Challenge du mois de juin #5 : « Mots préférés et mots détestés »

Thème #5 : Avez-vous des mots préférés ? Et des mots que vous détestez ? Parlez-moi de ces mots, dites-moi pourquoi, comment, je veux tout savoir (au moins 3 mots qu’on aime et 3 mots qu’on déteste).

On va commencer par les mots que j’aime, il y en a tant !

Feuler : si tu n’as pas de chat, tu ne sauras peut-être pas ce que veut dire ce verbe. J’aime ce mot parce qu’il y a « feu » dedans et c’est un peu comme un feu qui crépite quand mon chat se met à feuler sur un autre chat, il crache son mécontentement, il crache pour défendre son territoire.

Interlope : j’adore ce mot qu’on n’entend pas assez à mon goût. Quand on lit ou entend le mot, je trouve qu’on ne s’attend pas du tout à sa signification. « Interlope », c’est tout ce qui est sous-terrain, louche, illégal (et non pas un animal qui serait un genre d’antilope haha).

Ataraxie : j’adore ce mot parce qu’encore une fois, sa signification ne correspond pas du tout à la manière dont il sonne, à ce qu’on s’imagine. On imagine une maladie grave ou un TOC terrible et c’est tout le contraire, l’ataraxie c’est le bien être à son summum, la tranquillité de l’esprit, c’est littéralement « l’absence de troubles » en grec et c’est une notion philosophique chère à Epicure.

Pouffe : je suis très énervée quand quelqu’un parle d’une « pouffe » et l’écrit « pouf ». Parce qu’un « pouf » c’est un petit tabouret bas alors qu’une « pouffe » c’est une femme vulgaire qui parle fort et cherche l’attention de façon désespérée. Pour moi, c’est la pire insulte qui existe pour une femme. J’aime la sonorité du mot, ça sonne un peu comme un souffle, comme une claque, c’est rapide, cinglant, exactement comme une insulte ! J’aime bien « Pouffiasse » aussi mais je préfère « pouffe » 😊

Macchabée : j’aime à la fois la façon dont s’écrit ce mot et sa prononciation. Je préfère ce mot à « cadavre » qui n’a rien de mystérieux.

Exsangue : malheureusement ce mot n’est pas assez utilisé ! « Exsangue » c’est littéralement « qui n’a plus de sang », on parle donc de quelqu’un qui est très pâle, livide et par extension de quelqu’un qui n’a plus de force, qui est vidé.

Les mots que je déteste :

Hiérarchie : je n’aime pas beaucoup les mots qui se terminent par « chie »…Mais « hiérarchie » est bien le pire. C’est un mot très moche, tout simplement. Et je déteste ce qu’il représente, cette sacro-sainte hiérarchie à respecter dans le monde du travail m’a souvent rendue malade…

Concubinage : probablement l’un des mots les plus moches qui pourtant est censé signifier un truc qui peut être vraiment beau : deux personnes qui sont ensemble et qui vivent ensemble sans être mariées.

Escalator : je ne comprends pas comment ce mot a pu se retrouver dans le dictionnaire, en fait c’est le nom d’une marque qui les commercialisait (je ne sais pas si elle existe encore…). On dirait un robot à la Terminator ou un médicament qui va te tuer ou le nom d’une tondeuse super puissante. Je comprends bien que « escalier mécanique » c’est long mais bon… Dans le même genre, je déteste aussi « frigo », je trouve ça moche et pas distingué, on dirait un prénom espagnol.

 

 

Challenge du mois de juin #4 « Collage en noir et blanc »

Thème #4 : On continue notre expérience du collage. Cette fois, le thème du collage c’est « noir et blanc », à vous de jouer ! J’ai hâte de voir vos réalisations !

Ce thème me fait penser à New York et aux gratte-ciels. Forcément. C’est beaucoup plus facile de réaliser un collage noir et blanc, en règle générale, c’est plus facile si on choisit une ou deux couleurs, quand on commence.

