L’angoisse du dimanche soir

Tu sais, cette espèce de malaise qui commence le dimanche vers 17h, où tu te rends compte que tu n’as rien fait de ta journée, à part te moucher 150 fois, éternuer le double de fois et te plaindre parce que quand tu es malade, tu te plains tellement que tu te fatigues toi-même. L’heure avance et c’est pire, tu commences à réfléchir à des trucs qui ne servent à rien, du genre « Pourquoi je dois me lever déjà demain matin ? ». Alors qu’on le sait qu’il ne faut pas se la poser cette question, il faut se lever parce qu’on doit travailler, c’est tout, c’est comme ça, tous les êtres humains font la même chose. Sauf ceux qui ont assez d’argent pour ne pas avoir à travailler, justement. Mais il paraît que pour conserver ce qu’on a, il faut quand même travailler, même quand on est riche, SURTOUT quand on est riche. Alors voilà, tu réfléchis à ça, au travail, à ton nouveau travail chez cet homme qui est aussi brillant que farfelu. Une vraie diva (oui, il est gay). Par exemple, il ne supporte pas que ses employés portent du vert. La couleur verte est proscrite au bureau. Quand on te l’a dit, à ton arrivée, tu as cru que c’était une blague, un bizutage, mais non, c’est un fait. Alors c’est compliqué pour toi parce que le vert, c’est la couleur que tu préfères et la couleur qui domine dans ton dressing. Chaque matin, tu peines à trouver un vêtement qui n’est pas vert, résultat, ta première semaine, tu n’as porté que du noir.

Dans ton cerveau, ça fait « J’y vais pas demain, je peux pas, je suis malade, j’ai une sale gueule, je suis épuisée » puis « Tu y vas, c’est comme ça, tu ne peux pas te permettre d’être absente un lundi matin après une seule semaine de taf, personne ne fait ça, jamais ». L’ange et le diable sur tes épaules qui se battent sans que tu ne puisses rien faire. Dans ces moments-là, tu aimerais que Delphine soit là. La cartésienne, celle qui te disait « Arrête de réfléchir, tu te lèves et t’y vas, je t’attends, tu te dépêches ! » sur un ton qui ne te laissait pas le choix. L’autorité. Les amis ont le droit d’être autoritaires avec moi, je crois. Je suis un tel cas soce quand il s’agit du travail…

Après je me dis qu’il faut que j’arrête de penser à ça mais mon connard de cerveau va vite, trop vite, et j’enchaîne sur les deux dernières semaines, je me fais un débrief avec moi-même. Je me branle le cerveau ouais. Ce qui ressort de tout ça c’est que j’ai peur. Et ça m’emmerde d’avoir peur, parce que la peur c’est pour les faibles. Je peux être chiante, lunatique, snob, que sais-je…mais avoir peur, non, j’ai pas envie. Et pourtant…peur de faire un AVC parce que j’ai repris la clope et que je prends la pilule, peur de perdre les gens que j’aime, peur d’être encore déçue par des personnes que je considère comme des amis (et ils sont peu nombreux), peur de me mentir à moi-même, peur de voir s’envoler mes certitudes. D’ailleurs, c’est bien, d’avoir des certitudes ? Je ne sais même plus.

J'essaie de me détendre en regardant des photos de chats et j'aime beaucoup ces deux-là, ils sont rigolos <3

J’essaie de me détendre en regardant des photos de chats et j’aime beaucoup ces deux-là, ils sont rigolos ❤

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2 réflexions sur “L’angoisse du dimanche soir

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