Les couples qui ne baisent pas vs les célibataires au bord du gouffre, Chris Cornell, faire circuler, la télé c’est méchant et les chats noirs

J’ai une copine que j’aime beaucoup qui s’appelle Vera. On ne se voit quasiment jamais parce qu’elle habite en banlieue loin genre à Levallois-Perret, non pardon, à Asnières, ce qui est techniquement encore pire. Elle aime traîner dans le 17ème or moi le 17ème je déteste et je n’y mets absolument jamais les pieds. Expliquez-moi ce que j’irais foutre métro Guy Moquet ou Pereire ? Me pendre ? Pour ne rien arranger, elle a deux enfants. Entre la compétition de judo du petit et les cours de piano de la petite, elle doit toujours en chercher un quelque part (elle a eu une enfance de merde et ne reproduit pas le même schéma et je l’en félicite). L’autre jour on parle de sexe et elle me dit qu’après deux enfants et 9 ans de vie commune, le sexe c’est une fois par mois. Ça m’a fait de la peine. Comme Vera est une bombe atomique (à chaque fois que je la présente à quelqu’un on me dit « Mais c’est qui ta copine là ? Elle est magnifique ! », et je réponds « Oui je ne m’entoure que de belles choses tu comprends ? »), il ne faudra pas que son mec s’étonne si elle se casse avec je ne sais qui, un mec qui la baise, quoi. Parce que autant une fois par mois quand tu es célibataire, bon, ça se comprend. Mais une fois par mois quand tu es en couple, je dis « non », je crie « non » !

J’enchaîne sur les célibataires, justement. A force de lire des blogs de femmes célibataires, qui ont toutes l’air au bord du désespoir (sauf Lisa de Compotes et Capotes), comme si être en couple c’était forcément le Graal, la réponse à tous les problèmes de la Terre etc j’ai essayé de comprendre cette quête effrénée de « l’âme sœur » et une amie m’a donné la réponse que j’attendais : « Je crois que la pression sociale, la peur d’être seule et les hormones sont responsables de la recherche frénétique de l’autre ». C’est donc pour ça que je n’ai jamais eu peur d’être célibataire : la pression sociale, je m’en tape (la preuve je ne travaille plus et je ne veux surtout pas retravailler, bientôt je serais pauvre mais bien habillée, c’est tout ce qui compte), la solitude est le truc que je préfère au monde (normal je suis introvertie, j’ai peur de la foule et je recharge mon énergie en étant seule), quant aux hormones… je n’ai toujours pas de désir de maternité et comme je détestais avoir mes règles je suis sous pilule en continu (oui tu as bien lu, moi je peux faire l’amour tout le mois yeah- la première qui me dit que la pilule en continu c’est pas bon pour mon corps je lui dis d’aller se faire foutre et de se mêler de son cul, d’accord ? Merci).

J’ai trouvé cette photo de Chris Cornell et un gros chien, je ne sais pas si c’est le sien, en tout cas, on dirait bien tant ils sont proches. Je l’adore cette photo, autant pour ce qu’elle dégage que pour la petite histoire. C’est en tournée qu’elle a été prise, Chris avait alors 29 ans et le photographe, Kevin Westenberg, ne l’avait pas rendue publique parce qu’elle était trop candide et pas assez rock and roll. Tous les gens qui connaissent ou ont connu des rockers savent que ce sont les plus gentils et parfois même les plus mièvres (si, si). Cette photo est douce. Je ne sais pas ce qui lui a pris de se suicider avec une putain de sangle de sport dans la salle de bain du MGM Grand Detroit mais il va falloir se faire une raison et accepter que plus jamais je n’entendrai sa voix en live. J’ai retrouvé l’autographe qu’il m’avait signé la dernière fois que je l’ai vu. Quand on dit que c’est pour ceux qui restent que la mort est difficile…

Dans mon immeuble, quand quelqu’un veut donner un objet il le met près des boites aux lettres. Hier j’ai donné une quinzaine de livres et aujourd’hui il n’en restait qu’un. J’aime l’idée de faire circuler. Je n’ose pas le faire avec autre chose que des livres mais je dois me séparer de 7 paires de chaussures, je crois que je vais me lancer… To be continued !