Sans surprise, on retrouve des buildings dans mon collage. J’aime beaucoup le contraste entre cette femme qui ferme les yeux et la lumière entre les buildings. Je n’ai pas passé beaucoup de temps à faire ce collage, j’avais juste découpé les bonnes images au préalable ! J’ai passé des heures et des heures à découper des magazines, il y a vraiment de belles images dans le supplément des Echos (que je ne lis qu’aux 1/3 ce qui est dommage parce que c’est vraiment un magazine de qualité). J’ai découpé des vieux magazines féminins de 2011 que j’avais stockés on ne sait pas trop pourquoi (enfin si maintenant on sait !). Je n’achète plus de magazines féminins mais j’ai envie d’acheter Sensuelle, est-ce-que quelqu’un connait ? « Le féminin qui met vos sens en éveil ». Je vais aller voir s’ils le vendent en bas de chez moi (je suis en mode ermite je ne sors que pour aller au Monoprix acheter du tofu, sale végétalienne que je suis huhu).

J’ai adoré pouvoir mettre une photo d’un chat blanc parce que j’adore les chats et celui-ci est spécial puisque c’est Choupette, la chatte de Karl Lagerfeld. Il faut savoir que ce sacré de Birmanie a en permanence deux personnes qui s’occupent de son bien-être, elle mange bio et fait maison, bref, elle a une vie de luxe. Normal pour une millionnaire me direz-vous (oui Choupette est plus riche que toi grâce à ses cachets en tant que modèle pour son maître bienaimé). J’adore quand Lagerfeld scande : « Je ne lui permettrais pas de faire des publicités pour croquettes, elle est trop sophistiquée pour ça, elle a quelque chose d’unique ».

Et cette veste pour homme en tweed, je trouvais rigolo de couper la tête de l’homme qui la portait. La falaise sur la droite, je trouvais que ça allait bien avec cette fille qui ferme les yeux, comme si elle avait le vertige. Finalement il n’y a que 5 éléments collés mais less is more je crois. Une chose est certaine : j’adore le collage, je ne m’arrête plus !

Les anniversaires, les amis, les clubs, la coriandre et Lily-Rose

Il y a quelques jours (semaines ?) j’ai entendu Valérie Lemercier dire qu’elle ne savait jamais quel âge elle a et qu’il lui était arrivé de googler son propre nom pour le savoir. En effet, elle ne fête jamais son anniversaire, elle dit que quand on est enfant, ça a du sens, mais au-delà elle ne comprend pas. Je pense exactement la même chose. Je ne comprends pas ces gens qui accordent autant d’importance à une date comme une autre, si tu les oublies ils sont capables de te faire la gueule (alors même qu’ils oublient le tien, d’anniversaire, ce qui est assez ironique quand on y pense…).

A chaque anniversaire, c’est à ma mère que je pense, aux efforts qu’elle a dû fournir pour m’expulser de son vagin meurtri par ma grosse tête de nourrisson, à mon père qui m’a dit « Je n’aurais jamais dû me mettre en face, cette vision m’a traumatisé, je n’ai pas touché ta mère pendant des mois après ça ». Les êtres humains sont vraiment prêts à tout pour « laisser une trace ». Parfois je me demande si je suis humaine… Je connais si peu de femmes qui comme moi n’ont pas d’enfants par choix. Elles veulent toutes la même chose, le mariage avec la robe blanche, la belle bague, les enfants en bonne santé et se réveiller chaque matin côte à côte, jusqu’à ce que la mort nous sépare. Moi je veux bien toutes les bagues du monde mais c’est à peu près tout.

