Challenge : écrire son journal pendant dix jours #Jour5

Aujourd’hui, j’ai remarqué la gentillesse et le sourire désarmants de la masseuse avec laquelle j’avais rendez-vous. Je suis arrivée en avance (j’avais mal noté l’horaire…), on m’a plutôt mal accueillie, je déteste attendre, j’ai attendu 45mn, puis elle est arrivée avec son large sourire et ses dents parfaitement blanches, un sourire à la Britney. Je l’ai sentie authentiquement gentille et je me suis enfin relaxée.

Je ne suis pas fan des massages, je trouve difficile de se relaxer entre les mains d’un inconnu. Je crois que le fait que ce ne soit pas sexuel m’empêche de me laisser aller. Cette idée de se faire toucher sans que ça débouche sur un orgasme me laisse perplexe, je l’avoue. J’essaie de fermer les yeux, de me détendre, d’arrêter de penser à ce que je pourrais manger en sortant de là. C’est ce que j’ai fait cet après-midi, je restais complètement bloquée sur la perspective de pouvoir déguster un sorbet au citron chez Pozzetto rue du Roi de Sicile, je ne sais pas pourquoi.

Lorsque j’étais en Thaïlande, mes amis me disaient qu’il fallait absolument que je me fasse masser les pieds, que c’était un vrai moment de détente, que je ne pouvais pas être allée si souvent en Thaïlande sans jamais avoir été massée. Je me suis laissée convaincre et j’ai détesté ça. Je regardais la masseuse faire, j’observais sa technique, impossible de me laisser aller ! Elle a fini par me hurler « Don’t look at me ! Relax ! ». Mouais.

Ça me rappelle la fois où j’avais massé mon mec de l’époque en pensant que ça se finirait de manière beaucoup moins calme et il s’était endormi comme un bébé. Je m’étais retrouvée seule sur le lit avec de l’huile qui colle sur les mains, frustrée à mort.

Finalement je ne regrette pas d’être sortie de chez moi un dimanche. Pourtant c’est le jour où je reste cloitrée parce que Paris est à la fois envahie par les parisiens mais aussi les touristes et les banlieusards. Il y avait des familles partout, des gosses qui hurlent, des mamies qui marchent lentement, quelques types en jogging qui parlent fort, un beau ciel bleu, un inhabituel 12 degrés… Mais j’ai eu le sourire toute la journée. Normal. Moi demain je ne bosse pas !

Pendant dix jours, j’écrirai mon « journal » en commençant par la phrase « Aujourd’hui, j’ai remarqué… ». C’est un exercice d’écriture proposé par l’écrivain (non je n’aime pas le mot « écrivaine ») Emily Gould que je suis sur l’application Skillshare que je trouve formidable : ce sont des cours en ligne pour apprendre des tas de trucs dans des tas de domaines. Si vous voulez participer, vous êtes les bienvenus !

 

pozettoparis

Challenge : écrire son journal pendant dix jours #Jour4

thelastonelastcamel

Aujourd’hui, j’ai remarqué que c’était une date importante pour moi, je regrette que ce soit la fin de la journée parce que j’aurais aimé fêter ça ! Il y a 365 jours, le 18 février, j’ai éteint ma dernière Camel devant la gare Saint Pancras à Londres. J’avais déjà essayé d’arrêter six fois mais j’avais le sentiment que la septième serait la bonne. J’avais largement eu le temps de faire le tour de la question. J’étais fatiguée par cette relation toxique avec cette foutue cigarette.

Je n’ai pas le souvenir que cette fois-ci ait été si difficile. Bien sûr les premières semaines sont abominables, le manque est très présent. Mais on s’y fait. Le plus important c’est de prendre la décision d’arrêter. Allen Carr explique dans son best-seller qu’arrêter n’a rien à voir avec la volonté. Lorsqu’on décide d’arrêter, lorsqu’on est prêt, lorsqu’on n’a plus de conflit intérieur, on n’a pas à faire appel à la volonté, on arrête naturellement.

