c’est juste que pour des raisons évidentes, j’en vois moins 😉 Ce matin à 6h, Gwen a fait une vidéo magnifique du soleil qui se lève en Vendée où elle se trouve en vacances. Mais ce n’est pas cette vision qui m’a émue, c’est d’entendre ses mots, d’entendre sa voix. C’est le texte qui accompagne l’image, et mes larmes retenues prisonnières.

Je la connais depuis douze ans, et je ne sais pas par quel miracle on parvient encore à être amies parce qu’on peut difficilement faire plus différentes que nous. Gwen est encore plus incompréhensible que je ne le suis. Elle est résolument romantique (et je me fous d’elle) mais elle est aussi complètement punk (et je trouve ça fascinant). Elle adore le zouk ( beurk) mais elle écoute aussi du punk allemand obscur (avec des paroles racistes mais c’est en allemand, ça passe). Elle adore les enfants, elle adore se montrer, elle se maquille trop, elle drague ouvertement les hommes dans la rue, elle met du beurre salé partout dans tous les plats, elle est solaire, elle aime les gens, elle ne pense jamais à elle, toujours aux autres. Elle aime les Maliens, j’aime les Islandais. J’ai rarement autant ri qu’avec elle, rarement autant pleuré aussi, et je perds tous les paris qu’on fait (pas conne, j’en fais plus maintenant !). On a un gros point commun : on s’aime. Elle m’agace, je l’agace, mais on s’aime, on est comme un vieux couple qui a tout traversé et qui crèvera à deux mois d’intervalle (ok, on a aussi un autre point commun non négligeable : on est bienveillantes, c’est un peu la condition sine qua none pour être mon ami.e).

Pendant sept ans, elle a côtoyé un personnage détestable qui lui faisait du mal à la fois psychologiquement et physiquement. Ce type a essayé de nous séparer, il a aussi essayer de la tuer plusieurs fois mais il n’a rien réussi du tout, quand il m’a dit « Je t’emmerde, salope, je te défonce », je lui ai répondu « Mais t’es une grosse merde, t’as pas de couilles, je t’attends moi, connard, nique bien ta mère », bref c’est le genre de personnage qui réveille une haine que tu sais cachée au plus profond de toi. Notre amitié a failli ne pas s’en remettre, je ne comprenais pas pourquoi elle restait avec ce type qui la battait, il m’a fallu me renseigner, lire des blogueuses qui parlent de l’emprise mentale, il m’a fallu partir puis revenir plusieurs fois, accepter que je ne pouvais pas la kidnapper, comprendre que le processus prend du temps et que je devrais être là à la fin. Et j’ai été là, quand elle l’a quitté, des semaines avant, j’ai été aux premières loges, à souhaiter que son plan fonctionne, à prier pour qu’il ne la tue pas.

Alors ce matin quand j’ai vu ce beau lever de soleil et que j’ai entendu mon amie me dire « Je suis heureuse ! » avec une joie indescriptible dans la voix puis « Je suis libre ! ». Regarde comme c’est beau ce soleil qui se lève, regarde comme c’est beau la liberté, regarde comme ça n’a pas de prix. Je n’ai jamais entendu mon amie dire qu’elle est heureuse. C’est la première fois. Elle a changé de région pour fuir le fou furieux, elle était en colère de devoir changer de vie à cause de lui. Mais c’est grâce à lui qu’elle est heureuse aujourd’hui. Parfois il faut vivre des trucs vraiment durs pour comprendre que la vie est belle. Peut-on apprendre autrement que dans la douleur ? Vraie question à laquelle je ne vais certainement pas répondre ce soir.

Ce qui fait battre mon cœur, c’est l’amour pour les animaux, en ce moment je sauve limite un moineau par jour, entre ceux qui se font cartonner par des voitures et qui se retrouvent perdus et étourdis et ceux qui sont déshydratés, pour le coup, je suis utile parce que moi je regarde par terre, je suis attentive et j’agis.L’autre jour j’aperçois une corneille en souffrance et je vois cette femme qui la regarde et qui ne fait rien, comme quand il y a un accident de voiture et que les gens s’agglutinent comme des connards voyeurs. La corneille va bien, c’est tout ce qui compte. L’année dernière, Gwen a sauvé un chaton qui était enfermé sur un balcon, les propriétaires ont laissé l’animal à son triste sort, la petite bête pleurait et était à deux doigts de sauter du troisième étage… une corde et un panier plus tard et le sauvetage fut un succès. Aujourd’hui, c’est moi qui m’occupe de Niagara (elle a renversé un verre d’eau sur un ordi portable neuf et adore glander dans l’évier…).

