Ce blog est en dépression

Ce blog est en dépression et si son auteur n’est pas encore complètement au fond du trou, elle accuse une mélancolie certaine doublée d’une envie de rien, mais vraiment rien. Elle est donc dans l’incapacité d’écrire quoi que ce soit, le rien n’étant pas un vrai sujet.

Statistiquement le printemps est la saison où il y a le plus de suicides, sachez-le. Pour éviter d’écrire ce genre de constats peu réjouissants, je décide de rendre mon tablier de blogueuse pour un temps indéterminé. Je suis un peu une connasse au chômage.

Hier un mec bourré me dit « Je t’aime » puis « Enfin… 50 % je t’aime et 50 % je t’aime pas », j’ai répondu « Moi c’est à 100% que je t’aime pas ». J’ai failli ajouter « connard » mais j’étais de bonne humeur, contrairement à aujourd’hui. C’est la seule anecdote un peu sympa que j’ai en stock, je suis désolée.

Ne me souhaitez pas du « courage ». Ça sonne faux. On ne se connaît pas. On ne se connaîtra jamais. Je ne veux plus voir personne. Il faut être très méchant pour souhaiter du « courage » à quelqu’un. Autant dire « Je m’en lave les mains de tes problèmes mais il faut bien que je dise quelque chose parce que socialement c’est ce qui se fait ». Socialement. Aller vivre sur une île déserte avec mon amoureux et mille chats sauvages. Là est peut-être mon salut.

D’ici là je vais m’énerver dans la vraie vie, je vais détester mes congénères dans la vraie vie, je vais critiquer et critiquer et encore critiquer tout ce que je peux de toutes mes forces, je vais lutter pour aller travailler tous les matins, je vais partir en vacances, et un jour « ça ira mieux ». Un jour.

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