Je peux tout à fait boire de l’alcool sans avoir envie de griller une cigarette. De toute façon la prochaine étape c’est arrêter de boire aussi ! Que me restera-t-il ? Un esprit sain dans un corps sain. Du moins, c’est ce que je souhaite. Je ne peux pas passer mon existence à insulter des personnes que je ne connais pas en vomissant au milieu de leur salon (j’ai oublié ton prénom meuf mais pardon, vraiment). C’est rigolo quand on a quinze ans mais pathétique ensuite. Une amie a retrouvé nos conversations MSN de 2008 et j’ai éclaté de rire quand j’ai appris que… je voulais me faire tatouer « Shameless » sur l’épaule ou dans la nuque. Le ridicule ne tue pas ? Hum. Je suis contente de ne pas avoir poursuivie cette idée saugrenue.

Je n’ai pas vu le film de Guillaume Canet, Rock’n’Roll mais je comprends parfaitement le thème dont il parle. Il arrive un moment où on n’est plus rock parce qu’on s’assagit, ça ne veut pas dire qu’on s’emmerde pour autant. Il faut accepter qu’on ne puisse pas passer sa vie à pécho en soirée, à taper des traces avec des inconnus, à boire des cocktails aux noms chelous, à prendre des risques inconsidérés, à vivre comme si demain n’existait pas. On ne peut pas passer sa vie à se foutre de soi et de tout, on ne peut pas passer sa vie comme si on avait éternellement 23 ans. En tout cas moi, je ne peux pas et surtout je ne veux pas. Les autres font bien ce qu’ils veulent…

Pendant dix jours, j’écrirai mon « journal » en commençant par la phrase « Aujourd’hui, j’ai remarqué… ». C’est un exercice d’écriture proposé par l’écrivain (non je n’aime pas le mot « écrivaine ») Emily Gould que je suis sur l’application Skillshare que je trouve formidable : ce sont des cours en ligne pour apprendre des tas de trucs dans des tas de domaines. Si vous voulez participer, vous êtes les bienvenus !

Challenge : écrire son journal pendant dix jours #Jour3

Aujourd’hui, j’ai remarqué un décalage énorme entre l’enthousiasme dont je fais part lorsque je sais qu’on va chez Ikea…et mon exaspération quand je me retrouve prisonnière du magasin depuis cinq longues heures à la recherche du fauteuil Ekerö allée 36 place 12.

Je pensais naïvement qu’il n’y aurait pas grand monde chez Ikea un vendredi, c’était sans compter sur les gens qui prennent des RTT et décident donc de faire une « sortie en famille ». Il y avait beaucoup trop d’enfants en bas-âge en train de hurler, en même temps je les comprends, il fait environ 150 degrés, on se perd dans ce labyrinthe et si au départ l’expérience parait ludique, on finit par ne plus en pouvoir, les pieds usés par tant de va-et-vient.

Cela dit je ne comprends pas comment on peut emmener son enfant de deux ans qui visiblement marche avec beaucoup de difficultés chez Ikea. Si nous les grands on sort de là excédés, évidemment que pour eux c’est encore pire. En ce moment c’est carrément le fait de vouloir des enfants qui me dépasse et le fait de fonder une famille, la notion même de famille devrait être redéfinie. Pourquoi une famille ce serait forcément les « parents » (on note que « les parents forment une entité, il n’y a plus d’individualité) et l’enfant ou les enfants ? Mais je ne lance pas le débat, je n’ai pas le temps, mon bain est en train de couler et je compte bien me plonger dedans. Je me demande comment font ceux qui n’ont pas de baignoire, les pauvres. A chaque fois que je me glisse dans mon bain je pousse un « Ohlala mais quel bonheur ! ». Parce que ça fait partie des petits bonheurs du quotidien. Je devrais faire la liste de ces petits bonheurs parce que j’ai beau être une connasse, je sais les apprécier. La connasse apprécie les petits bonheurs de la vie, elle déteste juste les gens.

Le phénomène Ikea fait le même effet à tout le monde : tu viens pour certains meubles/objets précis et tu te retrouves avec le caddie plein de conneries, ça déborde de vases alors que tu détestes les fleurs coupées, on craque pour des nouveaux verres alors qu’on en a 150, oh un plaid, on n’a pas de plaid de cette couleur, si ? Non ? Et je me retrouve face à face avec le coussin Mattram, LE coussin chat noir et blanc que j’ai vu partout sur Instagram et j’hésite parce que j’aime les chats et j’aime bien le noir et le blanc puis je me raisonne avec l’aide de Monsieur. Non, ce n’est pas parce qu’il ne coûte que 4 € qu’on doit en acheter 12, et puis le côté graphique visuellement c’est usant et ça ne va pas du tout avec notre intérieur. Si on veut voir des chats, on n’a qu’à rester chez nous à observer les quatre qui y vivent. Malgré les presque six heures passées dans l’immense magasin, nous allons devoir y retourner parce que nous avons réussis à oublier des essentiels de notre liste (mais on a un nouveau tapis de bain beige -alors qu’on déteste tous les deux le beige…).

