“Challenge un peu con mais pas trop” #9 Décrire mes lieux préférés pour donner envie au lecteur d’y aller

(Je ne vous parle pas de New York, vous êtes déjà au courant^^)

Les colonnes de Buren, Paris 1er

Les colonnes de Buren, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une œuvre d’art de Daniel Buren, artiste toujours en vie (il a 78 ans), qui se trouve dans la cour d’honneur du Palais Royal, à quelques mètres du Louvre. J’aime ces colonnes de différentes tailles faites en marbre blanc et noir, j’aime les rayures, forcément, ça ne pouvait que me plaire. Ces colonnes c’est toute mon enfance parce que petite je montais dessus (avec l’aide de ma mère pour atteindre les colonnes les plus hautes) et je faisais la folle avec ma cousine, ces colonnes ont vu le jour de mon vivant puisqu’elles ont été inaugurées en 1986. C’est étrange de penser qu’avant, il n’y avait rien à cet endroit. C’est un endroit parfait pour prendre des photos et étrangement je trouve qu’il n’y a pas tant de touristes que ça. Si je ne devais choisir qu’un seul monument à Paris (parce que le site est classé monument historique), c’est celui-là que je choisirais.

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Plage du Midi, Cannes

Je ne suis pas fan des plages, loin de là. Quand j’étais petite, je voyais comme une punition ces longs après-midi à supporter ma tante qui faisait du bronzage seins nus (j’avais tellement honte), elle passait son temps à faire « recto » puis « verso » , les ongles super longs et carrés (c’était à la mode), la Cannoise dans toute sa splendeur… Bref, je n’étais pas fan des plages mais cette plage je l’aime parce que même si ce n’est clairement pas la plus belle du monde, il suffit de se poser sur les rochers face à la mer pour comprendre toute la beauté du lieu. Avant de choisir le rocher sur lequel je vais m’asseoir c’est toute une histoire, je saute de rocher en rocher en essayant de ne pas tomber, j’ai huit ans, à sautiller comme un petit agneau et j’adore ça. Puis je me pose et je ne fais rien : je regarde, j’écoute, c’est un pur moment de joie. C’est à cet endroit que mon père et moi avons dispersé les cendres de mon grand-père (même si oui c’est interdit). A chaque fois que je vais à Cannes, je fais un coucou à la mer et à mon grand-père chéri.

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Grand Canyon, Arizona, États-Unis

Je fais partie de ces personnes qui sont plus touchées par un bâtiment fait par l’homme que par un paysage naturel, je suis passionnée par l’architecture. Pourtant, je suis tombée amoureuse du Grand Canyon. Je n’y suis allée qu’une fois, j’avais presque 18 ans, mais je me souviens de la sensation que j’ai éprouvée en découvrant ce Grand (gigantesque) canyon. J’ai eu envie de me jeter dedans parce que c’était trop beau pour mon petit cœur fragile. Après, on s’est promené à l’intérieur et là tout de suite entre les serpents à éviter et autres bestioles peu rassurantes, j’ai un peu déchanté (le hiking, c’est vraiment pas mon truc).

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Le palais des Papes, Avignon

Autant je déteste la ville d’Avignon en plein été, blindée de touristes, autant faire un coucou au palais des Papes en automne, c’est vraiment quelque chose que j’apprécie. Je me sens ridicule devant ces très hauts murs qui entourent le palais, initialement pour protéger le Pape qui y vivait. J’adore l’architecture gothique et la période médiévale, là je suis servie ! A chaque fois que je vais à Avignon je suis sidérée de penser que cet énorme monument a réussi à traverser le temps, les siècles. Je ne sais pas pourquoi, je suis émue quand je me poste devant.

