Challenge : écrire son journal pendant dix jours #Jour4

thelastonelastcamel

Aujourd’hui, j’ai remarqué que c’était une date importante pour moi, je regrette que ce soit la fin de la journée parce que j’aurais aimé fêter ça ! Il y a 365 jours, le 18 février, j’ai éteint ma dernière Camel devant la gare Saint Pancras à Londres. J’avais déjà essayé d’arrêter six fois mais j’avais le sentiment que la septième serait la bonne. J’avais largement eu le temps de faire le tour de la question. J’étais fatiguée par cette relation toxique avec cette foutue cigarette.

Je n’ai pas le souvenir que cette fois-ci ait été si difficile. Bien sûr les premières semaines sont abominables, le manque est très présent. Mais on s’y fait. Le plus important c’est de prendre la décision d’arrêter. Allen Carr explique dans son best-seller qu’arrêter n’a rien à voir avec la volonté. Lorsqu’on décide d’arrêter, lorsqu’on est prêt, lorsqu’on n’a plus de conflit intérieur, on n’a pas à faire appel à la volonté, on arrête naturellement.

Je peux tout à fait boire de l’alcool sans avoir envie de griller une cigarette. De toute façon la prochaine étape c’est arrêter de boire aussi ! Que me restera-t-il ? Un esprit sain dans un corps sain. Du moins, c’est ce que je souhaite. Je ne peux pas passer mon existence à insulter des personnes que je ne connais pas en vomissant au milieu de leur salon (j’ai oublié ton prénom meuf mais pardon, vraiment). C’est rigolo quand on a quinze ans mais pathétique ensuite. Une amie a retrouvé nos conversations MSN de 2008 et j’ai éclaté de rire quand j’ai appris que… je voulais me faire tatouer « Shameless » sur l’épaule ou dans la nuque. Le ridicule ne tue pas ? Hum. Je suis contente de ne pas avoir poursuivie cette idée saugrenue.

Je n’ai pas vu le film de Guillaume Canet, Rock’n’Roll mais je comprends parfaitement le thème dont il parle. Il arrive un moment où on n’est plus rock parce qu’on s’assagit, ça ne veut pas dire qu’on s’emmerde pour autant. Il faut accepter qu’on ne puisse pas passer sa vie à pécho en soirée, à taper des traces avec des inconnus, à boire des cocktails aux noms chelous, à prendre des risques inconsidérés, à vivre comme si demain n’existait pas. On ne peut pas passer sa vie à se foutre de soi et de tout, on ne peut pas passer sa vie comme si on avait éternellement 23 ans. En tout cas moi, je ne peux pas et surtout je ne veux pas. Les autres font bien ce qu’ils veulent…

Pendant dix jours, j’écrirai mon « journal » en commençant par la phrase « Aujourd’hui, j’ai remarqué… ». C’est un exercice d’écriture proposé par l’écrivain (non je n’aime pas le mot « écrivaine ») Emily Gould que je suis sur l’application Skillshare que je trouve formidable : ce sont des cours en ligne pour apprendre des tas de trucs dans des tas de domaines. Si vous voulez participer, vous êtes les bienvenus !

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2 réflexions sur “Challenge : écrire son journal pendant dix jours #Jour4

  1. Je ne pourrai pas à l’application, mais j’ai longtemps vomi chez les autres, je suis resté Punk, encore aujourd’hui, d’ailleurs une copine me nomme toujours ainsi »Chef des Punks », mais je ne vomis effectivement plus comme avant et pour participer au projet PIND (Punk Is Not Dead), je n’y vois que des gens très abimés sur certains plans, mais très sains et très polis aussi, ils ne vient plus partout non plus ni ne crachent sur leurs amis….. Pour la copie, je pense qu’il te faut encore attendre une bonne dizaine d’années pour savoir, ça ne va pas te lâcher d’avoir envie de prendre une clope, c’est assez énervant comme truc…… C’est un peu comme ce desir/plaisir à se masturber qui vient sans cesse….. On cesse aussi de boire comme pour la clope, n’oublie pas que Pasteur considérait le bon vin comme un médicament, il ne parlais pas de l’alcool fabriqué servi dans le commerce…… Tu ne vas pas non plus cesser de manger du sucre et du gras quand même…….

    • Je pense que tu as mal lu. Je n’ai jamais dit que j’avais l’envie d’une clope, au contraire, je n’en ressens pas du tout l’envie, même quand je bois.

      J’ai bien conscience qu’une année ce n’est rien, surtout si l’on compare avec le nombre d’années où la cigarette a été ma fidèle alliée. Mais je sais que c’est la bonne.

      Quant au vin, je n’en bois pas, je n’aime que l’alcool blanc, dommage ! Je vais apprendre à boire mieux, ce sera déjà un joli pas en avant.

      J’ai cessé de manger du gras et du sucre lorsque ce sont des produits industriels et je me porte bien mieux. Quand je veux du sucré et du gras, je me fais un gâteau maison. Il faut dire que j’ai du temps !

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