Le Jour du Seigneur ou pourquoi je préfère les chats aux enfants

Comme je plains les heureux ( ?) propriétaires d’enfants parisiens turbulents dont ils ne savent que faire le jour du Seigneur parce qu’à part dans le 7ème (et merci mais je n’y vis pas), plus personne ne va à l’église. Il faut bien les occuper ces petits amours à la morve collée au nez en permanence peu importe la saison. Mes charmants voisins au-dessous ont trouvé comment faire, eux. Ils vivent au rez-de-chaussée alors ils se sont dit « Tiens, comme il y a une mini cour intérieure, et si on décidait qu’elle était à nous ? ». Et c’est ce qu’ils ont fait sans que personne ne dise rien parce que franchement on s’en fout, si ça peut leur faire plaisir de se donner l’illusion d’avoir un pavillon à la campagne avec leur ridicule cour de 30m2 aménagée avec une table, des chaises et même des bacs à fleurs et des lampes murales pour pouvoir dîner sous cette douce lumière le week-end (et on entend leurs conversations tellement nulles, ils sont tellement beaufs, franchement ils devraient déménager en banlieue, c’est ce que les familles font).

C’est dimanche, chouette, la maman peut jouer au ballon avec Maylis et Mathis pendant que le père écoute Zaz dans le salon (je ne savais même pas qu’on pouvait encore écouter Zaz en 2017). Moi qui suis discrète, je ne comprends pas qu’on puisse ainsi s’afficher aux yeux de tous, il suffit qu’on ouvre notre fenêtre pour les voir en famille en train de faire les devoirs sur la table ou ricaner à moitié ivres avec des amis tout aussi nases qu’eux (et moches en plus, encore si le paysage était intéressant mais même pas !). Chance, ce sont des français très conventionnels, il se lèvent tôt et finissent leurs dîners arrosés tôt également, il ne faudrait pas chambouler leur rythme houlala. Mais tout de même on entend tout ce qu’ils disent et ils semblent adorer ça, je ne vois pas d’autre explication. Ils ne sont pas INFP eux, ah ça non ! Ils doivent être super extravertis et super pas intellos, c’est quelle combinaison de lettres, ça ?

Heureusement ils savent s’arrêter pile au moment où je sens que je peux faire un massacre (par exemple, là ils ont dû aller au parc, je ne les entends plus). Sachant que je suis lâche, le massacre consiste à appeler la propriétaire pour me plaindre (et elle m’adore parce que je suis old school, j’envoie mes vœux en début d’année, oui, par courrier postal, les timbres, vous vous souvenez ?). Mon immeuble appartient à une veuve qui possède une dizaine d’immeubles à Paris, et elle les gère d’une main de fer du haut de ses 86 ans (son fils unique désespère de récupérer son héritage). Elle a déjà réussi à virer un homo exubérant et mélomane qui jouait du piano de minuit à 7h du mat’ avec des amis en buvant du vin (c’est ce qu’on m’a raconté). Un jour quelqu’un a sonné à la porte et lui a cassé la gueule en lui disant « Demain t’es plus là » ou un truc du genre, ambiance thriller, et ça a marché !

Avec les vacances scolaires qui approchent j’avoue que je commence à m’inquiéter un peu même si j’ai la chance de pouvoir me réfugier dans une autre pièce qui ne donne pas sur cette cour. J’ose espérer qu’avec deux gosses ils vont partir à la Baule chez les grands-parents ou dans leur résidence secondaire inexistante. La petite fille m’exaspère avec sa petite voix haut perchée, quant au fils, il constitue tout ce que je déteste : il est bruyant, complètement abruti, il adore jouer au ballon, il ne porte que des joggings, il râle et en plus il ressemble au père (c’est-à-dire à rien en fait). Je vous épargne la mère parce qu’elle cumule voix nasillarde, ne sait pas s’habiller, a un rire horrible qui résonne (forcément elle rit dans la cour, pas dans son salon cette conne), c’est le genre qui doit avoir à peine 40 ans mais qui fait déjà usée. C’est pour des femmes comme elle que le maquillage a été inventé je pense, même si les gros paquets de mascara qu’elle met sur ses cils étouffés ne la rendront jamais jolie mais juste encore plus moche, la pauvre femme. [ N.B : mon mec me demande ce que je fais, je réponds « j’assassine les voisins via le blog » et je vois qu’il pense « tant mieux au moins cette colère ne tombera pas sur moi » haha <3]