Je ne regarde pas la télé mais je suis tombée sur cette séquence formidable où Nolwenn Leroy (que je déteste sans vraie raison, je n’aime pas sa voix mais je crois que son physique me dérange, et puis merde quand on a un minimum de bons sens on ne choisit pas d’avoir une frange quand on a un front aussi court) fait une déclaration d’admiration à Olivier de Kersauson (qui a l’air d’être un gros con mais en bonne connasse j’ai une affection pour les gros cons). J’adore.

Saviez-vous que les chats noirs sont plus euthanasiés que les autres dans les refuges pour animaux ? Oui les gens sont cons, je sais. Voici Maïko, tout juste trois ans. Tous les jours elle nous accueille en se roulant par terre comme un chien. Quand elle a faim elle ne miaule pas, elle se pose dans le lit sagement à côté de toi et elle attend. Quand tu ouvres les yeux tu as ses grosses billes vertes en guise de « Bonjour ». Ma petite souris.

 

 

Publicités

Challenge du mois de juin # 7 : On vide son sac !

Thème # 7 : On déballe son sac ! Je vous propose de déballer votre sac à main, de prendre une photo de ce joyeux bordel (c’est toujours le cas du sac d’une femme !) et de nous expliquer pourquoi tous ces objets sont dans votre sac et à quoi ils vous servent (je suis sûre qu’il y a deux ou trois choses inutiles ou étranges, non ?).

Comme Bernadette Chirac en son temps, je ne me déplace JAMAIS sans un sac. Pour moi une femme sans sac à main n’est pas une femme, c’est un homme. Le délire « Je me promène mains dans les poches, c’est super la liberté », très peu pour moi. Chacun son truc. Le sac est mon accessoire de mode préféré, non seulement il est utile mais il signe une tenue, il est donc indispensable à toute coquette qui se respecte. Il est aussi bien pratique lorsque tu es introvertie parce que sans sac tu te sens nue et tes bras pendent le long de ton corps et ça se voit que tu es mal à l’aise. Le sac est un peu le meilleur ami qui te soutient en toutes circonstances, il contient tout ce qu’il te faut pour survivre.

J’ai donné beaucoup de sacs à main ces dernières semaines parce que j’essaie d’adopter un mode de vie plus minimaliste, malgré tout il m’en reste une trentaine… Et j’ai hésité entre trois sacs pour ce billet (oui ma vie est compliquée je sais c’est terrible, n’est-ce-pas ?). J’ai acheté celui-là chez Stradivarius il y a trois mois, il m’a coûté une misère et je le trouve parfait. Je n’aurais jamais pensé porter un sac blanc parce que je n’aime pas le blanc. Mais depuis 6 mois je découvre que j’aime des choses que je détestais avant… si ça se trouve un jour on me verra avec des chaussures blanches ? (non, quand même, il ne faut pas exagérer !). Mon sac blanc a une taille parfaite, son design a été inspiré d’un sac Kenzo mais il ne contient pas de cuir (parce que je suis vegan).

De bas en haut, il y a :

Mon porte carte bancaire (je n’ai pas de porte monnaie parce que je paie absolument tout avec ma CB)

Mon parfum roll-on Pacifica au citron de Malibu (lol) acheté à Los Angeles, j’adore l’odeur

Ma mini brosse à cheveux parce qu’on n’est jamais à l’abri d’un coup de vent

Des Skittles au cas où crise d’hypoglycémie ou petite dose de sucre en fin de repas

Mon mini stylo rose accroché à mon sac (acheté chez Hema). On a toujours besoin d’un stylo !

Mes clefs avec ma tour Eiffel, mon Snoopy, mon étoile d’Hollywood avec mon prénom, mon décapsuleur, mon Lego Wonder Woman…(ça pèse lourd tout ça).

Mes lunettes de soleil Vivienne Westwood vintage puisque achetées en 2010 je dirais..

Mon roll-on anti stress de chez Tata Harper, c’est un mélange d’huiles qui apaisent les crises de panique, les chocs émotionnels etc Il faut en mettre un peu sur chaque poignet. Je suis ce genre de personne à adorer ce genre de produit mais très honnêtement, si ça sent bon, je n’ai pas le sentiment que ce soit efficace (mais je crois que les plantes ne me font pas d’effet, ado je prenais de l’Euphytose et ça ne me détendait pas du tout, ça ne me faisait rien en fait…).