Pendant dix jours, j’écrirai mon « journal » en commençant par la phrase « Aujourd’hui, j’ai remarqué… ». C’est un exercice d’écriture proposé par l’écrivain (non je n’aime pas le mot « écrivaine ») Emily Gould que je suis sur l’application Skillshare que je trouve formidable : ce sont des cours en ligne pour apprendre des tas de trucs dans des tas de domaines. Si vous voulez participer, vous êtes les bienvenus !

coussinchatikea

Challenge : écrire son journal pendant dix jours #Jour2

Aujourd’hui, j’ai remarqué que je n’étais jamais aussi heureuse que lorsque quelqu’un me demande des conseils pour une première visite à New York. J’en parle avec passion, je me mets à la place de la personne qui pour la première fois verra le Flatiron ou le Chrysler et je ressens un enthousiasme démesuré : ce n’est pas moi qui pars.  Ah…les premières fois !

Pourtant je ne suis pas du tout tombée sous le charme de New York il y a 20 ans, mais pas du tout. Il faut dire qu’il faisait -15 degrés et que je n’avais alors jamais eu si froid de mon existence. Je me revois encore porter deux paires de collants et un jean par-dessus, ma mère et moi faisions toutes les boutiques de la cinquième avenue non pas pour faire du shopping mais pour être à l’abri, au chaud !

En ces périodes d’élection, j’adore lire les commentaires sous les articles de presse sur le net, souvent c’est bien plus intéressant que l’article lui-même, c’est souvent drôle ou à l’inverse effrayant. En tout cas, ça donne une bien meilleure idée de ce qu’est la France aujourd’hui que n’importe quel sondage…(et clairement on est mal barrés, je vous le dis !)

Aujourd’hui j’ai lu un article du Point qui m’a donné envie de vomir. Bon, il faut préciser que le Point et moi ne sommes pas vraiment copains, c’est un magazine que j’ai lu pendant deux ans et demi parce que mon ancien boss était abonné, il faisait donc partie des nombreux titres à disposition et si vous lisez mon blog, vous savez que je ne foutais pas grand-chose dans mon ancien taf, je lisais donc souvent le Point, consternée par tant de mauvais journalisme, de raccourcis et de malhonnêteté intellectuelle. Le Point c’est un peu comme Voici : on sait que c’est de la merde, mais on lit quand même les articles, à la limite de la fascination.

Cet article discrédite complètement le jeune Théo qui est quand même obligé de faire caca dans une poche parce qu’une matraque lui a violemment été insérée dans l’anus sur 10cm. On nous explique que Théo est un jeune homme violent qui était ce jour-là avec un dealer qu’il essayait de protéger, c’est ce qui est écrit dans le rapport de l’IGPN (la police des polices). Je ne sais pas si c’est vrai et je dois dire que je m’en fous pas mal. Quid du viol ? Cette matraque se serait donc immiscée toute seule dans l’anus de ce jeune homme ? On ne sait pas, voilà ce que nous dit ce formidable magazine qu’est le Point. « Selon l’IGPN, le visionnage des images enregistrées par les caméras de la ville ne permet pas de trancher en faveur d’une version (celle de Théo) ou d’une autre (celle des policiers) ».

Nous vivons donc dans un monde où des matraques attaquent et violent toutes seules des individus, comme par magie en quelque sorte ! Rappelons que Franz-Olivier Giesbert est le directeur du Point, il a écrit un livre en 2004 dans lequel il révèle avoir été violé par un voisin lorsqu’il était jeune et que cela a constitué pour lui un non-évènement. Non, pardon, un « évènement qui ne l’a pas bouleversé, n’a pas changé sa vie ». Inutile d’être diplômé de psychologie pour se douter qu’il n’est malheureusement jamais possible de considérer qu’un viol ne change pas sa vie, c’est faire preuve de beaucoup de présomption que de le penser. Je comprends qu’on puisse être dans le déni ou ne pas vouloir être une victime mais tout de même… Pas étonnant donc de constater que le directeur du Point publie cet article qui nie le viol de Théo. Les matraques se déplacent toutes seules dans les airs et violent des gens, faites attention, ne sortez pas trop de chez vous, vous risqueriez de vous retrouver avec 60 jours d’ITT !