On vit à Paris mais on ne croirait pas du tout y être. L’appartement ressemble à une maison de campagne avec sa cheminée en brique dans le salon et c’est si calme qu’on n’entend pas les bruits de la ville. C’est pour cette raison qu’on a eu un coup de cœur pour cet appartement qu’on a quand même mis trois mois avant de trouver (parce qu’en plus je voulais une baignoire et une cuisine américaine et des placards intégrés (la chieuse oui oui je sais). Une telle aubaine, ça n’existe plus de nos jours ! Alors forcément quand il y a un peu de bruit, je panique. D’autant que par le passé je n’ai eu que des problèmes de voisinage (voisins obsédés qui frappent chez toi trois fois par jour juste pour te voir, l’un d’eux m’a même écrit un mot d’amour qu’il a glissé sous la porte, mains courantes à la pelle au comico de quartier (la BAC est même venue une fois, c’est dire !), colle dans la serrure etc etc la liste est trop longue).

Depuis que j’ai vu le documentaire The Minimalists, je me dis que si ça continue, je vais vivre dans une mini maison et le tour est joué (je dis « je » parce que je n’ai pas encore mis Monsieur au courant. Hum). Un français a adapté les tiny houses américaines qui ont remporté un franc succès après la crise des subprimes, ce sont des maisons-roulottes qui ne font que 23m2 (économie de ménage, bonjour !) et qui ne coûtent que 40,000€ clé en main ! Pour éviter la claustrophobie il suffit d’acheter un terrain quelque part en France où il n’y a personne (la Corrèze, la Creuse ou la Lozère feront l’affaire avec leur densité proche du néant). Les chats arrêteront peut-être enfin de squatter notre lit, le canapé, la table à manger, le bureau, la baignoire vide (etc) pour vivre dehors et nous rapporter fièrement des souris mortes pour asseoir leur hégémonie. Peu importe ce que font les chats, ils ne seront jamais aussi pénibles que des enfants. Hashtag cats not kids.

Gueule de bois (bis)

Le week-end dernier je me murgeais la gueule en chantant très faux I Am The Highway (because 5 grammes dans le sang, 3h46 du matin) et aujourd’hui le suicide par pendaison de Chris Cornell est confirmé. Je n’arrive toujours pas à y croire, tout comme sa femme apparemment. Certes, le chanteur avait lutté toute sa vie contre diverses addictions, il disait qu’à 13 ans il était alcoolique (comme Julian Casablancas, comme des tas et des tas de chanteurs de rock qui ont réussi à devenir sobres et même à faire des mariages heureux et des enfants en bonne santé). Mais il était clean depuis une bonne dizaine d’années maintenant. Sa femme ne cesse de dire que jamais il n’aurait fait ça à ses enfants (tous adolescents, bon courage pour faire face à un parent mort par pendaison…). Se suicider c’est déjà assez douloureux pour la famille mais le suicide par pendaison, c’est tout de même extrêmement violent, et en même temps c’est le mode de suicide le plus fréquent chez l’homme (comme je l’ai peut-être déjà écrit ici en évoquant ma propre tentative de suicide -décidément c’est gai ce billet haha-, les hommes ne se ratent pas, eux).

Je résume la situation : il sort de concert, il est super heureux, il tweete un truc super positif, il prend son Ativan (il en prenait un par soir, en gros ça sert à lutter contre les crises d’anxiété), sa femme l’appelle, elle trouve qu’il mâche un peu ses mots quand il parle mais il lui assure qu’il a juste pris un ou deux Ativan de plus, rien de bien méchant. Sauf que quelques heures plus tard, il ne répond plus au téléphone. La sécurité le trouvera par terre allongé dans la salle de bain de son hôtel à Detroit avec quelque chose autour du cou, il se serait pendu.

