Pourquoi j’ai profondément détesté vivre dans le Sud (de la France)

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[Avant que ce billet ne déchaîne les passions (il semblerait que les Sudistes ne comprennent pas qu’on puisse ne pas aimer le Sud), je précise qu’il s’agit de mon opinion (personnelle, donc) et qu’il s’agit aussi de mon blog et que rappelons-le, j’écris ce que je veux sur MON blog. Merci de votre attention.]

La Province, les Parisiens ont beau s’en moquer, il y a toujours un moment de leur vie où ils pensent à s’y installer sous prétexte que l’air y est plus respirable et les loyers moins chers. Le Sud fait rêver parce qu’il y fait chaud toute l’année (c’est faux, soit dit en passant). Je décidais un peu hâtivement d’aller vivre à Toulouse surnommée « la ville rose » ou « to lose city » en ce qui me concerne, ville qui m’avait charmée par sa douceur de vivre, son architecture et son canal du Midi. J’y suis restée bloquée cinq ans.

Le Sud, c’est petit :

En Province…il n’y a souvent que deux ou trois endroits pour sortir et tout le monde se connaît depuis…la crèche.  Et on adooore les rumeurs et autres commérages…  J’étais locataire d’un studio et mon propriétaire (qui vivait dans l’immeuble) s’est un jour plaint du  « ballet incessant d’hommes qui viennent dans la nuit » (j’étais au chômage, je vivais donc la nuit). Dommage parce que c’était toujours le même homme, en l’occurrence un ami qui préfère les garçons. En Province, facile d’avoir une réputation, moi j’étais la connasse parisienne un peu salope. Sympa.

Dans le Sud, le chômage t’attend

Il existe peu de villes de Province où il est possible de trouver un emploi. A Toulouse, on recrute dans l’aéronautique et l’aérospatiale. Dommage pour moi. Après avoir été au chômage puis être tombée bien bas en étant au RMI (ex-RSA), j’ai accepté des postes dans la vente mais j’étais tellement mauvaise que je ne suis pas restée. J’ai donc galéré pendant cinq longues années et j’ai même accepté des sondages téléphoniques et …du téléphone rose, c’est dire à quel point j’étais désespérée !

Dans le Sud, on n’est pas fan des Parisiens

A Toulouse, l’atmosphère est festive, on vient vous parler facilement, on a des tas de connaissances, surtout quand on égrène les bars (et ils sont nombreux, c’est une ville étudiante). Mais se faire des amis…c’est tout autre chose. D’autant que, c’est bien connu, en général les Provinciaux n’aiment pas beaucoup les Parisiens qui viennent s’installer chez eux. Autant le Parisien adorera le petit accent du Sud, autant le Provincial détestera tout ce qui vient du « Nord » (ça m’a toujours fait rire parce que pour moi le Nord c’est Roubaix, pas Paris mais passons…). J’ai gardé une amie Toulousaine, une seule. J’étais pourtant sociable à l’époque…

Dans le Sud, l’alcool sera ton BFF (Best Friend Forever)

Je n’ai jamais autant bu l’apéro qu’à Toulouse. Ce qu’il y a de magique avec les Toulousains c’est qu’ils prennent l’apéro tout le temps, du lundi au dimanche, peu importe si on bosse le lendemain. Je pense qu’ils doivent avoir des foies extraordinaires ou qu’ils sont des mutants, tout simplement. Si la première année j’ai souffert des lendemains de cuite, j’ai ensuite été capable de suivre le rythme. Jusqu’à ce que je me rende compte que je buvais beaucoup trop et qu’il fallait songer à arrêter. Sauf que personne ne comprend quand tu dis que tu ne bois pas ce soir. Ne pas boire est synonyme de folie. Déjà que tu n’es pas super bien entourée et que tu t’ennuies, tu prends le parti de continuer à picoler, pour oublier.

Dans le Sud, on s’ennuie

Je n’ai pas le permis de conduire. Chose inconcevable en Province ! Or, en Province, sans permis, tu es mort. Impossible d’aller « à l’océan » (haha) ou de visiter la région (c’est une très belle région).Tu es condamnée à te déplacer en métro qui, soit dit en passant, ressemble à un métro pour Playmobil® à Toulouse. Culturellement, disons que c’est assez pauvre, il y a des galeries mais beaucoup proposent des œuvres…discutables, quant aux musées, à part celui des Abattoirs qui est une vraie réussite, il n’y a pas grand-chose à voir. Alors on s’ennuie (et on reprend une rasade de Tariquet).

Conclusion : peut-être que pour apprécier le Sud, il faut y être né ? En tout cas, quand on me dit « Je ne pourrais pas vivre à Paris », c’est ce que je réponds « Je crois qu’il faut y être né ». Une chose est certaine : on apprend toujours à vivre ailleurs !

 
ArticlepubliéSobusygirls

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103 réflexions sur “Pourquoi j’ai profondément détesté vivre dans le Sud (de la France)

  1. Yep, je me suis inscrite sur wecomfrom hier soir, suite à la lecture des commentaires. Super initiative de sa part ! Je me rends compte que mon commentaire n’était pas très explicite sur Paris : je précise donc que je trouvais les gens à Paris plutôt agréables (prêts à aider quand on cherche une adresse, etc.). Bref, je n’ai pas trouvé très juste la réputation faite aux parisiens (qu’ils soient pur souche ou non, ce qui est un faux débat). Totalement d’accord sur le fait que c’est de la folie de devoir aller vivre quelque part en fonction de son métier. Je compte en changer parce que ce n’est plus possible pour moi que ça régisse ma vie de cette façon. Pareil, il faudrait que je trouve quelque chose que l’on peut exercer partout.

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