Ce qui fait battre mon cœur, aussi, ce sont les rares amitiés qu’ils me restent. Il y en a peu, et de moins en moins. Mais ceux qui sont là… Gwen a toujours été là, toujours. Même dans les moments où j’étais mal et odieuse, même dans les moments les plus heureux de ma vie, jamais elle n’a disparu, jamais elle ne m’a enviée. Douze ans, plein d’embrouilles, mais surtout un amour inconditionnel.

« Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur » (Churchill)

Niagara <3

Niagara ❤

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Instagram, toi et moi c’est fini

Il y a quelques années, j’avais quitté Facebook et un ami américain m’avait dit que je serais bien obligée d’y revenir. Pourtant, j’ai bien quitté Facebook sans jamais y revenir, non merci, j’avais donné assez de mon temps à cet enfoiré de Mark Zuckerberg, j’avais subi assez de photos de bébés moches et de mariées affreuses et lu trop de vœux d’anniversaires de la part de faux-culs qui ne se manifestent qu’une fois par an.

Il y a plus de quatre ans, j’ai créé un Insta pour mon blog vegan, ça me semblait un bon moyen de partager avec une communauté qu’il me restait à trouver. J’ai adoré l’entretenir pour donner des nouvelles de chaque billet écrit, pour communiquer avec mes abonnés, pour partager les plats que je mange en vacances ou au quotidien, pour montrer mes chats et mes voyages, les choses que j’aime, bref, j’ai adoré ça pendant quatre ans.

Dans mes abonnés il y a pas mal de personnes que j’aie fini par rencontrer dans des soirées ou événements et on peut dire que j’ai fait quelques belles rencontres ! Mais aujourd’hui j’ai un problème avec Insta. Le premier c’est que j’ai préféré passer en privé parce que je n’ai pas envie que n’importe qui puisse voir ma tête mais forcément on partage avec un groupe de personnes restreint (je crois que j’ai près de 900 abonnés, quand on veut faire passer le message qu’être vegan c’est cool c’est pas grand chose). Pourquoi j’ai soudainement eu envie de montrer ma tête et de partager certaines choses assez intimes ? Je ne sais pas, je crois que j’ai été emballée par la puissance du like, que j’ai eu le sentiment d’être entendue alors que c’est complètement illusoire, quand tu fais une pause Insta (on peut désactiver son compte pour une période indéfinie), il n’y a personne qui se demande où tu es, Instagram c’est le monde de l’instantané, c’est comme ça ! Je suis arrivée à un moment où je postais trop de photos trop souvent, où je suis devenue ce que je déteste : tout le temps connectée, à interagir virtuellement mais peu dans « la vraie vie », la fille les yeux rivés sur son téléphone et le nombre de likes, c’était moi…

Le deuxième problème c’est que c’est compliqué d’avoir ses « vrais amis » comme abonnés. Pour une raison très simple : tu vois la vie de tes amis en direct, certains sont très actifs, tout ça donne une impression de se parler, de se connaître, d’être là ensemble. Il y a certains de mes amis avec qui je ne communique plus QUE par Insta, comme si on avait oublié le téléphone ou les bons vieux SMS. Et très honnêtement, je n’ai pas envie d’avoir une amitié qui devient elle aussi virtuelle. C’est exactement ce que je suis en train de vivre. Comme je préfère avoir des amitiés authentiques, j’ai décidé d’arrêter Instagram. Enfin… pas complètement parce que ça représente plus de quatre années de photos, de souvenirs, de moments heureux, de douleurs, aussi. Et que j’ai envie de pouvoir regarder mes mille et quelques photos de temps en temps. Alors j’ai décidé de me désabonner de tout le monde comme ça je ne vois la vie de personne. Mon Insta est devenu mon album photo perso et je trouve ça parfait !