Sa famille ne comprend pas et attend l’autopsie, tout comme les fans du chanteur qui sont consternés. Que s’est-il passé ? Est-il possible comme le dit sa femme que ce suicide soit dû à une overdose de médicament, est-il possible que l’Ativan donne des idées suicidaires (ce serait un comble mais c’est souvent le cas des médicaments…qui luttent contre la dépression). J’ai beau me dire que même s’il s’était drogué ce soir-là, même s’il avait pris de la coke, de l’héro, un mélange chelou en plus de son Ativan, il aurait fait une overdose mais il ne se serait pas pendu. Il ne reste plus que l’homicide déguisé en pendaison (difficile à mettre en œuvre mais plausible). Cette disparition c’est un peu un cauchemar pour moi parce que Chris Cornell c’est mon adolescence qui meurt encore et encore, les gens qu’on ne connait pas personnellement mais qu’on aime quand même peuvent-ils arrêter de mourir ? Je suggère à des artistes que je n’aime pas ou dont je me fous de mourir à la place de mes icones à moi, si Christophe Maé (ça répondra à sa question « Il est où le bonheur ? », qui sait ?), Véronique Sanson (elle est déjà vieille et a eu une vie bien remplie, ça suffit je pense), Céline Dion (oui Céline Dion je maintiens), Rihanna (aka la connasse qui porte des animaux morts sur son dos parce que c’est chic) devaient disparaitre, tout irait parfaitement bien pour moi, je ne serais pas en train de pleurer en écoutant Soundgarden.

Il avait 52 ans, merde. Il chantait mieux que tous les noms susmentionnés (oui, sa voix pouvait couvrir 4 octaves, c’est plus que Céline Dion !).

Il y a quand même quelque chose de positif dans cette journée : j’ai vu un chef d’œuvre : Mommy de Xavier Dolan. C’est un film parfait, du scénario en passant par la réalisation géniale, le montage, les dialogues, les acteurs (Antoine-Olivier Pilon est exceptionnel tout comme Anne Dorval et Suzanne Clément), c’est dur, c’est tendre, c’est tellement beau à voir, ce film restera graver dans ma mémoire. Ce qui est fou c’est que le thème « mère-fils, conflits etc » avait déjà été habilement réussi lors de son premier film « J’ai tué ma mère » et il réussit à reprendre le même thème en racontant une autre histoire, tout aussi brillante. Si seulement Dolan pouvait continuer à faire des films Québecois calice ! (ok j’arrête tout de suite, je ne suis pas crédible une seconde -si ma copine Odile de Montréal lisait ça elle aurait pitié de moi).

Je retire ce que j’ai dit sur Céline, grâce à Mommy je crois que je l’aime bien 🙂 Pardon, pardon, pardon.

Sinon ma nouvelle provocation c’est de me promener à la sortie des écoles avec ce sac (les mères sont outrées, j’adore)

Gueule de bois

Je me réveille tardivement et mon charmant IPhone 7 m’annonce que Chris Cornell est mort. La gueule de bois sans avoir bu la veille en quelque sorte. Le lecteur lambda ne saura pas qui est Chris Cornell sauf s’il est fan de James Bond puisqu’il a composé la musique de Casino Royale, peut-être le lecteur se souviendra-t-il du titre « Black Hole Sun » de Soundgarden dont il était le chanteur (cette chanson est exceptionnelle, si vous voulez mon avis).

Pour tout adolescent qui a pleuré la mort de Kurt Cobain, Chris Cornell était lui aussi un « chevelu » qui faisait du grunge dans son groupe Soundgarden (puis Temple of the Dog puis Audioslave) , il était, surtout, un chanteur exceptionnel avec une voix grave et sensuelle comme aucune autre et aura permis à des milliers d’adolescentes, au passage, de s’adonner à la masturbation grâce aux posters à son effigie trouvés dans les pages du milieu de Hard Magazine.

Je ne vais pour ainsi dire jamais à des concerts et je ne suis jamais allée à un festival. Je suis très mal à l’aise dans la foule, ça peut me créer de violentes angoisses. Mais quand j’ai vu il y a quelques années que Chris Cornell jouait pour la première fois son répertoire en acoustique au Trianon (places assises, idéale pour la phobique que je suis), j’ai pris mon billet et j’y suis allée seule.

Ce fut le plus beau concert de ma vie. En acoustique on ne peut pas tricher et je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes le plus discrètement possible sur certaines chansons. Il faut dire que comme beaucoup de rockers, Chris Cornell savait écrire de belles chansons d’amour qui te foutent le moral à zéro tant il savait résumer à merveille ce que toi tu as vécu… A la fin du concert il nous avait présenté sa petite famille, ses enfants et sa femme, parce que ses enfants trépignaient de récupérer leur star de père et qu’il avait fini par leur dire, « mais venez ! », les petits timides avaient dit « Bonjour » à la salle puis sa femme avait suivi. Ils faisaient très « famille parfaite », non seulement ils étaient tous beaux mais en plus ils avaient l’air authentiquement heureux.  Et Chris avait signé un autographe à tout le monde avec un petit mot gentil et je crois bien que je lui avais dit un truc super nul genre « We love you » les yeux pleins d’étoiles. Parce que oui, toute la salle l’aimait et c’était l’un de ses « moments Bisounours » où des milliers d’êtres humains sont en communion (c’est quand même plus puissant que lors d’un meeting politique ou pire, un rassemblement religieux).