Paris juste avant la pluie

Paris juste avant la pluie

 

Challenge : écrire son journal pendant dix jours #Jour1

Aujourd’hui, j’ai remarqué que j’ai beau me plaindre lorsque je fais mes exercices de fitness tous les matins, quand je ne fais pas de sport, je me sens moins bien. Je ne dis pas que je vais me transformer en fitness girl à la con (il n’y a rien de plus insupportable que ces filles-là), loin de là, il est clair que ce que je préfère dans le fitness c’est 1/ pouvoir porter la collection Adidas x Stella Mc Cartney (ce n’est pas pour épater qui que ce soit vu que je ne vais pas à la salle mais dans mon salon, c’est juste que je trouve que ce sont les plus beaux vêtements de sport sur le marché) 2/ le repas qui m’attend après avoir sué. Bien sûr voir mon corps se transformer, devenir plus ferme, plus harmonieux, c’est extrêmement gratifiant aussi. Un jour j’aurai des abdos en béton !

J’aime l’idée de faire du sport chez moi dans mon salon à l’abri des regards. C’est un moment pour moi que je n’ai pas envie de partager avec quiconque. Ceci étant, l’un de mes chats à tendance à vouloir bouffer le tapis de yoga ou à réclamer des câlins alors que je fais des pompes, je ne suis donc pas tout à fait seule (rappelons que j’ai quatre chats, il y en a forcément un pour venir me squatter !). Je découvre une autre sorte de « moment pour soi », il n’y a pas que la lecture, les promenades en solitaire dans Paris ou la masturbation (haha), finalement suer ce n’est pas si mal, je crois que je commence à aimer ça ! Certes je continue d’insulter Kelli, la fitness girl des vidéos qui me servent de support pour mes exercices, elle ne semble jamais suer ou être rouge écarlate, elle reste toujours classe et cute pendant que je ressemble à une écrevisse qui perd les eaux.

C’est étonnant de constater à quel point on peut changer avec les années, si un jour on m’avait dit que je ferais du sport cinq heures par semaine j’aurais ri. Pas moi. Impossible. Pourtant aujourd’hui il m’arrive de refuser de voir des amis parce que ça m’empêche de faire du sport. Il faut dire que je suis en mode ermite depuis mon retour de vacances. A dire vrai, j’attends mes prochaines vacances…  Je profite d’avoir du temps pour penser à moi et à celui qui partage ma vie. C’est si bon d’avoir du temps ! Profitons ! Cela ne dure jamais…

P.S : tout le monde se réjouit des températures clémentes et du prochain retour du printemps et ça m’agace au plus haut point. Laissez l’hiver tranquille. Dois-je rappeler que le printemps est la saison la plus meurtrière (plus haut taux de suicide) ? Dois-je rappeler qu’au printemps des tas de français dont moi-même ont des allergies abominables ?

Pendant dix jours, j’écrirai mon « journal » en commençant par la phrase « Aujourd’hui, j’ai remarqué… ». C’est un exercice d’écriture proposé par l’écrivain (non je n’aime pas le mot « écrivaine ») Emily Gould que je suis sur l’application Skillshare que je trouve formidable : ce sont des cours en ligne pour apprendre des tas de trucs dans des tas de domaines. Si vous voulez participer, vous êtes les bienvenus !

zach

J’ai pris l’avion avec WOW Air : témoignage et astuces !

wowair

Je ne connaissais pas WOW Air, à vrai dire, quand un ami m’a parlé de cette compagnie aérienne, je me suis demandée s’il ne se moquait pas de moi. WOW ? Vraiment ? Pourtant cette compagnie islandaise existe depuis 2011. L’ami en question me disait que désormais il n’utilisait plus que cette compagnie pour rentrer à Paris (il vit à San Francisco). C’est une compagnie low cost mais le confort est au rendez-vous me disait-il. Vu qu’il fait plus d’1m85 et qu’il a donc de grandes jambes, je me suis dit que si lui trouvait ça bien, c’était bon signe ! J’ai donc pris cette compagnie pour la première fois en janvier dernier…