Un paquet de mouchoirs (tellement indispensable !)

Mon Iphone 7 (il est léger mais il n’a pas de prise jack, et apparemment désormais les prochains Iphone n’en auront pas, je garde donc mon 6S Plus que je trouve très bien, j’utilise les deux en fait mais j’ai pris la photo avec donc pas dessus…).

Ma pochette qui contient : une poudre de soleil de chez Hema (Hema ne teste pas sur les animaux et ça coûte une misère, youhou !), un kabuki (le pinceau de chez e.l.f en poils synthétiques) et mon mini miroir avec un chat dessus acheté sur Etsy. Depuis que je suis rentrée de Californie, j’ai décidé d’entretenir mon bronzage avec cette poudre qui fait un joli teint. C’est fou comme on peut changer avec les années, je n’aurais jamais pensé aimer avoir le teint hâlé, je fuyais le soleil et je cherchais à avoir un teint cadavérique. Bref, j’ai bonne mine et c’est cool !

Un baume pour les lèvres parce que même si a priori je ne m’en sers pas trop l’été, on ne sait jamais… (il vient de chez Yes To Carrots et il sent le melon, une bonne raison de s’en tartiner les lèvres).

Habituellement il y a au moins un livre dans mon sac mais je n’arrive plus à lire. J’ai découvert les podcasts, je ne pensais vraiment pas que ce serait mon truc et en fait j’adore. Il faudrait que je fasse une liste de tous les podcasts que j’écoute, je ne sais pas si ça intéresserait quelqu’un…

Challenge du mois de juin #6 : « Racontez votre plus beau voyage »

Thème #6 : Racontez votre plus beau voyage ! Ça peut être un vrai voyage, à l’étranger ou à deux pas de chez vous, ça peut être un voyage intérieur/spirituel aussi. Faites-nous voyager !

J’ai la chance d’avoir beaucoup de très beaux souvenirs de voyage. Mais mon souvenir le plus fort, le plus romantique, le plus fondateur, c’est celui que je vais vous raconter. J’avais rendez-vous avec mon premier amoureux au Népal, plus exactement à Katmandou. C’était mon rêve d’aller au Népal, je rêvais d’une autre civilisation, d’aller dans les temples, d’entendre parler une langue que je connais pas du tout, j’avais envie d’aller dans un pays où les vaches ne finissent pas en steak parce qu’elles sont sacrées, je me disais que manger un dal bhat par jour me comblerait de joie plutôt que de me lasser. J’avais envie de rencontrer des jeunes de vingt ans comme moi, de voir à quoi ils rêvaient, eux. Je parle d’une époque où on commençait à voir des cyber cafés un peu partout mais personne n’avait encore de téléphone portable avec un forfait international à part les hommes d’affaire. Ce qui fait que quand tu avais rendez-vous comme moi avec quelqu’un à l’autre bout du monde et que comme moi tu n’as pas le sens de l’orientation, tu n’avais plus qu’à prier que tout se passe comme prévu…

J’avais fait une escale à Bangkok parce qu’il n’y avait pas de vol direct Paris-Katmandou avec Air France. C’est pour cette raison que je parle de « voyage fondateur ». C’est la première fois que je voyageais seule (aussi loin), la première fois aussi que je me rendais en Thaïlande. J’ai pris un plaisir fou à voyager seule, le sentiment de liberté que la solitude procure est devenu addictif à tel point qu’aujourd’hui quand quelqu’un veut partir avec moi, je suis gênée… Je préfère vraiment être seule à l’étranger (et même à Paris, je suis un incurable ermite !). Mon premier amoureux était passé par l’Inde et l’idée c’était de se rejoindre à Katmandou dans un hôtel qui s’appelait le « Century Hotel ». On était ensemble depuis un an, on ne vivait pas dans la même région, et là on se retrouvait après un long mois l’un sans l’autre puisqu’il était parti seul en Inde juste avant. J’étais épuisée par le long voyage puis l’escale d’une nuit à Bangkok où je n’avais pas pu fermer l’œil (je m’étais retrouvée dans un hôtel de passe, longue histoire que je raconterais une autre fois). Surtout, c’était la première fois que je vivais une histoire d’amour. J’avais déjà aimé mais je ne m’étais pas déclarée par timidité, à l’inverse des garçons étaient amoureux de moi mais je les avais ignorés.