A chaque fois qu’un artiste qui compte beaucoup pour moi disparait, je pense à ma propre disparition. Ou plutôt au temps qui passe et au fait que même si je ne m’en rends pas physiquement compte, je suis en train de vieillir. Même si je ne suis pas « vieille », techniquement on est toujours le vieux de quelqu’un. Quand j’avais 18 ans, je pensais qu’un homme de 27 ans était vieux. Par rapport à moi, forcément. Mais quand on parlait de quelqu’un de 45 ans, là, il était vraiment vieux (au-delà de 45 ans il n’y avait rien, tout simplement). Aujourd’hui, je suis toujours étonnée de constater que j’ai réussi à rester vivante après mes 27 ans. Je pensais sincèrement que je mourrais avant 30 ans et honnêtement j’ai tout fait pour : j’ai beaucoup bu, j’ai pris de la drogue, j’ai traîné avec n’importe qui, j’ai « pris des risques », j’ai été déprimée, j’ai pris des médicaments, j’ai failli mourir dix fois, en voiture, à l’étranger, en bas de chez moi, chez moi. Mes parents n’en savent rien, les pauvres… Et c’est un miracle si tous ces excès ne se voient pas (encore) sur mon visage. Je peux remercier mes bons gênes, merci papa, merci maman.

Hier soir, ma mère m’appelle et me raconte une anecdote. Mon beau-père lui demande si elle a lu le journal local et bien sûr, c’est le cas, elle le lit tous les jours. Il insiste « Est-ce-que tu n’as rien remarqué ? », ma mère feuillette le journal et ne trouve pas alors mon beau-père lui montre la page où il faut repérer quelque chose d’inhabituel. Mais ma mère ne trouve toujours pas et ne comprend pas. Et mon beau-père exaspéré lui hurle gentiment « Mais enfin regarde il y a une photo de ta sœur ! ». Effectivement, ma tante avait répondu à un micro-trottoir et donnait son avis sur je ne sais quoi et il y avait sa photo. Ma mère et ma tante sont fâchées depuis des années, tout comme je le suis avec mes cousines. Et ma mère me jure « Mais je ne l’ai pas reconnue ! Je ne reconnais pas ma sœur dans ce visage ! ». Intriguée, je lui demande de prendre une photo du journal et de me l’envoyer que je puisse me faire une idée. Et là, j’ai un choc. J’essaie de retrouver ma tante, cette superbe blonde qui faisait fureur sur la Côte d’Azur où elle a passé une grande partie de sa vie, j’entends encore les hommes la siffler à Saint-Tropez, c’est vrai qu’elle était si belle… Alors que toute sa vie, tout le monde lui a toujours donné au minimum 10 ans de moins, sur la photo, elle fait (enfin) son âge (63 ans). Sur la photo on ne voit que son visage aujourd’hui ridé qui est comme bouffi, c’est fou comme prendre du poids peut tout à fait modifier le visage : on ne dirait plus ma tante ! Je dois dire que ça m’a effrayée…. Et ma mère me dit en ricanant « Je suis en train de manger un gâteau mais je crois que je vais arrêter parce que cette photo me coupe l’appétit ». Oui parce que la véritable connasse parisienne, ce n’est pas moi, c’est ma mère ! (Maman si tu me lis, je t’aime !)

Challenge pas si con mais super créatif du mois de juin !

Contre toute attente, le challenge du mois de mars a eu un petit succès, je vous propose donc un autre challenge pour le mois de juin. Il va falloir faire preuve d’un peu de créativité et de beaucoup d’imagination et ça devrait bien se passer ! On va fonctionner comme suit : il y aura 2 challenges à relever par semaine, ça fait donc un total de 8 challenges à relever pour le mois. C’est moins qu’en mars mais j’ai des tonnes de choses sérieuses à faire en juin, et puis il va sans doute enfin faire beau donc vous serez moins motivées j’imagine (oui je mets « ées » parce qu’aucun homme n’a participé au challenge de mars, mes lecteurs sont majoritairement des lectrices, pourtant je croyais que les hommes aimaient les connasses ? Haha).