Cette année, j’ai oublié l’anniversaire de mon amie Delphine, je m’en suis souvenue près d’un mois plus tard et je lui ai envoyé un email pour m’excuser de cet oubli. Elle a répondu et en P.S elle a écrit « Je me fous totalement de mon anniversaire ». Nous ne sommes vraiment pas amies par hasard (pourtant elle est mariée et elle a même deux enfants-mais elle n’est pas chiante comme toutes les femmes qui se casent, elle a gardé son humour et surtout sa personnalité). La liste des clubs que je devrais créer s’allonge, on a « club des femmes qui refusent d’avoir des enfants », « club des femmes qui préfèrent les chats aux enfants », « club des femmes qui ne souhaitent pas se marier », « club de celles et ceux qui adorent le chômage » et même « club de celles et ceux qui ont peur de devoir retravailler un jour ».

Je pourrais ajouter le « club des amoureux de la coriandre ». J’en mets partout. Par exemple j’ai fait un Bobun au tofu et légumes aujourd’hui, j’ai mis une tonne de coriandre au-dessus (je lutte pour ne pas vous mettre la photo). Mais depuis hier je suis perturbée. Quelqu’un m’a dit « Je ne comprends pas ce que tout le monde a avec la coriandre, ça a un goût de savon ! ». Même si mon amour pour la coriandre reste intact, je ne peux pas m’empêcher de penser que ce que cette personne m’a dit a du sens. Je vois tout à fait ce qu’elle veut dire (même si je n’ai jamais mangé de savon, ou alors complètement bourrée-mais je ne bois plus…).

La dernière fois que j’ai pris l’avion, j’ai vu Lily-Rose Depp. Elle allait à Los Angeles mais en première, pas en économique comme la gueuse que je suis. Elle était à quelques mètres de moi, elle cherchait son passeport dans son sac bordélique (et elle ne le trouvait pas, ça a pris trois plombes). Elle était toute petite, elle avait le cheveu filasse blond pas vraiment propre attaché vite fait, un jogging dix fois trop grand pour elle avec un t-shirt de sport et des baskets, pas une once de maquillage. Et je n’ai jamais vu un visage aussi beau et captivant que le sien. Elle irradiait. Je me suis dit que c’était ça la beauté, je veux dire, ce n’est pas que des proportions parfaites, c’est ce qu’on dégage. Il y a des gens qui sont plastiquement très beaux mais qui ne dégagent rien (je pense à ce mannequin avec qui j’étais sorti, celui qui avait un micropénis ou à Alex un vieil ex qui ressemblait à Ken, il était tellement parfait que je l’ai quitté).

Voir Lily-Rose dans le Terminal E a été comme un moment de grâce.

Lily-Rose Depp

Challenge du mois de juin #3 : « Journée idéale ? »

Thème #3 : Quelle est votre idée d’une journée idéale ? Racontez-moi ça, je suis curieuse. C’est personnel et ça peut donner des idées aux autres lecteurs 🙂 (500 mots minimum, c’est mieux)

Une journée idéale… il y a des tas de journées idéales, c’est ce qui est formidable (je ne dis pas ça pour être mièvre parce qu’attention, il y a aussi des tonnes de journées de merde, mais là n’est pas le propos).

Journée idéale numéro 1 : c’est l’hiver, je suis dans mon canapé avec mes chats et mon amoureux, on regarde une nouvelle série Netflix en buvant du chocolat chaud préparé par mes soins (avec plein de cannelle pour moi et plein de chantilly pour lui). Plus tard je prendrai un bain moussant qui sent bon les fleurs ou les agrumes ou les deux puis le repas du soir sera composé d’un gratin de pommes de terre à la crème de coco parce que c’est le plat de résistance idéal pour les flemmards qui ont le palais fin.

Journée idéale numéro 2 : c’est l’été, il fait 30 degrés et je suis de mauvaise humeur parce que je sue. Je décide de marcher sous la chaleur écrasante pour rejoindre mon cinéma le plus proche. Là, la salle est vide, nous sommes en pleine semaine, les vrais gens travaillent et nous sommes trois chômeurs et une quinzaine de retraités dans la salle. Mieux, il n’y a personne dans ma rangée, je suis seule au monde, je retrouve ma bonne humeur au frais même si le film n’est pas si sensationnel que prévu.