Quand j’avais changé de numéro de téléphone, j’avais déjà remarqué que tout le monde s’en était foutu grave. Et c’est par le biais d’Insta que deux copines (que deux, imaginez) s’en sont rendu compte. Aujourd’hui un copain à moi a pété un plomb sur Insta en disant que plus il y est présent plus il se sent moche et inutile et seul au monde. Je ne me sens pas moche et inutile mais oui je me sens seule au monde quand je vois que mes amis passent leur temps à mettre des photos pour afficher leur bonheur alors qu’ils sont incapables de répondre à un SMS. Moi aussi j’ai une vie et je ne réponds pas aux messages dans la minute, mais il y a quand même des limites… Tu préfères poster une photo sur Insta à des gens que tu ne connais pas plutôt que de répondre à une amie ? Je crois qu’on ne se rend pas compte à quel point les réseaux sociaux font du mal à nos vies. On montre une idée de nous qui est souvent fausse, je l’ai fait comme tout le monde, partager mes photos de vacances alors que je passais des vacances affreuses, mais ça ne se voit pas… Poster une photo d’un gâteau que j’avais fait alors que je ne l’avais pas mangé parce que j’étais au régime (haha), tout le monde ment sur Insta. Je ne sais plus qui m’a dit récemment « Quand tu es heureux tu n’as pas besoin de le montrer ». C’est tellement vrai. Vivre l’instant présent ce n’est pas prendre son Iphone pour mettre la photo sur Insta.

L’ironie dans tout ça c’est que Instagram ne m’a rapporté que très peu de lecteurs ! C’est un réseau pour se montrer, pas pour lire un blog en cliquant le lien dans la bio, il faut le savoir…bref, au revoir Instagram, restons bons amis (ou pas).

 

 

 

Manifesto

Je ne m’excuse plus de faire le vide autour de moi. Parce que je suis ma priorité, c’est bien moi la personne la plus importante de ma vie, je suis responsable de ma vie, pas de celles des autres. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai mais disons que je suis avant tout responsable de ma propre vie. Je suis entourée de personnes bienveillantes qui s’intéressent à moi, à ce que je fais, à ma santé, à mes chats, ma famille et mes proches, je n’ai pas besoin d’échanger au quotidien avec celles et ceux qui sont mes amis, simplement, je sais qu’ils sont là, si besoin. Je ne pollue pas leur vie avec mes problèmes non plus, par respect pour eux, par amour pour eux. Nos échanges me font réfléchir, nos échanges me font progresser, nos échanges me font rire, m’apportent tant que je me dis que l’amitié a quelque chose de magique. Parce que l’amitié c’est pire que l’amour encore, c’est mieux, c’est trouver quelqu’un avec qui on s’entend bien, quelqu’un qui nous comprend, quelqu’un qui jamais ne nous juge, quelqu’un qui nous soutient, quelqu’un qui nous aime, et il n’y a même pas de sexe au milieu, l’amitié, la vraie, c’est désintéressé, c’est comme certains livres, ça peut sauver des vies.

Et puis un jour on est vraiment dans la merde et on voit qui est là. Parfois, on est déçus. De longues amitiés ne veulent plus rien dire, l’autre est aux abonnés absents, certains disparaissent même, de peur que notre poisse dégouline sur eux. On ne peut pas leur en vouloir, simplement, il faut prendre acte, se rappeler que rien n’est jamais acquis et garder les bons souvenirs. Tout comme on décide d’être ami avec quelqu’un, on peut décider de ne plus l’être. Parce qu’on donne beaucoup et qu’en face il n’y a rien, depuis longtemps on est seul(e) dans cette amitié qui avait du sens il y a quelques années mais qui n’en a plus. Parce que l’autre a changé, parce qu’on a nous-mêmes changé, parce qu’on cherche des choses à se dire, parce que ce qui semblait évident ne l’est plus. Ce n’est pas triste, c’est comme ça, il faut savoir l’accepter. Il y a ces amis qui vont toujours mal, qui refusent de progresser, qui ne parlent que d’eux, qui reproduisent sans cesse les mêmes schémas et les mêmes erreurs, et nous on est là à répéter les mêmes conseils sans cesse ignorés, on ne sert à rien, on est juste là comme psychologue non rémunéré, avec nos « hum hum je vois ce que tu veux dire », on perd de l’énergie à essayer de les requinquer alors que ce qu’ils veulent, eux, c’est précisément qu’on perde de l’énergie à essayer de les requinquer alors qu’ils ne veulent pas s’en sortir, non, ils veulent rester dans leur rôle de victime et nous nous transformons nous-mêmes en victimes de victimes. Je n’ai plus envie d’être amie avec des personnes qui sont dans un schéma d’autodestruction, on est un peu vieux pour continuer à faire comme si on avait 22 ans et la vie devant nous, la sagesse c’est peut-être d’accepter qu’on vieillit ? Que merde on est censés avoir appris deux ou trois trucs le long de la route… quand même. Et encore une fois, je ne suis ni psychologue ni thérapeute et surtout je n’en peux plus de ces gens qui se plaignent alors que souvent, ils ont tout ; ceux qui n’ont rien ne se plaignent pas, ils sont dans l’action, ils n’ont pas trop le choix…