Première semaine de juin :

1/ Vous devez réaliser un collage qui vous représente. J’entends par là que ça peut être un collage qui vous représente physiquement, tout comme ça peut être un collage qui représente votre univers, ce que vous aimez dans la vie, ou encore un mélange des deux, peu importe. Il faut que ce soit personnel, en fait ! Et que ça permette à vos lecteurs de vous connaître un peu mieux. L’idée c’est de prendre votre collage en photo et de nous expliquer ce que vous avez voulu faire en quelques mots (300 c’est bien mais moins c’est pas grave).

Pour faire un collage, il ne faut pas grand-chose, des feuilles blanches, des ciseaux, un peu de colle, de vieilles photos, et des choses qui vous plaisent découpées dans les magazines dont vous vous servirez pour créer votre collage. Si vous n’avez aucune idée de ce dont je parle, regardez cette vidéo (elle ne dure que 3 mn), vous y verrez plus clair après ! Je suis novice dans cet art mais je peux vous dire que c’est extrêmement amusant et apaisant le collage ! Vous verrez !

2/ Vous vous souvenez des bouteilles à la mer ? C’est le même principe : je vous propose d’écrire 300 mots minimum à une personne inconnue qui recevrait votre bouteille à la mer. C’est l’occasion de parler de vous et de vos espoirs… Vous pouvez illustrer votre texte d’une photo, c’est comme vous voulez 🙂

Deuxième semaine de juin :

3/ Quelle est votre idée d’une journée idéale ? Racontez-moi ça, je suis curieuse. C’est personnel et ça peut donner des idées aux autres lecteurs 🙂 (500 mots minimum, c’est mieux)

4/On continue notre expérience du collage. Cette fois, le thème du collage c’est « noir et blanc », à vous de jouer ! J’ai hâte de voir vos réalisations !

Troisième semaine de juin :

5/Avez-vous des mots préférés ? Et des mots que vous détestez ? Parlez-moi de ces mots, dites-moi pourquoi, comment, je veux tout savoir (au moins 3 mots qu’on aime et 3 mots qu’on déteste).

6/Racontez votre plus beau voyage ! Ça peut être un vrai voyage, à l’étranger ou à deux pas de chez vous, ça peut être un voyage intérieur/spirituel aussi. Faites-nous voyager !

Quatrième et dernière semaine de juin :

7/On déballe son sac ! Je vous propose de déballer votre sac à main, de prendre une photo de ce joyeux bordel (c’est toujours le cas du sac d’une femme !) et de nous expliquer pourquoi tous ces objets sont dans votre sac et à quoi ils vous servent (je suis sûre qu’il y a deux ou trois choses inutiles ou étranges, non ?).

8/Faites le portrait de quelqu’un que vous aimez en 500 mots minimum (avec une photo, c’est encore mieux !). Présentez-nous quelqu’un de votre entourage, ou à défaut un acteur, chanteur que vous aimez et dites pourquoi, ça peut aussi être votre animal de compagnie, un personnage fictif, votre doudou, que sais-je encore !

Rendez-vous le 1er juin pour le début du challenge et merci par avance à celles (et ceux ? qui sait ?) qui participeront !

 

 

 

 

 

 

Sexisme ordinaire

Ohlala quel scandale, Brigitte Macron a 24 ans de plus que le président de la République son mari Emmanuel ohlallaaaaaa On en est sérieusement encore là ? Je ne parle même pas du fait que tous les jours des hommes ont 20 ans de plus que leur maîtresse/femme et que tout le monde trouve ça tout à fait normal (ou tout le monde s’en contrefout, bref, c’est un non-problème !).

Eh oui, une femme dans la soixantaine a le droit d’être séduisante et même d’avoir une libido de folie et même de forniquer à sa guise avec un ou plusieurs hommes, et même d’être mariée à une personne plus jeune, incroyable, je sais…

Décidément ce pays est décevant…

Quand j’avais 18 ans je sortais avec le frère d’une copine de colo, il avait 16 ans. Les copines se moquaient de moi parce qu’il était plus jeune, certaines étaient si fières de sortir avec des garçons dans la vingtaine, je me souviens de l’une d’entre elles qui sortait carrément avec un papa de 30 ans. Et moi j’étais là avec mon garçon de 16 ans. Soi-disant inexpérimenté parce que jeune, encore une horrible méprise, encore un préjugé stupide ! C’était très bien avec ce garçon plus jeune que moi (premier orgasme) disons que j’ai moins aimé quand il m’a larguée juste après avoir éjaculé sur mes seins (j’écris ce billet après avoir bu un peu de bière donc je préviens, il n’y aura aucun filtre, désolée hein…).