J’étais amoureuse, j’avais hâte de retrouver mon amoureux mais je n’avais aucun moyen de communiquer avec lui, je savais juste que le « Century Hotel » se trouvait dans Freak street, le quartier le plus touristique, qui avait connu des tonnes de vrais hippies dans les années 60. Le taxi m’avait déposé non loin de la fameuse Freak street et j’avais décidé d’aller à gauche un peu par hasard, j’avais avancé avec mon sac Lowe Alpine sur le dos, dans l’espoir de voir le nom de l’hôtel. Et pour une fois…c’est exactement ce qui était arrivé ! J’étais dans un état d’excitation extrême, je m’étais dirigée vers le comptoir de l’hôtel où j’avais baragouiné un truc dans je ne sais plus quelle langue, je cherchais à savoir si j’étais attendue. Je l’étais ! Dans un grand sourire, le jeune népalais m’avait proposé de monter jusqu’au dernier étage pour rejoindre celui qui m’attendait. Je me souviens de la sensation que j’éprouvais en montant ces escaliers très escarpés, très étroits, j’étais si épuisée et pourtant la personne la plus heureuse du monde. Quand j’étais arrivée en haut, il m’attendait, il rougissait. Il y avait tellement d’émotion que j’avais parlé très vite pour dire n’importe quoi, j’avais envie de sauter dans ses bras mais je n’avais pas osé et lui non plus, on s’était embrassé mais c’était moins passionné que ce que j’avais espéré. Puis, dans la petite chambre, on s’était assis, on avait regardé autour de nous puis on s’était regardé. Je souriais tellement que j’avais mal à la mâchoire. Je me souviens avoir pensé « Toute ma vie je me souviendrais de ce moment, même si ça ne marche pas, même si on se quitte, même si un jour on se déchire ». J’avais vingt-deux ans et malgré tout l’amour que je ressentais pour lui, je savais déjà que ça ne durerait pas, je savais déjà que le prince Charmant, ce n’était que pour les contes de fées (autrement dit, oui, j’étais déjà cynique).

Il fait chaud (et tous les jours c’est pareil…)

J’ai eu le malheur de sortir de chez moi à midi. Il faisait déjà 32 degrés. Je ne suis pas allée bien loin, j’ai marché 30 mn en tout mais je suis revenue avec les marques de mes sandales sur les pieds (merci maman pour ma peau mate à la con)(en bonne connasse, j’aurais rêvé avoir une peau diaphane, presque maladive, une peau très blanche c’est à mes yeux ce qu’il y a de plus élégant sur cette Terre, et si la personne a également des cheveux blonds presque blancs, je suis capable de l’épouser sans lui avoir adressé un mot -homme ou femme, peu importe à ce stade).

J’ai mangé très exactement 8 glaces à l’eau parce que je ne vois pas ce qu’il y a de mieux que les glaces à l’eau. Les chats ont passé la journée allongés en vrac dans la salle de bain et dans la cuisine, seuls endroits où il y a du carrelage et donc un semblant de frais. J’ai écoulé un brumisateur entier, le seul chat qui ne part pas en courant quand j’actionne le bouton, c’est Zach, il attend patiemment son pschitt d’eau tel un gentil petit animal docile ❤

Excédée par la chaleur qui ne semblait pas baisser, j’ai fait couler un bain froid. Quand je me suis glissée dedans, j’ai redécouvert la sensation de froid avec bonheur ! Je suis restée dans l’eau froide pendant 15 mn avec un chat comme seul spectateur. Depuis, je m’y replonge toutes les heures. L’objectif c’est de se rafraîchir pour passer une bonne nuit de sommeil.