Journée idéale numéro 3 : je me réveille aux aurores parce que j’ai un avion à prendre pour rejoindre les Etats-Unis, je check ma liste pour être sûre de ne pas oublier quelque chose d’important comme mon chargeur d’Iphone américain par exemple, puis je me souviens de ce que ma mère m’a répété à chaque fois qu’on voyageait en famille : « Le plus important c’est le passeport et la carte bancaire, tout le reste ça s’achète » (c’est quand même pénible d’oublier son téléphone portable mais disons que ma mère a toujours raison).

Journée idéale numéro 4 : seule n’importe où. A admirer le Flatiron à New York, à chialer à moitié devant un coucher de soleil à Venice, à faire du shopping à Milan, à me promener et me perdre dans Paris, à profiter de l’instant présent dans mon canapé.

Journée idéale numéro 5 : les retrouvailles avec les amis qui vivent trop loin. Se réjouir de constater que même après un an ou plus sans se voir, on retourne exactement là où on était restés, c’est-à-dire à l’amitié, une forme d’affection très forte, presque fraternelle, sans jugement. Je ne vois pas ce qu’il y a de plus beau.

Journée idéale numéro 6 : en long week-end avec ma mère quelque part en Europe. On prend l’apéro toutes les trois heures, on marche à la recherche des plus beaux musées, on se dit plein de trucs qu’on ne dit à personne d’autre, on se réjouit d’être enfin réunies, on profite, on se fabrique des souvenirs à ajouter à la pile de magnifiques souvenirs qui sont déjà là.

Journée idéale numéro 7 : j’aimerais qu’elle m’arrive, c’est le jour où je gagne à l’Euromillions et où je ne travaille plus jamais. Faut peut-être que je commence à jouer…

Sous le platane parisien

Je marchais d’un pas plutôt lent je dois dire, moi qui ai une grosse tendance à marcher très vite. Depuis que je ne travaille plus, je suis devenue lente, je suis devenue cette fille insupportable qui traîne sur le trottoir, cette fille que je déteste, normalement. Je marchais, donc, parce que je ne prends plus le métro sauf si j’y suis vraiment obligée, sauf si c’est vraiment à 1h de chez moi à pied (mais je ne vais jamais dans le 19ème donc tout va bien).

Je marchais pour faire des courses exotiques, faire le plein de coriandre fraîche, d’aubergines violettes (les longues et fines qui viennent du japon), de gingembre, j’avais envie d’un pad thaï en fait. Sur le chemin je suis passée sous des platanes et j’ai senti quelque chose de mouillé sur mes cheveux. Un pigeon s’était lâché ! J’ai été bien contente de constater que, comme d’habitude, un paquet de mouchoirs se trouvait dans mon sac à main (je suis une vraie fille). J’ai essuyé le caca couleur étrange, je n’étais même pas en colère, ni même agacée. Déjà parce que je sais que ces pauvres pigeons souffrent en ville, eux non plus n’aiment pas la pollution, eux aussi rêvent de la mer et de la campagne, eux aussi étouffent, mal-aimés des villes, on les trouve moches, on leur fait des misères, souvent ils n’ont qu’une patte, pauvres pigeons. Avant j’avais peur des pigeons, peur qu’ils me fassent caca sur la tête. Aujourd’hui, je m’en fiche parce que j’ai un mouchoir, parce que j’aime les oiseaux qui ne m’ont rien fait et qui veulent juste être libres, comme moi en fait. Je ne les trouve pas moches, les pigeons, je trouve leur col violet très élégant, ça se marie très bien avec le gris.