Je n’ai jamais été aussi heureuse que depuis que j’ai arrêté de chercher des réponses à des questions qui en vérité n’existent pas. Je ne cherche plus à comprendre pourquoi un(e)tel(le) fait ceci ou cela, je me fie à ce que je ressens, si je suis mal à l’aise dans une relation, je cesse cette relation. Je sais que ça parait simple et justement, ça l’est. Il ne faut pas de courage, il faut de l’amour propre. Parce que s’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui dure toute la vie (merci Oscar Wilde). Je ne me justifie plus de rien, je fais ce qu’il me plaît dans mon intérêt avant tout et dans la bienveillance envers autrui. Il arrive que la bienveillance ressemble à un mensonge parce que tout le monde n’est pas capable de comprendre pourquoi on quitte le navire, parfois il vaut mieux ne pas heurter autrui et simplement laisser une relation se terminer doucement, dans le temps. La colère ne sert vraiment à rien, j’ai beau chercher, je ne vois pas de colères saines.

Je ne prends plus les choses comme une atteinte à ma personne, parce que non le monde ne tourne pas autour de moi. Quand je n’obtiens pas ce que je souhaitais, quand quelqu’un me blesse, quand quelqu’un m’ignore, je pense tout de suite que ce n’est pas grave parce que quelque chose de meilleur m’attend. Et c’est tout le temps le cas. On me dit « Oui mais s’aimer, c’est compliqué » et je suis désolée de répondre que non, ce n’est pas compliqué du tout, ça s’apprend, encore faut-il être curieux. Alors non, je ne vais pas te plaindre si tu ne t’aimes pas et que tu ne fais rien pour t’en sortir, si tu reproduis sans cesse les mêmes schémas en t’étonnant de ne pas aller mieux d’année en année, si tu as envie de te détruire et ceux qui sont autour de toi, fais bien ce que tu veux mais moi ça ne m’intéresse pas du tout, je ne te juge pas, tu fais ce que tu veux bien entendu, mais par pitié ne viens pas te plaindre parce que je garde mon énergie pour moi et ceux qui sont bienveillants, ils sont rares, c’est bien pour ça qu’il faut les choyer !

Dernier jour

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On ne peut pas dire que l’année a bien commencé, on ne peut pas dire non plus qu’elle se finit en beauté. C’est toujours d’une tristesse le mois de décembre…Et la Saint-Sylvestre, n’en parlons pas, cette quasi obligation de fêter on ne sait trop quoi, de boire du champagne en dansant sur les tubes de l’année. Je vais faire l’effort de sortir ce soir, mais uniquement parce que cette année j’ai failli perdre deux de mes meilleurs amis, ce soir on fête leur résurrection en quelque sorte. Ce soir, ils peuvent dire haut et fort « Fuck la mort ».