Aujourd’hui j’ai réussi quelque chose que je rate depuis des mois. Grâce à une certaine Jessica Lewis (magie des réseaux sociaux), j’ai pu faire un délicieux mug cake ! C’est vraiment un truc de glandue, tu mélanges les ingrédients directement dans le mug, tu mets ça dans ton micro-onde pendant 3 mn et hop ! c’est prêt ! C’était tellement bon et tellement facile à faire. Si le reste de ma vie pouvait être aussi facile, je m’en féliciterais… Évidemment j’ai eu droit à un commentaire d’une certaine « Alina » qui nous expliquait qu’elle ne cuisine rien au micro-onde parce que le micro-onde, je cite, « c’est de la merde ». Commentaire hautement constructif, donc. De la part d’une personne qui se teint les cheveux en roux avec des colorations toxiques, la remarque sur le micro-onde n’en est que plus savoureuse.

Je suis particulièrement en joie ce soir parce que je sais que dès demain on perd 10 degrés. Et je ne perds pas l’espoir de voir arriver un été merdique. Températures ne dépassant pas les 22 degrés, ciel brumeux, pluie, voilà ce que j’attends avec impatience ! Ça va arriver, je le sais, je le sens ! Et si ces températures démoniaques persistent, je jure que je m’achète une piscine gonflable pour enfants. Je vous ferai partager ça avec quelques photos bien sûr.

J’ai eu un souvenir d’une colonie de vacances la nuit dernière. Une fille dont j’ai oublié le prénom, je ne me souviens que de son short que je trouvais ringard (un bleu vraiment moche, et elle portait un haut corail avec, quelle horreur !), passait sa soirée assise à califourchon sur les garçons de la chambre d’à côté à…. leur percer les boutons blancs ! (si tu es à table, pardonne-moi). Ils se laissaient faire ! A croire que c’était une espèce de drague entre eux ? Est-ce-que c’est un truc que les ados continuent de faire ? Je me rends compte que depuis l’adolescence je ne comprends absolument rien aux rapports entre les hommes et les femmes. Non, rectification : je ne comprends rien aux êtres humains…

Decluttering, hippocampes chéris, « self love », chaleur diabolique et Jérôme Jarre en sauveur de l’humanité

En ce moment je fais une espèce de grand ménage de printemps, je désencombre à fond, j’ai donné un tiers de mes vêtements, j’ai ressenti un soulagement immense. Ça représentait près de 40 kilos de vêtements quand même. Il y avait un sac entier rempli de vêtements jamais portés, même pas une fois. Tout le monde me dit « Mais tu pourrais les vendre, tu ne vas quand même pas donner des vêtements de marque ». Bah si. Il fait encore 34 degrés aujourd’hui, je n’ai pas envie de me taper des allers-retours à la Poste pour quelques euros. Et puis donner c’est plus noble que vendre. Ce n’est pas comme s’il ne me restait rien à me mettre…

Je range aussi mes papiers, mes souvenirs de voyage, tout ce que je mets nonchalamment dans un tiroir que je prends bien soin de ne jamais ouvrir. Il y avait plein de cartes postales. Je ne les garde pas, je les jette systématiquement. Que voulez-vous que je fasse d’une carte postale ? Elles sont moches en plus. J’aime en envoyer mais je déteste en recevoir.

Dans un autre registre, j’ai vu un hippocampe mettre bas et c’est de loin la vidéo la plus fascinante que j’ai eu la chance de voir cette année. Le mâle hippocampe peut expulser jusqu’à 1800 bébés ! Beaucoup plus beau qu’un accouchement humain (parce que chez les humains ça se termine dans la merde).

Avant j’adorais Instagram mais je n’y mets plus les pieds, je suis fatiguée par cette vague de self love, un concept fallacieux créé par les pouffiasses qui ont envie de montrer leur corps sans l’assumer. Ce que je préfère c’est le bla bla qui va avec. Du genre « S’aimer c’est important les girls ! On n’a qu’un corps, il faut le chérir et non je n’ai pas honte de m’exposer, je dis stop au patricarcat et je me montre si je veux parce que mon corps m’appartient ! » Gna gna gna. Et ça se dit « féministe »… Écoute ma chérie, on voit bien que t’as juste envie de montrer ton boule et je n’ai aucun problème avec ça mais se chercher une excuse avec ce hashtag #selflove, c’est un peu triste… Et non ce ne sont pas que les gamines de 17 ans qui font des selfies de leur corps, les trentenaires aussi ☹ Globalement je trouve que le malaise est total sur Instagram quand tu postes un selfie ou une photo de toi parce que c’est la déferlante de « Mais t’es trop jolie ! » et l’autre répond « Non mais TOI tu es jolie », bref, ça se lèche la chatte (pardonnez ma vulgarité mais elle est ici nécessaire pour illustrer mon propos) et ça dégouline de cyprine…