Mon amoureux actuel a 5 ans de moins que moi. Tous les hommes de ma vie étaient plus jeunes que moi. C’est un hasard pur. Ou pas. Je ne sais pas. Pardon mais je n’ai pas besoin d’un père de substitution, j’ai un père formidable que personne ne pourrait égaler, pas parce qu’il est meilleur que le tien de père, juste parce que c’est mon père et ça le rend unique. Puisque moi aussi je suis unique. Mon père m’a laissée libre. Certes, il pense encore aujourd’hui que je ne choisis par mes amoureux par hasard, qu’au fond, j’ai des difficultés à m’engager, donc techniquement, c’est plus facile avec un homme plus jeune. Il n’a pas tout à fait tort !

Avant mon amoureux actuel, j’étais dans une relation on and off avec un garçon de 19 ans. J’avais 31 ans. Je n’ai jamais pensé au fait qu’il était si jeune. Qu’il avait l’âge de mon plus petit frère. C’est aujourd’hui que j’y pense. Mais à l’époque je n’y pensais pas. Il était mûr pour son âge, à tous les niveaux. Son père était un artiste, comme le mien. C’est le genre de chose qui peut rapprocher. J’ai vu son intellect plus que son âge ou son physique. Le soir où je l’ai rencontré, mon BFF m’a dit « Mais il est affreux ! ». Il était peut-être affreux mais j’étais amoureuse de lui et j’ai vécu une histoire incroyable. Comme s’il n’y avait que les hommes plus âgés qui pouvaient nous « apprendre » des choses…La seule fois où j’ai eu une relation avec un homme plus vieux, comment dire…c’était un écrivain super mega connu, il avait 22 ans de plus que moi, il s’est endormi entre mes cuisses en plein cunni, il avait plus de connaissance que moi, c’est certain, c’était un intello pur jus, mais j’avais plus d’expérience de la vie que lui. Je peux dire sans rougir que je lui ai appris deux ou trois trucs…

Je devais avoir 22 ou 23 ans et j’avais une collègue de 20 ans qui sortait avec cet homme de 48 ans divorcé. Et je me souviens lui avoir dit « Mais tu te rends compte que quand toi tu seras au top de ta forme à 30 ans, lui il sera vieux, il aura 58 ans, presque 60…et tu imagines quand tu auras simplement 40 ans, il sera super vieux, il aura 68 ans quoi ! L’âge de ton grand-père aujourd’hui !!! ». Elle a largué le mec en question suite à mes réflexions, j’aimerais blaguer mais même pas. Je peux avoir mon influence diabolique…

Tout ça pour dire que chacun ses goûts… et que ce serait bien qu’on arrête de juger les autres, le couple des autres, parce qu’on n’est personne pour juger, et que non, la vie ce n’est pas ni « blanc » ni «noir », que les nuances existent et les crises et tout le reste mais au fond on cherche tous à être heureux et vraiment, vraiment, on fait ce qu’on peut…avec la seule vie qui nous est accordée. Si seulement on pouvait faire « reset » comme dans les jeux vidéo. Mais non….C’est là c’est maintenant et on fait ce qu’on peut bordel !!!

You only live once !

 

 

Je suis nulle avec la mort (et avec les gens)

Quand j’étais en vacances, mon mec m’a annoncé la mort de sa grand-mère. C’est tout à fait le genre de situation qui me met mal à l’aise : je ne sais pas quoi dire. Bien sûr que perdre quelqu’un c’est triste. Mais que dire, surtout quand on se trouve à 10000 km ? J’ai été nulle… Ce n’est pas que je manque d’empathie, c’est juste que je pense que c’était mieux pour elle de ne plus être là. Parce qu’elle était déjà partie depuis longtemps… Elle avait la maladie d’Alzheimer depuis six ou sept ans. Pour les proches c’est terrible parce qu’on est face à quelqu’un qui ne se souvient pas que vous êtes son enfant/ son petit enfant/ son mari. Justement son mari qui est décédé depuis m’avait dit « L’autre jour elle m’a dit que j’étais vraiment un bon ami et qu’elle était bien contente que je sois là ». Ils étaient mariés depuis cinquante ans… Je sais que ce que je vais dire peut paraître lâche mais je préfère qu’on me tue que d’être un poids pour ma famille, que de faire du mal à tout le monde en ne me souvenant pas des jours heureux. Je sais bien qu’on ne choisit pas mais je fais confiance à mes proches pour faire quelque chose si je perds la tête, si je suis tétraplégique, si je suis en état de mort cérébrale (il faudrait que je leur fasse une liste de tous les cas dans lesquels il faut m’abandonner à la grande faucheuse).