Comme les mamies, je fais mes courses avec un caddie parce que je n’ai aucune force dans les bras, il me faut un truc qui roule et qui fait le plus gros du taf. Sauf que le mien n’est pas moche et à carreaux, il est super stylé, si je vous disais le prix qu’il a coûté vous me prendriez pour une snob (que je suis, on ne pas se leurrer). Mon caddie était accordé à ma tenue, je suis ce genre de personne. Je ne le fais pas pour les autres, je le fais parce que j’aime être élégante et bien mise, même quand je suis soi-disant négligé, c’est toujours étudié, mes vrais amis le savent. Le pigeon s’est lâché sur mes cheveux mais le plus gros de la fiente était sur le caddie de luxe. Que j’ai nettoyé en rentrant en apprenant que la fiente de pigeon est censée porter chance. Quand ça arrive du côté droit c’est censé signifier une rentrée d’argent. Je ne sais pas si la fiente de pigeon porte chance mais je suis quelqu’un de chanceux en général (pas trop en ce moment), j’ai donc décidé que je vais avoir encore plus de chance. La loi de l’attraction. Et maintenant que j’y pense la dernière fois qu’un pigeon s’est lâché sur ma tête c’était le jour du rattrapage du bac et je l’ai eu (sans avoir évidemment rien révisé).

Avec cette chaleur, je ne supporte plus Paris. Je sors le matin très tôt pour faire des courses puis je reste enfermée chez moi (je remercie le ciel de ne pas être exposée plein Sud- quelle bonne blague, la boussole de mon Iphone vient de m’apprendre que mon salon est exposé Sud-est, je raconte donc vraiment n’importe quoi). Ce n’est pas encore l’été que je me plains déjà, je sais, je sais… Mais je ne vois toujours pas l’intérêt de la chaleur à Paris ! Ma mère me dit qu’il fait 38 degrés à Toulouse. Quelle horreur ! Il faut que je créé aussi un club des gens qui détestent le printemps et l’été et qui vénèrent l’automne et l’hiver. Pas un groupe Facebook parce que je n’ai pas Facebook, il parait qu’il n’y a plus que des vieux, même Tinder, on m’a dit que c’est plus à la mode. Je ne sais pas ce qui est à la mode, je n’ai pas travaillé depuis 9 mois maintenant, et je n’ai accouché de rien du tout. Je n’écris même plus, je n’ai pas la tête à ça. Par contre je cuisine et j’ai vu une belle expo Picasso. J’adore cette photo avec son chien des Pyrénées, je crois qu’il s’appelait Bob. Je crois qu’en fait j’aimerais avoir un chien (en plus des chats bien sûr). Si vous avez un chien, parlez-moi de lui dans les commentaires please, j’adore les histoires de chien !

Je ne voudrais pas frimer mais mon pad thaï était délicieux 🙂

Challenge du mois de juin #2 « Bouteille à la mer »

Thème #2 : Vous vous souvenez des bouteilles à la mer ? C’est le même principe : je vous propose d’écrire 300 mots minimum à une personne inconnue qui recevrait votre bouteille à la mer. C’est l’occasion de parler de vous et de vos espoirs… Vous pouvez illustrer votre texte d’une photo, c’est comme vous voulez 🙂

« Cher inconnu,

Tout d’abord, bravo ! Tu as trouvé ce message dans la bouteille que j’ai mise à la mer, ce qui signifie que tu es quelqu’un de chanceux. Statistiquement, il y avait peu de chance que quelqu’un récupère ce mot, très honnêtement, si j’étais toi, j’irais jouer au Loto. Après je ne sais pas si le Loto existe dans ton pays. Si ça se trouve ce n’est pas un pays mais une île ? Si c’est le cas, tu as définitivement de la chance parce que moi je vis à Paris en France, on dit que c’est le pays du camembert (c’est dégueulasse), de la baguette de pain (ça fait grossir) et de l’amour (je me demande bien pourquoi). Et à Paris, on a un fleuve qui s’appelle la Seine et c’est pas vraiment le genre d’endroit où tu peux te baigner, c’est plus un endroit où tu peux faire disparaitre un corps, tu vois.