Je suis en mode rageuse depuis ce matin, cette chaleur me flingue le cerveau et je suis à deux doigts d’acheter une piscine gonflable pour enfant et la mettre au milieu de mon salon. A deux doigts ! Je l’ai déjà fait par le passé et je dois dire que ça rafraîchit plutôt bien. Le problème c’est que j’ai deux chats qui adorent l’eau (ils sont là quand on prend une douche, véridique !). Les deux autres s’en foutent mais je me dis qu’à bien y réfléchir ça peut faire une jolie photo de famille. A propos de photos, ça y est j’ai pris rendez-vous avec la professionnelle pour faire des photos de moi. J’angoisse complètement, je déteste qu’on me prenne en photo, je n’ingère plus que du thé glacé depuis que j’ai pris rendez-vous. Je me rassure en me disant que quand je serais ridée jusqu’aux genoux, je regarderais ces photos en me disant que j’étais pas si mal (on peut rêver).

Est-ce-que toi aussi cher lecteur tu saisis l’absurdité de faire caca dans de l’eau potable alors que des milliers d’enfants Somaliens meurent parce que justement ils n’ont pas d’eau potable ? Pourquoi les médias s’en foutent des Somaliens qui crèvent ? Pourquoi c’est encore des citoyens lambdas qui s’organisent et font venir de l’eau potable là-bas sans aucune aide d’un gouvernement quelconque ? (je pense à Jérôme Jarre que j’aime vraiment de plus en plus) Encore une raison supplémentaire pour arrêter de voter pour des gros cons avides de pouvoir (coucou Emmanuel, je parle de toi !). Il faut aider les gens qui font, pas ceux dont le métier est de te faire croire qu’ils vont faire. Si tu veux participer, c’est ici : https://www.gofundme.com/LOVEARMYFORSOMALIA

Jérôme Jarre et "little trouble"

Jérôme Jarre et « little trouble »

Challenge du mois de juin #5 : « Mots préférés et mots détestés »

Thème #5 : Avez-vous des mots préférés ? Et des mots que vous détestez ? Parlez-moi de ces mots, dites-moi pourquoi, comment, je veux tout savoir (au moins 3 mots qu’on aime et 3 mots qu’on déteste).

On va commencer par les mots que j’aime, il y en a tant !

Feuler : si tu n’as pas de chat, tu ne sauras peut-être pas ce que veut dire ce verbe. J’aime ce mot parce qu’il y a « feu » dedans et c’est un peu comme un feu qui crépite quand mon chat se met à feuler sur un autre chat, il crache son mécontentement, il crache pour défendre son territoire.

Interlope : j’adore ce mot qu’on n’entend pas assez à mon goût. Quand on lit ou entend le mot, je trouve qu’on ne s’attend pas du tout à sa signification. « Interlope », c’est tout ce qui est sous-terrain, louche, illégal (et non pas un animal qui serait un genre d’antilope haha).

Ataraxie : j’adore ce mot parce qu’encore une fois, sa signification ne correspond pas du tout à la manière dont il sonne, à ce qu’on s’imagine. On imagine une maladie grave ou un TOC terrible et c’est tout le contraire, l’ataraxie c’est le bien être à son summum, la tranquillité de l’esprit, c’est littéralement « l’absence de troubles » en grec et c’est une notion philosophique chère à Epicure.

Pouffe : je suis très énervée quand quelqu’un parle d’une « pouffe » et l’écrit « pouf ». Parce qu’un « pouf » c’est un petit tabouret bas alors qu’une « pouffe » c’est une femme vulgaire qui parle fort et cherche l’attention de façon désespérée. Pour moi, c’est la pire insulte qui existe pour une femme. J’aime la sonorité du mot, ça sonne un peu comme un souffle, comme une claque, c’est rapide, cinglant, exactement comme une insulte ! J’aime bien « Pouffiasse » aussi mais je préfère « pouffe » 😊

Macchabée : j’aime à la fois la façon dont s’écrit ce mot et sa prononciation. Je préfère ce mot à « cadavre » qui n’a rien de mystérieux.