Je n’étais pas là pour la crémation mais dans deux semaines, on va à la campagne pour ouvrir le caveau familial et mettre l’urne de la grand-mère dedans. Et je suis extrêmement angoissée à l’idée d’assister à cette cérémonie. Parce que je ne sais pas quoi dire et que j’ai peur de dire ou faire quelque chose d’inapproprié. Parce que les moments solennels m’embarrassent. Aux enterrements de mes grands-parents, j’ai eu un fou rire. C’est nerveux. Je suis très sensible et j’aimerais être forte et prendre tout le monde dans mes bras mais je sais que je vais pleurer comme une madeleine, prise par l’émotion générale, et que je ne vais être d’aucun secours. J’ai le sentiment de ne pas être à ma place puisque je n’ai connu la grand-mère qu’avec cette terrible maladie, certes quand je l’ai rencontrée c’était encore possible d’avoir une discussion, même si ça ne durait pas longtemps, mais je ne garde qu’un vague souvenir d’elle. Elle était bienveillante, ça je le sais, et elle s’est intéressée à moi ; je me souviens qu’elle avait aimé l’un de mes bijoux et que c’était une femme qui souriait tout le temps. Je sais que c’est égoïste de ma part mais j’aimerais mieux rester chez moi que de passer ce week-end avec la famille de mon mec. J’y vais parce que sa famille c’est aussi la mienne même si nous ne sommes pas mariés. J’y vais aussi pour faire acte de présence dans un moment où on se doit d’y faire face tous ensemble. J’y vais surtout pour mon mec et pour sa mère, parce que je sais que ça leur ferait de la peine si je me défilais à la dernière minute (et on sait que prise de panique, j’en suis fort capable).

C’est très difficile d’expliquer que c’est angoissant pour moi ces moments qu’on doit passer à plusieurs dans la même maison. En général, on pense que j’exagère. Je n’exagère pas et c’est me faire violence que de passer un week-end où je me réveille avec plein de gens autour, où il faut dire « bonjour » et prendre les repas ensemble (en plus je suis végétalienne donc c’est compliqué pour tout le monde). Le côté colonie de vacances me déconcerte. J’ai beaucoup plus de facilités dans les petits dîners (quatre personnes maximum), d’autant que chacun rentre sagement chez soi après. Je ne peux pas dire que je prenne du plaisir à passer un week-end avec dix personnes, je veux dire, même quand ses personnes sont de ma famille ou mes amis. Je suis solitaire, quand on va à la campagne, ce que je préfère c’est aller voir les vaches dans le champ d’à côté et leur parler, où prendre les arbres dans mes bras, ou me promener sur le chemin derrière la maison. Je sais qu’une fois le week-end passé, je penserais que ce n’était pas si terrible mais je sais aussi que ce que j’aurais le plus aimé ce sont les discussions en tête-à-tête avec les uns et les autres, pas les grandes tablées où tout le monde parle. Je vais arrêter là parce qu’écrire sur le sujet ne fait que m’angoisser davantage ! (au secours, aidez-moi)

 

L’écriture ou la vie ?

En ce moment mon esprit n’est pas tranquille parce qu’il se passe beaucoup de choses en moi. J’ai deux ou trois obsessions, pour commencer. Beaucoup de mal à revenir à la réalité qui est mon quotidien parce que je ne me remets pas du décalage horaire, mais pas du tout. Je vais me coucher à 8h du matin et je me réveille à 13h, ce qui fait que je suis épuisée en permanence. Mon corps est encore à Los Angeles, heureusement ma tête est enfin à Paris, elle. Il y a du progrès.