Est-ce-que tu es libre dans ton pays ou sur ton île ? Comment tu vis, toi ? A la tête de mon pays, la France, il y a un type qui ressemble à un Playmobil, il est tout raide, c’est un peu rigolo. J’espère que tu comprends ma référence aux Playmobil, sinon on est mal… En France on vit dans une démocratie, c’est un truc censé garantir notre liberté, en fait comme on vit dans un monde capitaliste, notre liberté est illusoire. Mais je ne veux pas t’embêter avec tout ça, tu sais c’est classique de se plaindre pour un Occidental et je ne déroge pas à la règle. Disons que si je peux me promener dans la rue sans gros risque de me faire assassiner (sauf s’il y a un terroriste dans le coin et il y en a de plus en plus), ma vraie liberté c’est de ne pas avoir d’emploi fixe, de ne pas être mariée, de ne pas avoir d’enfants, de n’avoir aucun bien immobilier, de n’avoir aucun crédit sur le dos et aucune économie non plus. Tu vois, cher inconnu, ma vraie liberté, c’est de vivre maintenant et de n’avoir absolument aucune idée de ce dont demain sera fait, et surtout de ne rien devoir à personne !

Si tu veux découvrir Paris et sa tour Eiffel, ses pyramides du Louvre et ses ponts à perte de vue, sache que tu es le bienvenu chez moi (mais ne viens pas avec tes enfants, j’aime le calme). A bientôt, cher inconnu ! »

Challenge du mois de juin #1 : « Faire un collage qui vous représente »

Thème #2 : Vous devez réaliser un collage qui vous représente. J’entends par là que ça peut être un collage qui vous représente physiquement, tout comme ça peut être un collage qui représente votre univers, ce que vous aimez dans la vie, ou encore un mélange des deux, peu importe. Il faut que ce soit personnel, en fait ! Et que ça permette à vos lecteurs de vous connaître un peu mieux. L’idée c’est de prendre votre collage en photo et de nous expliquer ce que vous avez voulu faire en quelques mots (300 mots si possible).

Je ne vais pas mentir, j’ai vraiment galéré pour faire ce collage. Je voulais associer tant de choses qui représentent mon monde et j’ai vite constaté que c’était impossible de tout caser, qu’il fallait faire des choix. Or, je n’aime pas faire de choix ! Finalement je suis contente du résultat, c’est tout ce qui compte ! Il y a un peu de Paris avec le gris, la brique rose (il y en a chez moi) et les toits de la ville, il y a un peu de New York avec l’Empire State Building et bien sûr un cocktail géant parce que j’adooore les cocktails (je ne suis pas douée pour en faire par contre). Il y a un canapé et une table d’appoint design parce que le design c’est important pour moi et aussi parce que c’est au fond de mon canapé que je passe la plus grande partie de ma vie. En ce moment je suis avachie en petite tenue parce qu’il fait trop chaud… Je me suis fait une tête de lion parce que c’est mon signe astrologique mais surtout parce que le lion est un animal qui me correspond tout à fait : il dort environ 15 heures par jour et il est actif uniquement 2 à 3 heures par jour (comme moi pour le shopping), lui il n’est pas au chômage mais une chose est sûre : nous sommes tous deux de beaux glandeurs de compétition ! Il y a aussi des fleurs parce que même si je suis profondément citadine, j’adore les fleurs. Surtout pas dans un vase, j’ai une sainte horreur des fleurs coupées, je préfère les admirer dans la nature, c’est tellement plus logique que de vouloir se les approprier à tout prix (l’être humain veut tout le temps tout posséder raaaaah). Sinon je trouve que le plus dur dans le collage c’est de bien mettre la colle et de ne pas en foutre partout… Il faut que je progresse ou que j’achète la bonne colle peut-être, à méditer !