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Bangkok, Thaïlande

Quand je dis que j’adore Bangkok, on me prend pour une folle. Il est vrai que de prime abord, Bangkok ne semble pas être une belle ville du tout parce que c’est une ville industrielle très polluée, parce que la circulation y est infernale, les rues remplies de personnes affairées, et puis c’est une ville extrêmement bruyante (à côté Paris c’est de la rigolade !). Pourtant j’adore l’énergie qui s’y dégage, ses buildings toujours plus hauts, ses marchés, sa nourriture de rue, ses monuments, ses quartiers si riches et si différents, si complémentaires. J’y pose un pied et je suis dépaysée, je ne comprends pas la langue, cette langue impossible à apprendre et encore plus à écrire. Le même mot peut avoir 25 sens différents suivant la façon dont vous le prononcez, au secours…La première fois que j’y suis allée, j’avais oublié mon guide dans l’avion et je me suis retrouvée dans le quartier de Sukhumvit (le quartier le plus moche) un peu par hasard. Là, je suis tombée sur le Miami Hotel, un hôtel sans charme avec ses grandes chambres surannées et sa piscine en plein milieu, comme les motels aux États-Unis. A chaque fois que je vais à Bangkok je retourne dans cet hôtel même si ce n’est qu’une nuit avant de rejoindre les plages. J’ai toujours des frissons quand je me promène dans les longs et grands couloirs, on se croirait dans Shining. J’adore !

miamihotelbangkok

« Challenge un peu con mais pas trop » #8 Écrire une lettre au futur vous

Cher futur moi,

Très honnêtement, j’ai beaucoup de mal à t’imaginer puisque je m’efforce de vivre l’instant présent, de faire comme si le passé n’existait pas et de ne surtout pas penser au futur. Je ne pensais pas être vivante aujourd’hui alors si tu es encore là dans un an ou même deux, je trouve ça incroyable !

On va imaginer que je suis encore là en 2019, dans un peu moins de deux ans. J’ai une question pour toi : est-ce que c’est vraiment ton année comme te l’a prédit ta wonder voyante ? Parce qu’apparemment 2017 ça a été de la merde, 2018 ça s’est arrangé un peu mais bof bof donc par pitié dis-moi que 2019 c’est ton année !

J’espère que tu n’es pas obligée de travailler dans un bureau parce que je te rappelle que fin 2016, tu as clairement dit « Plus jamais ! ». Je serais déçue si j’apprenais que tu travaillais dans un bureau sauf si c’est toi qui le diriges, et encore…

Avant tout j’espère que tu es une personne épanouie ! Que tu continues d’apprendre à cuisiner des trucs trop bons pour ton entourage, que tu continues de faire du fitness dans ton salon parce que ça te réussit, tu sues plus mais tu te plains moins ! J’espère que quand tu te regardes dans le miroir, tu penses enfin «I’m fucking fabulous ! » parce que juste au cas où : tu l’es !

J’espère que tu es encore en couple, que vous avez traversé la fameuse crise des sept ans dans la joie et la bonne humeur. Tu sais déjà que contrairement à ce qui se dit, l’amour dure beaucoup plus que trois ans. Le « sept » a toujours été un chiffre clément avec moi, je ne m’inquiète pas vraiment.

J’espère que tu es allée au Québec parce qu’en 2017, tu dis que tu veux aller à Montréal et Toronto, bon, tu dis aussi que tu veux faire un combo New York/Miami même si Delphine elle dit que Miami c’est nul, tu veux voir cette ville juste pour le fun (et parce qu’en 2017, tu découvres qu’en fait rien ne te rend plus heureuse que les promenades en solo le long des grandes plages américaines).

Par pitié, dis-moi que tu as arrêté de glander et que tu t’es mise un peu au travail, que tu as écris tous les jours et que ton manuscrit a été envoyé, mieux, que tu as reçu une réponse positive ? Ton père dit toujours que lorsqu’un paresseux se met enfin au travail, rien ne peut l’arrêter.

J’espère que tu es bien entourée, j’espère que tu as enfin fini de décorer ton appartement, ai-je le droit d’espérer que tu sois moins flemmarde ? Je crois que ce serait trop demandé. Oh j’espère que tu as acheté une famille entière de doudous dans la boutique Craftholic (n’oublie pas de prendre aussi un doudou qui mesure 1m50, il serait idéal pour les siestes !). J’espère que tes chats vont bien, qu’ils sont en pleine forme, qu’ils font moins de bordel la nuit ? J’espère que tu as définitivement arrêté de boire de l’alcool ou que tu as appris à boire comme une adulte. Si c’est le cas, je suis très fière de toi.

(je ne vois pas pourquoi les « grands » ne pourraient pas avoir de beaux doudous ! )

« Challenge un peu con mais pas trop » #7 Vous gagnez 5 millions d’euros, vous faites quoi avec ?

On voit bien que je ne connais rien à l’argent, j’ai lancé « 5 millions » en l’air, comme ça, et maintenant, je me rends compte qu’on ne fait rien avec 5 millions. Ce n’est pas assez !