Je suis obsédée par les palmiers. J’ai pris de si belles photos de palmiers, et je ne dis pas ça pour me vanter, pas du tout, c’est juste que là-bas il suffit d’attendre le coucher du soleil pour sortir son Iphone, et tu deviens photographe. C’est si beau. J’ai fait des collages de palmiers, parce que le collage, c’est mon nouveau truc, et je constate que plus j’en fait, meilleure je suis dans l’exercice. Dans quelques jours, je me fais tatouer un palmier sur l’avant-bras, un tout petit, pas quelque chose de tape-à-l’œil, ce n’est pas moi du tout. Juste un petit palmier sur ma peau pour me rappeler qu’il me suffit de le regarder pour être en vacances, un palmier comme un anti-stress, comme un rappel de merveilleux souvenirs. Et tant pis si la tatoueuse m’a dit « Le palmier est un motif très à la mode ». Pour une fois, je serai très à la mode, voilà tout !

J’ai enfin commencé à écrire. L’année dernière, j’ai écrit 50 pages d’un manuscrit que j’ai laissé tomber parce que je m’ennuyais en l’écrivant (ce qui est un bon signe pour arrêter). Je m’étais trop dispersée dans les personnages, la fin que j’avais choisie d’écrire ne me paraissait plus aussi formidable, bref, il fallait mettre ça de côté pour y revenir (ou pas) plus tard. Entre-temps j’ai arrêté de travailler (plus beau jour de ma vie !), je me suis promenée ici et là, j’ai surtout énormément glander, on ne va pas se le cacher, j’ai été égoïste, je n’ai fait que ce que je voulais, tout le temps (j’appelle ça « la vraie vie »). Ce soir, j’ai écrit mes deux cents premiers mots et si ce n’est pas beaucoup, c’est le début d’une nouvelle aventure, que je compte terminer cette fois, pour de bon. C’est le seul objectif que je me suis fixé cette année. Ah non pardon il y a aussi : avoir des abdos visibles au 31 décembre (et j’y travaille toutes les semaines avec beaucoup de joie, étrangement) (mais cette semaine j’étais tellement stressée parce qu’il fallait que je me mette à écrire, c’était urgent mais je repoussais l’échéance, que je n’ai quasiment mangé que du sucre : j’ai fait des cookies, des gâteaux, des gaufres, des tonnes de gaufres, résultat j’ai pris du bide et ça se voit, bravo. Mais comme j’ai commencé à écrire, c’est bon, je n’ai plus « faim », comprendra qui voudra…). Je profite de ce billet pour remercier S. de m’avoir dirigée vers les vidéos de Martin Winckler qui donne de précieux conseils pour écrire un manuscrit, il y en a 5, elles sont toutes disponibles ici (ça s’appelle un MOOC et c’est organisé par Draftquest).

L’écriture ou la vie, c’est un très beau roman de Jorge Semprun. C’est l’un des auteurs qui m’a passionnée quand j’étais adolescente et jeune adulte. Quand moi je parle d’écriture ou la vie ce n’est pas du tout pour les mêmes raisons. La seule fois où j’ai réussi à aller au bout d’un manuscrit (j’en parle ici), je me suis enfermée chez moi pendant deux ou trois mois, je ne sais plus, je n’avais aucune vie sociale. Je ne pensais qu’à ça, écrire, mon manuscrit. Cette fois je vais aussi essayer de vivre, même si cette fois encore, je ne pense qu’à ça puisque je note des idées à toute heure du jour et de la nuit, je fais même des rêves de ce que je vais écrire, on est dans l’obsession pure. Mais j’insiste : cette fois je vais essayer de vivre aussi. L’écriture et la vie. L’écriture dans la vie ?

C’est hors sujet mais depuis que je suis abonnée à la Lenny letter (c’est gratuit, c’est la newsletter de Lena Dunham, créatrice de la série Girls et de Jenni Konner qui travaillait aussi sur la série), je n’ai jamais été déçue par aucun article, c’est de grande qualité et je conseille à toute personne qui parle l’anglais de s’abonner (et si on souhaite progresser en anglais, ça me parait un bon moyen également).

Sinon je vais lancer un nouveau challenge pour le mois de juin, je publie le challenge le 15 mai, j’espère que vous serez nombreux à participer, plus on est de fous, plus on rit (et on est quelques fous par ici ^^).

Rien à voir non plus mais cette petite BD m’a vraiment fait rire parce que je suis cet ours vert ! (et à chaque fois que je relis la BD, ça me refait rire, c’est instantané).