Florence, ville-musée

J’avais visité la Toscane avec mes parents quand j’étais petite mais je n’étais encore jamais allée à Florence. J’ai pris l’habitude de préparer chaque voyage de manière un peu obsessionnelle, je parcours tous les guides, tous les sites, tous les blogs que je peux, mon programme est souvent millimétré même si finalement je ne le respecte pas toujours. Mais mon père m’avait prévenu « On ne marche pas six heures par jour, on va à Florence pour flâner, d’accord ? ». J’ai acheté un seul guide, le Cartoville qui est quand même le meilleur guide quand on part quelques jours, je l’ai vaguement parcouru si bien que lorsque nous avons atterri à l’aéroport de Florence, à part deux billets coupe-files pour les deux plus grands musées, je n’avais rien prévu.

Nous avons marché de la Gare Santa Maria Novella jusqu’à l’appartement en location et au bout d’une rue nous avons vu le Duomo, majestueux, comme un phare dans la nuit. Premier choc. Cette vision fut si surréaliste que j’ai ressenti le besoin de le toucher et c’est en continuant à marcher en sa direction que j’ai compris à quel point l’édifice étant grand. Cette première impression de la ville sera celle qui aura dominé ces quelques jours. Nous n’avons fait que de nous exclamer devant chaque bâtiment, chaque place, chaque fontaine, chaque œuvre, chaque coin de rue. Tant de beauté nous a usés psychologiquement. Je savais que lorsqu’on est triste, on se sent véritablement accablé, on n’arrive plus à marcher, on soupire. Avec une overdose de beauté c’est exactement la même sensation : on n’en peut plus. Qui sont ces génies capables de peindre de telles merveilles ? Les voiles des Trois Grâces de Botticelli semblent réels et plus on s’approche des œuvres et plus on est saisis par la maîtrise du coup de pinceau. Comment a fait Michel-Ange pour réaliser son David, sculpture de plus de 5 mètres et plus de 5 tonnes absolument parfaite dans les proportions ? Cela dit en lisant à ce sujet j’ai appris que c’était simple : il a dormi à même le sol avec son David pendant les trois ans de sa réalisation. Oh et il n’avait personne pour l’aider, enfin si mais en bon génie qui se respecte il voulait le faire tout seul….Il n’avait que 26 ans quand il a commencé. Moi à 26 ans j’étais oisive et je buvais des mauvais cocktails dans les bars et je papillonnais avec des mecs minables. Nous ne sommes pas tous égaux face au talent…

Nous avons marché plus de trois heures dans les Offices, il fallait regarder de tous les côtés parce que même les plafonds représentent des tableaux, on en a pris plein les yeux puis lorsque nous avons vu le David à la galerie de l’académie j’ai poussé un cri, ni plus ni moins. Si on m’avait laissé faire j’aurais dormi devant. Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau, d’aussi émouvant et voir le résultat que donnent mes photos est très frustrant. Aucune photo au monde ne peut retranscrire l’émotion que j’ai eue en le voyant.

Le reste de la ville est charmant, petite déception pour le Ponte Vecchio qui à mon sens n’a rien d’exceptionnel, de jolis ponts il n’y a que ça en Italie ! Les Florentins sont eux aussi beaux (décidément, quelle fatigue !) mais souriants et aimables avec ça ! (ça m’a changé de Naples…). J’ai adoré les sculptures de Jean-Michel Folon dans le parc de la rose et tout autant la vue sur la ville, j’ai adoré mangé de vraies bonnes pizzas mais surtout ce que j’ai adoré c’est de passer quelques jours sur les traces de nos ancêtres en compagnie de mon père. Souvent on me demande comment je fais pour supporter  de passer du temps en voyage avec l’un de mes parents (pas ensemble parce qu’ils sont divorcés en fait). Je me demande comment les autres font pour ne pas passer plus de temps avec leurs parents ! Je suis peut-être une connasse mais la famille c’est sacré (mes origines italiennes parlent héhé). Bon, par contre il va vraiment falloir réviser l’italien parce que pour le moment c’est assez pitoyable. La prochaine fois je saurais tenir une conversation ! Parce que je compte bien poursuivre ma découverte de l’Italie, la prochaine fois je me laisserais tenter par Bologne. Si quelqu’un a des plans, je suis tout ouïe 🙂