Tout d’abord, parlons tarifs, j’ai payé 580€ aller-retour pour un vol Paris-Los Angeles au mois de janvier. Il faut savoir que si le tarif « basic » est très peu cher, il ne vous permet d’emporter qu’un tout petit sac (42x32x25cm), faites bien attention à ce détail, un sac de si petite taille ne contient quasiment rien ! Il vous faudra sans doute prendre une option « bagage à main » qui vous permet de prendre une valise en cabine avec vous dont la taille est suffisante à moins que vous ne partiez trois semaines (56x45x25cm et 12 kilos max). Cette option « bagage à main » coûte 41,99€ (ou 65,57€ à l’aéroport donc vous avez intérêt à la prendre en ligne !) POUR CHAQUE VOL, ce qui signifie que si vous voulez prendre votre « bagage à main » à l’aller et au retour, cela vous coûtera 83,98€. Eh oui, toutes les options sont payantes chez WOW Air, il faut faire bien attention !

Je précise que si vous n’avez qu’une valise en cabine, vous ne pourrez pas prendre de cosmétiques et produits d’hygiène ne dépassant les 100ml. Si votre shampooing est un format classique, vous serez contraint de le jeter devant les douaniers… En ce qui me concerne, j’avais pris l’option « bagage à main » à l’aller et au retour et il est autorisé de prendre en plus un sac à main tant qu’il n’est pas trop grand. J’en profite pour dire que je cherchais désespérément une valise cabine jolie et pas cher (et la plus grande possible en accord avec les restrictions aériennes) et je l’ai trouvée chez Calibag, j’ai cherché pendant des heures autre chose qu’une Samsonite moche à 400 boules, voilà pourquoi j’en parle (non, je ne connais personne chez Calibag, je suis juste heureuse de ma valise !).

Ce qu’il faut comprendre, c’est que WOW Air vous propose un tarif qu’ils appellent « basic » très avantageux parce qu’il ne comprend pas de véritables bagages, pas de repas en vol (pas d’eau minérale non plus, rien !), pas d’écran individuel avec des films, pas de musique, absolument rien pour ce tarif puisque tout est en supplément. Le tarif « basic » vous permet juste d’aller de votre point A à votre point B en passant par un stop d’1h30 en Islande, ce qui n’est déjà pas mal ! J’oubliais que vous aurez droit à une prise électrique pour deux sièges, à partager avec votre voisin donc, c’est fort pratique pour recharger son Ipod, son ordi portable etc…

Pour les options :

Pour un bagage en soute (maximum 20 kilos), il faudra rajouter 57,99€ pour chaque vol si vous prenez l’option en ligne, sinon c’est 73,76€ à l’aéroport….

Vous voulez choisir votre siège parce que vous êtes superstitieux ou tout simplement parce que vous préférez voyager à l’avant ou à l’arrière de la cabine ? C’est possible, à partir de 6,99€ (pour chaque vol là encore).

Pour les repas en vol, c’est la même chose, il faudra ajouter entre 15 et 20€ pour un plat (voir le choix sur votre compte en ligne).  La compagnie propose aussi des snacks en vol (chips, soupes instantanées etc), l’addition peut vite monter. Si vous voulez boire de l’eau, il faudra débourser 3€ pour 50cl…Attention si vous n’avez pas de cash sur vous, certaines banques ne permettent pas de payer dans l’avion avec sa carte bancaire, demandez à votre banque ce qu’il en est avant de partir sous peine de mourir de faim (ou être accusé de cannibalisme en dévorant votre voisin ?).

En bref, si vous voyagez sur Wow Air et que vous souhaitez faire des économies, je vous conseille de préparer vous-même vos sandwichs pour le vol (c’est ce que j’ai fait, je suis végétalienne, je n’ai pas trop le choix), il n’y aura aucun problème à les emporter avec vous. En revanche, pour l’eau minérale, vous pourrez acheter une grande bouteille ou toute autre boisson une fois que vous aurez passé la douane, heureusement il y a toujours un Relay ou deux dans les aéroports, si ce n’est pas bon marché, ça reste toujours moins cher qu’en vol !