Il y aura eu de belles choses cette année, des émotions en mode roller coaster, de jolis voyages, revoir New York ma ville chérie, retrouver Wonder B. même si c’est loin d’être comme avant, écouter Pantera avec Nessie et chanter Mariah Carey avec Maryne, sécher les larmes de Caroline à cause d’un énième connard, pas mal de fous rires aussi ! Tous les messages et coup de fils avec ceux qui sont à Playa del Carmen, à Sydney, à San Francisco, au fin fond du Mississipi ou de la Chine, parce que l’amitié, la vraie, ça peut tout à fait se vivre à distance. L’appartement de mes rêves trouvé dans un quartier que j’aime où j’ai déjà mes repères, la baignoire qui marche très (trop ?) souvent parce que j’ai un coussin pour bien caler ma tête maintenant, rien que d’y penser, quel bonheur ! Toutes ces recettes apprises qui prouvent à mon entourage qu’on peut être végétalienne et gourmande, et en pleine forme avec ça (meilleurs analyses sanguines de toute ma vie, aucune carence !).

Cette année j’ai lu Jane Eyre pour la première fois (mais pas la dernière). Je mets le roman de Charlotte Brontë direct dans mon top 5. J’ai découvert le tartare d’algues et je ne me nourris quasiment plus que de ça. J’ai passé des heures et des heures devant Netflix seule ou accompagnée. J’ai adopté deux adorables chatons qui rendent ma vie encore plus belle. J’ai décidé de ne pas avoir d’enfant et je ne pensais pas qu’une telle décision pourrait me rendre encore plus heureuse. Comme l’année d’avant, j’ai regardé celui qui partage ma vie tous les jours avec les yeux de l’amour. Je ne sais pas quel crétin a décrété que l’amour dure trois ans. Probablement quelqu’un qui n’y connait rien. J’ai fait du bénévolat dans un endroit paradisiaque en Galice où j’ai rencontré des animaux victimes de l’élevage industriel, ces cochons, vaches et chèvres nés pour mourir dans nos assiettes, ces rescapés heureux de vivre enfin en liberté. Ce sont eux ma plus belle rencontre de l’année. Plus que jamais je suis convaincue que l’humain se trompe en mangeant des animaux.

J’ai beaucoup pleuré, cette année. De rage, surtout. J’ai perdu du temps, ma mère a raison, ça ne sert strictement à rien de pleurer. J’ai consulté trois voyants, je précise que je n’ai pas gagné au Loto au mois de novembre comme annoncé. Sinon vous auriez eu droit à des photos de moi en Thaïlande sous le soleil de Koh quelque chose. Je ne suis pas tombée enceinte entre mars et juillet non plus (heureusement !). Mais j’ai eu une augmentation, ça oui. J’ai beaucoup dépensé mais sans doute moins que l’année dernière, j’avance, j’avance…

Cette année, j’ai pleuré pour Charb et les autres, j’ai pleuré pour mon 11ème à moi, j’ai été en colère contre ceux qui veulent qu’on arrête de vivre en liberté, j’ai essayé de comprendre et j’ai abandonné parce que je ne peux pas me mettre dans la tête de ces gens-là. J’ai pleuré la mort d’un Monsieur que j’aurais aimé connaître mieux, un Monsieur mort en paix, sans violence, juste le cœur qui s’arrête. La mort, c’est dur pour ceux qui restent…

L’année qui s’annonce sera rigoureuse, je l’espère. J’ai encore tant à apprendre ! Je ne serai pas très présente ici. J’ai voulu arrêter d’écrire sur ce blog et puis non. Je reviendrai quand j’aurai le temps et l’envie. Si ça se trouve le blog s’appellera « encore une parisienne » tout court. Au revoir, la connasse ? Nous verrons bien…

Alors merci à toi, toi et aussi toi et tous les autres, ceux que je connais virtuellement et les anonymes qui lisent mais ne laissent pas de commentaire. Merci à Romain qui m’a réconcilié avec l’idée de rencontrer quelqu’un qui vient du net, merci à S. qui ne voit plus la vie en rouge mais peut-être bien en bleu. Merci à ceux qui ont disparu de ma vie et ceux que je n’ai pas laissé entrer : grâce à vous je ne perdrai plus de temps avec des cons. Je vous souhaite à tous (même les cons) le meilleur pour la nouvelle année qui arrive dans quelques heures…

Soyez heureux ! (ou pas, vous faites bien ce que vous voulez, on est d’accord)

C’est une belle journée

goodday

Ce n’est plus un secret pour personne, je n’aime pas du tout l’été. Pourtant, cette année je sens que ça risque de changer. Depuis hier, nous avons officiellement changé de saison mais je peux encore porter mon trench noir sans crever de chaud ! Toute la semaine il va faire un temps parisien c’est-à-dire ciel blanc, un peu de pluie, du vent et de temps en temps un rayon de soleil. Mon temps préféré. Si j’aimais la chaleur et le soleil qui tape très fort, je ne vivrais pas ici. C’est pourquoi je n’écoute plus les parisiens se plaindre du temps qu’il fait : aller vivre ailleurs, bon sang ! (je réhabilite l’expression « bon sang » sans aucune honte).