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13 réflexions sur “Florence, ville-musée

  1. Arf! J’ai passé un mois en Toscane et à part Florence tout m’a plu…., même loin de la Toscane, Comme Ravene avec les mosaïques et cette ville célèbre pour ses stupides courses de chevaux, où commence un James Bond… Mais Florence c’est assez pathétique au niveau des musées, J’y étais pour la plus grande exposition consacrée au Caravage il y a de cela quelques années: Une arnaque!! Que des copies…., jamais vu ça!!! La Ville est très Belle, certes, et il faut en rester là, j’ai bien mangé en Toscane, pas à Florence,…. Tous les Trésors de Florence sont ailleurs qu’à Florence, et c’est bien dommage…..

    • Je ne comprends pas qu’on ne puisse pas aimer Florence. Et dire que les Offices ou le David sont pathétiques, c’est une folie. En ce qui concerne la nourriture je crois que comme toute ville très touristique il y a beaucoup de mauvais mais aussi du bon, il faut juste chercher 🙂

      • J’avoue ne pas avoir trouvé de bons endroits où manger, ni vraiment cherché……., J’ai simplement trouvé meilleur et très bien au large de la ville….. Concernant les Offices, et cette année là, je vous certifie que nous n’avons eu à voir que des copies et après multiples entretiens avec le personnel ils ont convenu que la situation économique faisait que les originaux étaient ailleurs, mais plus aux Offices……Alors oui, c’est pathétique et puis sincèrement, moi et le tourisme ça fait deux.

      • Ha Ha Ha! Mais j’adore Toulouse, Munich, Sartène, Le Cap Corse, Munich, Berlin, Lyon, Marseille,n Paris, Lille, Bruxelles, Hambourg, Amsterdam, Sarragosse, Barcelone, Lisbonne, Porto, Sans Francisco, San Diého, Athènes, Los Angelès, etc., mais voilà, pas les lieux touristiques, pour tout vous dire lorsque j’ai passé un mois en Toscane, c’est à Prato que j’étais, Plus importante communauté chinoise du monde hors la chine, à trente bornes de Florence au milieu des pépinières, et ça oui, c’est dépaysant, et là, zéro touristes, le bonheur intégral….. Et puis vous savez quoi, mon idéal de voyage que je met en oeuvre systématiquement hiver comme été, c’est la tente deux secondes…….. CQFD! Loin de tout, en pleine nature de préférence….exemple: https://goo.gl/photos/K1X5gChvoLCRfviy6

  2. Pour moi Florence ce fût compliqué. Tous les monuments étaient noirs de crasse lorsque j’y suis allée. Je partageais ma chambre à l ‘institut Gould avec deux américaines étudiantes en psychiatrie. C’était l’été ou la ville avait décidé de nous mettre en garde contre le monstre de Florence.Il y avait avec des affiches collées partout sur lesquelles on pouvait lire ouvrez l’oeil en italien. Un soir, un gars me suivait en se cachant dès que je me retournais, sous les portes cochères. Flippant. Je croyais que c’était le monstre. Je me suis jetée sur un couple de touristes pour qu’ils me protègent. Bref, je n’avais qu’une envie celle de m’en aller. Pas de train. Donc bus jusqu’à Pise. Lorsque je suis arrivée à Nice après 10 heures de train, canicule, pas de place assise, ni eau potable plus un italien que je ne connaissais pas et qui voulait m’épouser, j’ai dit « fuck Firenze » mais en te lisant ça pourrait me réconcilier avec cette ville, tu vois.

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