Challenge : écrire son journal pendant dix jours #Jour3

Aujourd’hui, j’ai remarqué un décalage énorme entre l’enthousiasme dont je fais part lorsque je sais qu’on va chez Ikea…et mon exaspération quand je me retrouve prisonnière du magasin depuis cinq longues heures à la recherche du fauteuil Ekerö allée 36 place 12.

Je pensais naïvement qu’il n’y aurait pas grand monde chez Ikea un vendredi, c’était sans compter sur les gens qui prennent des RTT et décident donc de faire une « sortie en famille ». Il y avait beaucoup trop d’enfants en bas-âge en train de hurler, en même temps je les comprends, il fait environ 150 degrés, on se perd dans ce labyrinthe et si au départ l’expérience parait ludique, on finit par ne plus en pouvoir, les pieds usés par tant de va-et-vient.

Cela dit je ne comprends pas comment on peut emmener son enfant de deux ans qui visiblement marche avec beaucoup de difficultés chez Ikea. Si nous les grands on sort de là excédés, évidemment que pour eux c’est encore pire. En ce moment c’est carrément le fait de vouloir des enfants qui me dépasse et le fait de fonder une famille, la notion même de famille devrait être redéfinie. Pourquoi une famille ce serait forcément les « parents » (on note que « les parents forment une entité, il n’y a plus d’individualité) et l’enfant ou les enfants ? Mais je ne lance pas le débat, je n’ai pas le temps, mon bain est en train de couler et je compte bien me plonger dedans. Je me demande comment font ceux qui n’ont pas de baignoire, les pauvres. A chaque fois que je me glisse dans mon bain je pousse un « Ohlala mais quel bonheur ! ». Parce que ça fait partie des petits bonheurs du quotidien. Je devrais faire la liste de ces petits bonheurs parce que j’ai beau être une connasse, je sais les apprécier. La connasse apprécie les petits bonheurs de la vie, elle déteste juste les gens.

Le phénomène Ikea fait le même effet à tout le monde : tu viens pour certains meubles/objets précis et tu te retrouves avec le caddie plein de conneries, ça déborde de vases alors que tu détestes les fleurs coupées, on craque pour des nouveaux verres alors qu’on en a 150, oh un plaid, on n’a pas de plaid de cette couleur, si ? Non ? Et je me retrouve face à face avec le coussin Mattram, LE coussin chat noir et blanc que j’ai vu partout sur Instagram et j’hésite parce que j’aime les chats et j’aime bien le noir et le blanc puis je me raisonne avec l’aide de Monsieur. Non, ce n’est pas parce qu’il ne coûte que 4 € qu’on doit en acheter 12, et puis le côté graphique visuellement c’est usant et ça ne va pas du tout avec notre intérieur. Si on veut voir des chats, on n’a qu’à rester chez nous à observer les quatre qui y vivent. Malgré les presque six heures passées dans l’immense magasin, nous allons devoir y retourner parce que nous avons réussis à oublier des essentiels de notre liste (mais on a un nouveau tapis de bain beige -alors qu’on déteste tous les deux le beige…).

Pendant dix jours, j’écrirai mon « journal » en commençant par la phrase « Aujourd’hui, j’ai remarqué… ». C’est un exercice d’écriture proposé par l’écrivain (non je n’aime pas le mot « écrivaine ») Emily Gould que je suis sur l’application Skillshare que je trouve formidable : ce sont des cours en ligne pour apprendre des tas de trucs dans des tas de domaines. Si vous voulez participer, vous êtes les bienvenus !

coussinchatikea

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