La première chose à laquelle je pense, c’est acheter un appartement à New York. J’ai trouvé ce petit 100m2 avec un grand salon, une master bedroom de premier choix avec superbe salle de bain attenante et une non moins sympathique chambre pour les invités, tout cela sur Madison Avenue, à deux pas de mon building préféré, le Flatiron. Problème : j’ai déjà 2 millions qui partent, il ne m’en reste plus que 3. Sachant que ce bien va me coûter environ 2500$ d’entretien par mois, ça sent l’hypothèque à plein nez après quelques années seulement. Dommage, je m’y voyais déjà…

Puisque c’est comme ça, je suis contrainte d’acheter des petites surfaces, un appartement à New York pour 500,000$ et un à Paris pour le même montant. J’ai un million qui part et il m’en reste 4. Je garde un million que je fais fructifier je ne sais pas trop comment (la bourse ?), il me reste donc 3 millions. Je ne veux surtout pas gérer mes appartements, je suis mauvaise pour ça alors je trouve quelqu’un qui trouve des locataires temporaires. En même temps, je crois que l’idée que des inconnus puissent s’installer, même temporairement, chez moi, me donne la nausée. Bon, j’achète juste un appartement à New York, un grand deux pièces, et je vis à l’hôtel à Paris. Au Ritz par exemple, je me vois bien dans la suite Scott Fitzgerald (185m2 pour 7000 € la nuit). Vue sur la place Vendôme bien sûr.

A bien y réfléchir, j’aime l’idée de vivre à l’hôtel partout dans le monde. J’aime l’idée qu’on me serve, l’idée de ne rien faire, d’appeler quelqu’un dès que j’ai un petit problème. Je crois que c’est Michel Polnareff qui a vécu des dizaines d’années à l’hôtel, il a tout compris. Ou sinon je fais construire l’hôtel de mes rêves à Paris. Parce que l’hôtel de mes rêves n’existe pas, certains s’en rapprochent comme le Ludlow Hotel à New York mais… 5 millions ce n’est pas assez pour un projet de cette envergure.

Bon, je participe à la création d’un hôtel d’un nouveau genre, voilà j’investis mon million comme ça. Je m’associe si possible avec des personnes qui ne vont pas m’arnaquer (rien n’est moins sûr mais qui ne tente rien n’a rien ?). En gros je trouve des personnes qui ont déjà des idées et je les aide. Par exemple, on pourrait créer un hôtel écolo et vegan mais de luxe bien sûr, pas un truc de hippie sur le retour. Bon, en fait c’est moi qui ai des idées donc c’est moi qui cherche de potentiels investisseurs… L’avantage : j’aurais toujours une suite de disponible qui m’attend, ainsi je vivrais dans MON hôtel, je frémis d’envie à cette idée !

Pour le reste je ferais comme aujourd’hui mais en plus grand : j’inviterais chaque personne de ma famille à faire un voyage quelque part ensemble, je donnerais de l’argent à des associations diverses et variées, à des refuges pour animaux, je prêterais de l’argent à mes amis pour qu’eux aussi réalisent leurs rêves (et tant pis s’ils ne me le rendent pas), tout cet argent me permettrait d’être encore plus flemmarde, et avouons-le, encore plus snob. Je voyagerais pour la première fois de ma vie en jet privé. Pour aller à New York, par exemple. Non, à Los Angeles. N’importe où en fait.

Je jouerais à un jeu de riche (il faut bien que les riches s’amusent !) : je marcherais dans la rue et à la vue d’une femme très mal habillée, j’irais la voir pour lui proposer un relooking gratuit payé par mes soins. Je ferais ainsi une heureuse ! Je pourrais faire ça une fois par mois par exemple. Je rendrais un peu service à l’humanité. Il n’y aurait plus aucun pantalon couleur saumon, quel bonheur ! On est à Paris, ce n’est plus possible toutes ces femmes mal fagotées, qu’elles aillent en province ! haha

Avec cet argent, je me vengerais de tous mes ex et…mais…non en fait ça j’ai déjà fait avec un peu d’imagination, même pas besoin d’argent. Je donnerais enfin un gros billet à tous les mauvais musiciens dans le métro pour qu’ils arrêtent. Oh mais non : je ne prendrais plus jamais le métro. Je me déplacerais uniquement avec mon chauffeur. Je choisirais une femme. Je m’y vois déjà, j’aime !

