Oslo, petit paradis

Quand on m’invite quelque part, en général, j’y vais. Alors quand l’hiver dernier, deux Norvégiens fraîchement rencontrés m’ont dit « Viens nous rendre visite à Oslo ! » eh bien…j’ai pris des billets et j’y suis allée début juin (parce qu’avant il fait très froid). Résultat, alors qu’il pleuvait à Paris, je me suis promenée la cuisse à l’air sous 30 degrés à la découverte de la capitale de la Norvège.

Je suis amoureuse d’Oslo. Voilà. C’est une ville qui n’est pas oppressante, c’est une ville où le vert est à portée de main. C’est une ville qui ne ressemble pas aux autres et c’est une ville en devenir, on s’y promène à pied parce que ce n’est pas si grand. Ce qui frappe, c’est cette douceur de vivre. Les familles (nombreuses) se promènent au parc Frogner alors que nous sommes en pleine semaine et qu’il est 14h. La Norvège fait partie des pays les plus riches au monde et elle arrive en tête du classement des 20 pays où la vie est plus belle. En Norvège le salaire moyen mensuel atteint plus de 7000€, quant à l’assurance chômage, elle redistribue 87% de votre dernier salaire. Cette insouciance se ressent. Mes amis Norvégiens travaillent lorsqu’ils en ont envie, ils n’ont pas de qualification mais trouvent toujours quoi faire, et voyagent tout au long de l’année. Petits chanceux !

L’architecture, ensuite. Cet Opéra qui, depuis près de huit ans maintenant, semble glisser sur l’eau, c’est « de toute beauté » comme dirait mon père. C’est surprenant de retrouver de la poésie dans un bâtiment aussi lourd, aussi imposant. C’est peut-être sa prétendue simplicité qui le rend si élégant, avec l’eau pour le sublimer. On peut se promener sur le toit du bâtiment, avec une vue à couper le souffle sur le fjord d’Oslo. On sent la volonté des architectes de faire de ce building un lieu de rencontres, au-delà de sa fonction d’Opéra. Le musée d’art contemporain Astrup Fearnley, à deux pas du port Aker Brygge, a été inauguré il y a presque 4 ans et designé par Renzo Piano (l’architecte qui a réalisé Beaubourg à Paris). C’est un bâtiment aérien, lumineux, quand on se trouve à l’intérieur on peut observer les passants deux étages plus bas, on peut, entre deux toiles, voir l’eau qui scintille au soleil. Une vraie réussite. La ville d’Oslo s’est lancée dans un renouveau architectural qui n’a pas fini de nous étonner, d’autres bâtiments sont attendus, notamment la Bibliothèque Deichman, prévue en 2018 (j’ai hâte !).

Il suffit de prendre un bateau pour une quinzaine de minutes pour se retrouver sur une île où les Osloïtes (je répète : les Osloïtes) se précipitent lorsque les beaux jours arrivent. J’ai nommé Hovedøya. C’est une toute petite île avec de jolies plages et lorsque j’y suis allée, aucun touriste ! Nous avons refait le monde en observant les animaux courir sur le sable (parce que nous avons le point commun de ne pas regarder les humains mais les animaux). Sans chapeau, j’ai pris un méchant coup de soleil sur le nez. Si on m’avait dit que je bronzerais en Norvège !

Avant d’aller à Oslo, j’ai lu tout Ibsen, dramaturge norvégien internationalement renommé très en avance sur son époque, féministe avant l’heure et un peu un gros con dans la vie (comme tous les écrivains ? Vraie question). Lorsque j’ai su qu’il était possible de visiter son musée et sa dernière demeure, je n’étais pas loin des larmes de joie. C’est ainsi que je me suis retrouvée avec un couple d’allemands à écouter les anecdotes les plus farfelues de la vie d’Ibsen, dans ses anciens appartements de plus de 300m2 en plein cœur de la ville, en face du Palais Royal et son grand parc. Ibsen avait, dans son bureau, un portrait géant de son ennemi juré, l’écrivain suédois Strindberg, pour lui rappeler qu’il devait se surpasser. Quel ego !