Ce matin j’avais un message vocal d’une amie qui est partie vivre en Australie, je l’ai écouté et j’ai eu les larmes aux yeux. Larmes de joie je précise. C’est si bon d’entendre la voix de quelqu’un qu’on aime depuis tant d’années, son petit accent de Rodez m’a fait sourire, pourtant je déteste l’accent du Sud, ça aussi ce n’est un secret pour personne. Je vous dis : les temps changent ! Je n’ai peut-être pas beaucoup d’amis à Paris mais ceux qui ont choisi de vivre à l’étranger valent tout l’or du monde. A propos d’amitié, je ne pensais pas possible de rencontrer une nouvelle amie, pourtant c’est exactement ce qui est en train de se passer. Je pars en vacances cet été avec quelqu’un que je connais depuis moins de trois mois. Ce qui est troublant c’est que cette relation est saine et bienveillante, sans jalousie (si rare entre femmes), chacune apporte à l’autre (ça ne va pas que dans un sens, très rare aussi, surtout que j’ai une légère tendance à faire ma mère teresa…). Cette amitié c’est exactement ce dont j’avais besoin sans le savoir. Je me sens aidée alors même que je n’ai pas demandé d’aide. J’avais oublié à quel point les débuts d’une relation (quelle qu’elle soit) étaient beaux !

Depuis que j’ai réservé toutes les vacances, je suis un peu comme une petite fille qui attend Noël au mois de novembre : survoltée. Je souris comme une idiote toutes les cinq minutes, je parle aux chats qui miaulent d’incompréhension, j’ai même acheté un chapeau de paille pour ne pas attraper de coup de soleil sur le nez, moi qui déteste les chapeaux, c’est un comble ! Et je suis à deux doigts de mettre ce maillot de bain acheté il y a deux ans dans ma valise, c’est dire !

 

trikini de pouffe

Non pas celui-ci je déconne (qui porte ça à part une actrice porno dans un film de boules, seriously ?) (ah et au Cap d’Agde aussi, j’allais oublier).

En fait c’est celui-ci, ça fait un peu cagole mais moins actrice porno. Une cagole sommeille en chaque femme (pas une actrice porno)(quoique)

trikininoir

 

Cet été je vais notamment en Espagne. C’est peut-être un secret, je ne crois pas avoir déjà évoqué ici mon aversion pour ce pays, cette langue, ces traditions culinaires (et la corrida, on n’en parle même pas sinon je vais m’énerver). Tout le monde adoooore Barcelone, moi pas. Je vais en Espagne, au retour je fais une escale à Barcelone justement, et méga surprise, je m’en réjouis ! (j’aime bien « méga surprise », ça me fait toujours penser à la lettre de Xavier Dupont de Ligonnès qui est la lettre la plus surréaliste au monde).

Cet été sera mon été ! J’ai déjà commandé le fraisier pour mon anniversaire (parce qu’il y a des choses importantes dans la vie et un anniversaire sans fraisier n’est qu’un ersatz d’anniversaire). Et ça aussi c’est nouveau : je suis contente de fêter mon anniversaire en famille alors qu’habituellement je m’en fiche éperdument.