Je ne suis sûre que d’une chose : comme je me fiche de l’argent, je risquerais de ne plus en avoir au bout de quelques années. C’est le risque ! Au moins j’aurais vécu une parenthèse enchantée, rien que ça, c’est du luxe !

« Challenge un peu con mais pas trop » #6 Liste des deux ou trois personnes que vous aimeriez voir disparaître de la planète Terre sans pour autant passer par la case prison

Il ne s’agit pas de deux ou trois personnes mais de tous ceux-là (j’en ai forcément oublié):

Les hommes qui écartent trop grand les cuisses dans le métro et partout ailleurs

Les personnes qui disent « Bon courage » aux caissières au supermarché (bon courage de quoi ? de faire un boulot de merde, c’est ça que vous sous-entendez ? c’est pas sympa, moi je dis « bonne journée/soirée », je crois que c’est beaucoup plus poli).

Ces personnes qui portent des lunettes de soleil à l’intérieur (comme dirait Larry David, il y a deux types de personnes qui portent des lunettes de soleil à l’intérieur : les aveugles et les connards).

Les mères/pères qui ne savent pas tenir leurs enfants et finissent, excédés, par leur mettre une grosse tarte dans la gueule devant tout le monde (allez bien mourir mais vraiment bien).

Celles et ceux qui ne cessent de se plaindre du temps et qui souhaitent l’arrivée du Printemps. Vous m’emmerdez, changez de putain de disque.

Celles et ceux qui disent « Ah non moi Venise j’ai pas aimé ». Alors va mourir et laisse la beauté aux autres, merci.

Les hommes qui jugent utile de t’appeler « la miss »…

Celles et ceux qui refusent de te laisser sortir de la rame du métro, celles et ceux qui t’écrasent avec leurs valises, leurs pieds, leurs sacs à main, bref, les gens dans le métro.

Les adultes (et les enfants aussi à bien y réfléchir) qui font de la trottinette sur le trottoir (c’est dangereux et vous êtes ridicules).

Les parents qui parlent de leurs enfants. Je suis désolée mais je m’en fous complètement. Je sais que je suis chiante quand je parle de mes chats mais moi au moins je ne parle qu’à ceux qui comme moi aiment les chats, je n’emmerde pas les autres.

Les gens qui croient avoir toujours raison, les gens qui ne se remettent pas en question, les gens qui n’ont pas d’humour…

Les gens qui te coupent la parole, les gens qui passent devant toi quand tu fais la queue, les gens qui emploient des mots compliqués pour faire leurs érudits alors qu’ils vivent avec un dictionnaire des synonymes dans leur boîte à gants (ces gens existent, je le jure).

Celles et ceux qui commencent leurs phrases par « Tu devrais… ». Je ne devrais rien du tout, je fais ce que je veux, merci !

Celles et ceux qui me demandent comment je fais pour ne pas m’ennuyer après cinq mois d’inactivité. Allez tous sur Mars au lieu de m’emmerder ! Vous devez tellement vous ennuyez avec vous-mêmes, comme je vous plains…

Celles et ceux qui disent adorer les animaux mais continuent de manger du cochon, du bœuf et toute la basse-cour. La dissonance cognitive, ça vous dit quelque chose ? (Apparemment non)

Celles et ceux qui écrivent des commentaires sur ce blog s’étonnant du ton des billets, de ma méchanceté ou je ne sais quoi…Petit rappel : ce blog s’appelle « Encore une connasse parisienne », pas « Vive le dalaï lama ». Un peu d’humour peut-être ? Non ?

« Challenge un peu con mais pas trop » #5 Le ou les livres qui ont changé votre vie (et/ou musiques et/ou films)

L’auteur et non le livre qui a changé ma vie, celui qui m’a donné envie d’écrire, c’est l’écrivain Paul Auster. Je suis tombée dans son œuvre à l’adolescence et il ne m’a jamais quittée depuis. J’ai lu et relu sa trilogie New Yorkaise (qui m’a donné envie d’aller à New York par ailleurs), je ne sais même pas comment en parler parce que ça évoque tant de choses, Cité de verre, Revenants et La Chambre dérobée se complètent et racontent l’histoire d’un écrivain, d’un détective privé, d’identité, de liberté, avec la grosse pomme en toile de fond, c’est une trilogie passionnante, et bien sûr j’aime la plume de l’auteur. Il y a aussi Léviathan dans lequel Paul Auster s’inspire de l’artiste Sophie Calle que j’aime aussi, puis Moon Palace, ce chef d’œuvre qui parle de solitude. Tous les héros de Paul Auster sont un peu seuls au monde, il y a toujours une douce mélancolie à la lecture d’un roman d’Auster, une mélancolie et une recherche de quelque chose, de quelqu’un, de soi (surtout), c’est ce qui me plaît.