Oslo  offre un un grand choix de musées, on en compte plus de 50 ! Si vous vous foutez éperdument d’Ibsen, je vous conseille le Norsk Folkemuseum ou le Musée des Arts et Traditions populaires Norvégien.  C’est le musée à visiter absolument si l’on fait un tour à Oslo, mes amis Norvégiens ont eu raison d’insister ! Situé sur la péninsule de Bygdøy, il présente 150 maisons qui constituent l’habitat traditionnel des différentes régions de la Norvège, c’est un musée en plein air, ce qui rend sa visite très agréable lorsque le temps est clément.

J’ai sûrement oublié de parler de beaucoup de lieux mais c’est simple j’ai tout aimé à Oslo. C’est une ville formidable avec des habitants formidables qui vous foutent la paix, je sais que je vais y retourner avant la fin de l’année. D’autant qu’un vol aller-retour coûte moins de 150€ quand on sait s’y prendre sur Norwegian qui a été élue meilleure compagnie low-cost au monde (je confirme : Easy Jet peut se rhabiller !).

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8 réflexions sur “Oslo, petit paradis

  1. J’avais adoré visiter Olso aussi, même si j’avais eu la bonne idée d’y aller en janvier ! (Glagla, -27° !)
    J’avais par contre été estomaquée par le coût de la vie ! Alors effectivement, les salaires sont très élevés, mais quand on voit le prix des loyers ou même du peu de courses que j’ai eu l’occasion de faire… Il vaut mieux ! Mais c’est vraiment une très belle ville, qui doit être totalement différente en été !

    • Comme je suis parisienne, je n’ai pas trouvé Oslo si cher que ça. Les restos c’est le même prix qu’à Paris, en revanche sur la bouffe, c’est vrai que certains trucs sont hallucinants (et d’autres beaucoup moins chers !). Je ne m’y aventurerais pas l’hiver mais ça doit être beau aussi !

  2. La vache! Et moi qui avait des à prioris à la con sur les Norvégiens… Je vais d’abord visiter leurs voisins mais Oslo (et Trondheim, tant qu’à faire) sera dans la liste d’endroit à visiter dans un futur proche.

  3. Hey, tu as enfin fait connaissance avec la Norvège ! Pour m’y être rendu il y a 3 ans, je ne peux que confirmer tes dires. Je vois que tu t’es rendue au Vigeland Park, tu as pris l’obélisque humaine en photo. Effectivement la ville respire le bon-vivre. Et sacrés musées. Le musée des drakkars et le Fram Museum sont également à voir. Par contre nous n’avions passé qu’une journée à Oslo, nous étions parti tout au nord du pays (du côté de Tromsø, Drøbak, Sommarøy). Et franchement entre les purs paysages et les aurores boréales, tu te moques bien de sortir par -15° (nous l’avions fait au mois de mars).

    Tu n’as pas testé le « spark », la luge norvégienne? C’est assez fun, mais mieux vaut savoir freiner parce que ça dévale efficacement les pentes. Mais pour se balader dans les villages c’est top.

    Ah oui Norwegian. nous avions envisagé de la prendre pour aller à New York. Effectivement elle avait l’air pas mal comme compagnie.

  4. Je m’y étais aventuré à l’occasion d’un périple jusqu’à Kirkenes tout là haut dans le grand nord où les moustiques ont la taille d’hélicoptères de combat. Et au retour je m’étais dit que finalement l’endroit avait décidément pour lui et les norvégiens aussi. (Ça ne m’a pas empêché ensuite de finir au bord de la méditerranée mais les gémeaux sont un peu borderline c’est connu 🙂 ). Ça doit être assez hors de tous les repères aussi hiver.

  5. Goddag,

    Pardonnez-moi ma chère, mais venant d’une personne férue de culture telle que vous, j’attendais bien plus de ce petit billet. En effet, j’ai beau relire, le passionné de Norvège que je suis (8 en LV2 au bac Madame, oui, par contre il faudra que je pense un jour à mettre les pieds dans le pays…) attendait un peu plus au niveau anthropologique, notamment concernant la femme norvégienne.

    Bien à vous,

    Caribou

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