Exsangue : malheureusement ce mot n’est pas assez utilisé ! « Exsangue » c’est littéralement « qui n’a plus de sang », on parle donc de quelqu’un qui est très pâle, livide et par extension de quelqu’un qui n’a plus de force, qui est vidé.

Les mots que je déteste :

Hiérarchie : je n’aime pas beaucoup les mots qui se terminent par « chie »…Mais « hiérarchie » est bien le pire. C’est un mot très moche, tout simplement. Et je déteste ce qu’il représente, cette sacro-sainte hiérarchie à respecter dans le monde du travail m’a souvent rendue malade…

Concubinage : probablement l’un des mots les plus moches qui pourtant est censé signifier un truc qui peut être vraiment beau : deux personnes qui sont ensemble et qui vivent ensemble sans être mariées.

Escalator : je ne comprends pas comment ce mot a pu se retrouver dans le dictionnaire, en fait c’est le nom d’une marque qui les commercialisait (je ne sais pas si elle existe encore…). On dirait un robot à la Terminator ou un médicament qui va te tuer ou le nom d’une tondeuse super puissante. Je comprends bien que « escalier mécanique » c’est long mais bon… Dans le même genre, je déteste aussi « frigo », je trouve ça moche et pas distingué, on dirait un prénom espagnol.

 

 

Challenge du mois de juin #4 « Collage en noir et blanc »

Thème #4 : On continue notre expérience du collage. Cette fois, le thème du collage c’est « noir et blanc », à vous de jouer ! J’ai hâte de voir vos réalisations !

Ce thème me fait penser à New York et aux gratte-ciels. Forcément. C’est beaucoup plus facile de réaliser un collage noir et blanc, en règle générale, c’est plus facile si on choisit une ou deux couleurs, quand on commence.

Sans surprise, on retrouve des buildings dans mon collage. J’aime beaucoup le contraste entre cette femme qui ferme les yeux et la lumière entre les buildings. Je n’ai pas passé beaucoup de temps à faire ce collage, j’avais juste découpé les bonnes images au préalable ! J’ai passé des heures et des heures à découper des magazines, il y a vraiment de belles images dans le supplément des Echos (que je ne lis qu’aux 1/3 ce qui est dommage parce que c’est vraiment un magazine de qualité). J’ai découpé des vieux magazines féminins de 2011 que j’avais stockés on ne sait pas trop pourquoi (enfin si maintenant on sait !). Je n’achète plus de magazines féminins mais j’ai envie d’acheter Sensuelle, est-ce-que quelqu’un connait ? « Le féminin qui met vos sens en éveil ». Je vais aller voir s’ils le vendent en bas de chez moi (je suis en mode ermite je ne sors que pour aller au Monoprix acheter du tofu, sale végétalienne que je suis huhu).

J’ai adoré pouvoir mettre une photo d’un chat blanc parce que j’adore les chats et celui-ci est spécial puisque c’est Choupette, la chatte de Karl Lagerfeld. Il faut savoir que ce sacré de Birmanie a en permanence deux personnes qui s’occupent de son bien-être, elle mange bio et fait maison, bref, elle a une vie de luxe. Normal pour une millionnaire me direz-vous (oui Choupette est plus riche que toi grâce à ses cachets en tant que modèle pour son maître bienaimé). J’adore quand Lagerfeld scande : « Je ne lui permettrais pas de faire des publicités pour croquettes, elle est trop sophistiquée pour ça, elle a quelque chose d’unique ».

Et cette veste pour homme en tweed, je trouvais rigolo de couper la tête de l’homme qui la portait. La falaise sur la droite, je trouvais que ça allait bien avec cette fille qui ferme les yeux, comme si elle avait le vertige. Finalement il n’y a que 5 éléments collés mais less is more je crois. Une chose est certaine : j’adore le collage, je ne m’arrête plus !