ATTENTION CE QUI SUIT N’A ABSOLUMENT AUCUN RAPPORT AVEC LE RESTE :

Je suis sûre que Benjamin Biolay est un super coup. J’aimerais bien rencontrer quelqu’un qui a couché avec lui mais je me demande…lui est-il arrivé récemment de coucher avec autre chose que des actrices-chanteuses ? Si tu as couché avec BB n’hésite pas à laisser un commentaire, ça m’intéresse (je suis sûre que j’ai raison, j’ai un radar pour les bons coups ^^).

benjaminbiolay

P.S : J’ai lu Catharsis de Luz et c’est vraiment très très bien. Quelqu’un l’a lu ? (sait-on jamais)

De l’amitié…

Je ne sais pas où j’étais ces 18 derniers mois. Je me suis réveillée avec effroi ces dernières semaines. Comme si je m’étais véritablement endormie pendant 18 mois. Je m’étais interdit de parler de cette histoire. A chaque fois que j’évoque quelqu’un d’important pour moi sur ce blog, nous finissons par nous perdre de vue. En même temps en l’occurrence on s’est déjà perdus de vue et si ça se trouve lui et moi on ne se retrouvera plus, je ne risque rien. J’évite les miroirs parce que j’ai honte. Je ne pouvais pas le lui dire quand on s’est revus hier. « J’ai honte ». Est-ce-qu’il m’aurait cru ?

Il y a 18 mois je me suis retrouvée face à une situation vraiment désagréable : deux personnes que tu aimes beaucoup se séparent et tu dois choisir ton camp. Pour tout dire, on ne doit pas choisir son camp, c’est moi qui l’ai ressenti ainsi. Ai-je choisi le mauvais camp ? Oui, puisqu’il ne fallait pas en choisir du tout, il fallait ne pas s’en mêler et leur dire « Démerdez-vous, vous me faites chier ». J’ai choisi la fille par solidarité féminine mais pas que (pas envie de développer). Non seulement lui je l’ai littéralement abandonné mais en plus j’ai cru tout ce qu’elle disait elle. Je ne pouvais pas continuer à être amie avec un tel salaud, pensais-je naïvement. Je crois que j’ai déjà écrit ici à quel point je suis naïve mais ça ne donnera jamais l’ampleur de ma naïveté. Je ne vais pas rentrer dans les détails parce qu’une fois encore, j’ai honte. Disons simplement que je n’ai pas été amicale du tout, j’ai disparu lâchement, j’ai jugé, j’ai mal-interprété, j’ai manqué d’intelligence, de discernement, j’ai été intraitable. Vraiment connasse. Avec quelqu’un qui ne m’avait jamais rien fait de mal. Quelqu’un qui au contraire m’était proche, quelqu’un qui s’était confié à moi, dont je connaissais des secrets et qui connaissait les miens, quelqu’un qui commençait à aller très mal avec cette rupture et qui n’a reçu aucun soutien de ma part.

On dit qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Je ne sais plus si je crois encore à cet adage. J’aimerais y croire. J’espère que ce n’est pas trop tard. Dire « Je regrette » c’est louable mais je ne sais pas si c’est utile, aurait-il fallu que je dise « Pardonne-moi » ? Je ne pense pas parce que je n’attends aucun pardon. J’ai failli dire « Tu m’as manqué » et je me suis dit que c’était trop sentimental. J’avais envie de lui toucher la main aussi hier. Si j’avais fait ça j’aurais sûrement pleuré comme une connasse. L’ironie de cette histoire c’est que j’ai disparu également auprès d’une amie il y a 18 mois et lorsque je me suis (aussi) excusée (décidément, la fille nulle en amitié you know), elle m’a dit « Je n’ai rien à te pardonner parce que je ne t’en veux pas ». Depuis nous nous parlons et c’est comme avant (cette fille est une sainte, je ne vois que ça). Le seul moyen que j’ai trouvé de lui montrer ma gratitude et mon amitié c’est d’être là, de l’écouter et de ne plus la juger (oui, elle aussi je la jugeais…).

J’ai peut-être perdu un ami pour de bon. Je ne peux m’empêcher de penser que je l’ai bien mérité. Je cherche ce que je pourrais faire de plus mais je me connais, je vais être totalement à côté de la plaque genre lui acheter un truc et le faire livrer chez lui. La fille qui essaie, au sens littéral, de racheter ton amitié. Sinon j’ai envie d’envoyer un sms qui dirait « On se retrouve à l’as du falafel ? » haha mais vraiment je suis nulle ! Et j’ai ça dans la tête, évidemment…

I’m tired of being so judgemental
Of everyone
I will not go to sleep
I will train my eyes to see
That my mind is as blind as a branch on a tree

Dis, Wonder B., on efface tout et on recommence ?