Concernant le confort des voyages avec Wow Air, les avions sont neufs ou presque et je suis d’accord avec mon ami, on a de la place pour les jambes, on est bien assis, certes il n’y a pas de distractions mais il suffit de prendre sa Nintendo DS ou quelques magazines/livres et le tour est joué ! Le personnel navigant est adorable sur cette compagnie, ça change de chez nous, les hôtesses islandaises très blondes avaient toutes le sourire, étaient très serviables et ce qui ne gâche rien, elles sont très jolies avec leur tailleur rose ! (rien à voir avec Easy Jet et l’affreux tailleur orange si mal coupé qu’il fait des fesses tombantes à toutes ces pauvres hôtesses). Petit détail qui a son importance : vous n’aurez pas de couverture en vol, pensez à prendre un plaid ou autre s’il fait froid. A l’aller j’ai eu froid et chaud au retour…

Autre avantage avec Wow Air : il est possible de modifier la date de ses billets en payant un supplément, si l’on souhaite rester plus longtemps que prévu sur le lieu de ses vacances, c’est donc possible. C’est ce que j’ai fait en déboursant moins de 50€. Il faut savoir que sur une compagnie classique telle qu’Air France, le tarif économique ne permet aucune modification. Wow Air est peut-être une compagnie low-cost, je trouve qu’elle permet pas mal de liberté pour un tarif si économique.

Ce qui est également fort appréciable c’est le service clientèle ouvert 24h/24 et 7j/7, au cas où vous êtes vraiment flemmard et que vous aimez vous faire aider ! J’en ai profité et je n’ai vraiment pas été déçue. La liste des numéros à appeler selon votre pays d’origine est ici (pour la France c’est 01 76 54 12 70 pour info).

Finalement, la seule chose un peu désagréable avec Wow Air c’est d’être obligé de passer par un stop en Islande mais 1h30 ça passe vite et on fait toujours connaissance avec des tas de gens quand on voyage, c’est un mal pour un bien ! Sur mon vol aller nous avons eu 20mn de retard et 30mn de retard je crois au retour. Je trouve ça correct, j’ai déjà eu plus d’1h30 de retard en prenant British Airways ou toute autre compagnie classique.

Je recommande donc Wow Air à tous ceux qui préfèrent dépenser leur argent sur leur lieu de vacances !

img_1733

Julien

Cendrier par Ettore Sottsass

Cendrier par Ettore Sottsass

Depuis que je suis rentrée de Los Angeles, je suis à moitié déprimée. Les palmiers et l’océan me manquent terriblement. Là-bas, j’étais relax, ici à Paris, je suis stressée alors que je n’ai aucune raison de l’être. Je passe beaucoup de temps sur mon formidable canapé à regarder des films et hier j’ai décidé de revoir Alice de Woody Allen et forcément ça m’a fait penser à Julien…

Je crois que c’était il y a dix ans quand je vivais dans la ville rose, j’ai rencontré Julien via adopteunmec.com, rapidement nous nous sommes donnés rendez-vous dans ce self cheap et mythique de Toulouse, le chinois du début de la rue Bayard. Ce n’est pas pour la nourriture qui est surgelée et insipide, c’est pour le lieu, kitsch à souhait. Nous étions les seuls ou presque dans ce grand resto à se parler avec beaucoup de facilité, il était intéressant, très drôle, cultivé, curieux, je me souviens être montée à l’étage pour aller aux toilettes, sur le chemin je pensais « Ce mec est formidable ». Parce qu’en plus il avait des cheveux parfaits. C’était trop beau pour être vrai.

Julien m’a appris énormément. Avant lui, je n’avais aucune notion de design, à part Stark, je ne connaissais personne, j’étais attirée par les belles choses mais j’étais bien incapable de savoir qui était Ettore Sottsass et encore moins le couple Eames. Julien était un esthète, chez lui c’était parfaitement décoré, il avait beaucoup de goût, tout objet n’était pas là par hasard, tout était calculé.  Il collectionnait les cendriers Hermès, il pouvait passer des heures sur ebay à chercher la perle rare. Parce que Julien était un original : il s’était mis à fumer deux paquets de clopes par jour à 26 ans, contre toute attente. Au-dessus de sa cheminée une énorme affiche du film 8 et demi de Fellini était accrochée en grand format, inutile de dire que je n’avais évidemment jamais vu ce film ! Avec lui j’ai appris à aimer le cinéma, il m’a donné envie de m’y intéresser, je ne sais pas si de mon côté j’ai réussi à lui faire aimer la littérature, je n’en suis pas convaincue…

Quand on était ensemble il passait son temps à rire devant Bob l’éponge et je ne comprenais pas comment lui, l’intello esthète, pouvait se passionner pour cette stupide éponge jaune à la voix insupportable. S’il savait qu’aujourd’hui je regarde moi aussi les épisodes en ricanant comme une imbécile, il n’en reviendrait probablement pas.

Nous avons vécu des premières semaines délicieuses jusqu’à ce qu’il décide de me révéler un secret. Parce-que, disait-il, il lui fallait être tout à fait honnête avec moi. Or, je préfère toujours ne pas savoir la vérité parce que la vérité fait mal. Je ne cesse de dire à mon amoureux que si par mégarde il me trompait, merci mais non merci qu’il le garde pour lui et qu’il n’avoue jamais sinon ma nature fougueuse me ferait le quitter sur le champ et ce serait la fin de notre histoire. Tout ça pour une semi salope rencontrée en soirée, franchement ce serait crétin, non ?

Julien me lance « Voilà, avant toi j’étais bisexuel. Mais maintenant, grâce à toi, je sais que je suis exclusivement hétéro ». Mon dos s’est raidi d’un seul coup. Comment pouvait-il me dire un tel mensonge ? Il était bisexuel, un point c’est tout. Est-ce-que j’avais envie de sortir avec quelqu’un qui 6 mois auparavant enculait des mecs rencontrés sur Gayvox en levrette au milieu de son salon ? Pas trop trop. Il justifiait ses aventures homosexuelles par manque de rencontres avec des femmes, il disait que ces hommes n’étaient qu’un substitut à ses yeux et qu’il n’était pas fier de lui.

Je me souviens d’une fois où on se promenait dans Toulouse et on est tombé sur un type avec qui il avait couché, un grand blond super marié, super catho avec sa femme et la poussette du bébé. J’essayais d’être tolérante mais ça ne m’amusait pas du tout de sortir avec quelqu’un qui aimait à la fois les hommes et les femmes. Je ne trouvais pas la chose rassurante et surtout quand on faisait l’amour je ne pouvais m’empêcher de l’imaginer en train de baiser des mecs et ça me coupait toute envie. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut contrôler, le fait est que je n’étais pas si ouverte d’esprit que je le pensais. Non, je ne pouvais pas sortir avec un homme bisexuel. Pourtant je l’aimais beaucoup. Je n’ai pas rompu tout de suite, j’ai quand même essayé sans trop y croire, je le voyais aussi comme un ami et j’adorais discuter avec lui, il était passionnant, même quand il parlait d’Histoire, parce qu’il était doctorant dans ce domaine, alors que l’Histoire très franchement, je m’en fous un peu.

Il m’avait fait aimer Manhattan et Alice et initiée au cinéma de Wes Anderson et moi je lui avais brisé le cœur, j’avais dit et fait de la merde, je crois que je l’avais trompé mais je ne m’en souviens même plus aujourd’hui. Il faut dire que c’est une période où j’allais relativement très mal et où j’avais quand même fait une liste de mes amants un soir d’ennui (les prénoms les plus récurrents sont Thomas (3), Nicolas (3 aussi) et Romain (2), sur cette liste on trouve quand même des « mec à la soirée du jour de l’An chez Auré », « mec qui voulait devenir cuisinier et m’avait fait ce divin risotto » ou « mec du Gibus »).

J’ai revu Alice et je suis toujours aussi émerveillée devant ce film qui est l’un de mes préférés de Woody Allen (avec Manhattan et Hannah et ses sœurs, oui je sais, ce n’est pas très original hein). Mia Farrow qui disparait après avoir bu la potion du Dr Yang, ah… J’avais déjà dit à Julien qu’il avait énormément compté pour moi à l’époque mais il avait pouffé, ce que je peux comprendre. Dix ans plus tard, je me suis vue googler son nom et constaté qu’il vivait toujours dans la même rue dans le quartier d’Esquirol et quand j’ai vu le numéro j’ai failli appeler. Pour lui dire. Et puis je me suis sagement ravisée. Ce serait quand même dommage de lui briser le cœur une deuxième fois. D’autant qu’il pourrait un peu briser le mien s’il me raccrochait au nez…