Au moment où j’achète Théorie du corps amoureux de Michel Onfray en livre de poche, je ne crois plus du tout à la notion de couple. Je viens de me séparer de celui que j’appelle « mon premier amour » (un vrai con si vous voulez mon avis). Je tombe sur cette théorie qui pour résumer vulgairement s’érige contre le modèle judéo-chrétien, ici on est contre la monogamie, la procréation, la fidélité et la cohabitation. Grâce à la lecture de cet essai, je « m’amuse » pendant des années et je refuse de m’installer avec quiconque, enfin, j’annonce à mon entourage que je n’aurais pas d’enfant. Merci Michel. Ce livre m’a littéralement sauvée d’une espèce de déprime corrosive suite à cette rupture. Merci (encore) Michel. C’est un livre passionnant ! J’ai souligné des tonnes de phrases dont celles-ci :

Ruiné, dans tous les sens du terme, épuisé, fatigué, brisé, fourbu, vidé, devenu l’ombre de lui-même, cadavérique, ayant frôlé la désintégration, le sujet revenu de l’amour semble un damné échappé du cercle le plus profond des Enfers.

La sexualité, dissociée des obligations familialistes, éternitaires et holistes, devient une occasion éthique de jeux divers et multiples, de combinaisons ludiques et joyeuses, d’intersubjectivités allègres et jubilatoires.

Enfin, la volonté d’éternité, ancrée dans le ventre des amateurs de famille, trahit profondément une angoisse existentielle radicale, une incapacité à admettre sa propre finitude doublée d’un désir de la conjurer dans le fantasme des générations, de la descendance, de la transmission, de l’immortalité obtenue et vécue par procuration. Laisser une trace : pitoyable raison, ridicule justification, piètre argument.

L’album qui a changé ma vie c’est Pretty Hate Machine de Nine Inch Nails. Album que Trent Reznor a écrit après une rupture. Justement je me fais larguer par un certain Thomas, non : rectification, le frère de Thomas rompt avec moi pour son frère…au téléphone, sous superskunk, hilare, il me dit « Non mais tu vois c’est l’été et Tom a envie d’explorer de nouvelles expériences, c’est l’été quoi ! On ne peut pas être en couple l’été ». Je lui ai dit d’aller se faire foutre, lui et son fils de pute de frère, et j’ai raccroché. J’ai pleuré pendant des semaines en écoutant Pretty Hate Machine. Et un jour, fatiguée par tant de larmes, j’ai décidé que plus jamais je ne me mettrais dans des états aussi merdiques pour un mec, quel qu’il soit (qui bandait mou de surcroit ! A 17 ans le mec bandait mou, au secours !).

Le film qui a changé ma vie c’est The Doom Generation de Gregg Araki. Sur le site de rencontres, j’avais écrit que c’était mon préféré. Je consulte les profils des hommes près de chez moi et je vois quelqu’un dont c’est également le film préféré. Résultat ça fait six ans qu’on est ensemble. Merci Araki ! (oui je sais, c’était l’instant mièvre, pardonnez-moi, je suis une connasse (hyper)sensible…).

 

« Challenge un peu con mais pas trop » #4 Deux ou trois objets indispensables à ma survie au quotidien

Le premier objet indispensable à ma survie c’est mon Supersonic de Dyson, un sèche-cheveux révolutionnaire qui me permet d’avoir les cheveux longs parfaitement secs en 4 minutes. Je ne sais pas comment je vivais avant lui et je serais bien embêtée de ne pouvoir l’emporter avec moi sur une île déserte… Non seulement il est efficace mais en plus il est tellement beau et design, je ne lui ai pas encore donné de nom mais il mérite certainement un prénom glamour, un prénom de star ! Genre Lauren (pour Bacall) ou Ava (pour Gardner).

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Depuis que le livre de Loïc Prigent est sorti en décembre dernier, c’est un peu devenu ma Bible. Ça s’appelle « J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste » et c’est un florilège de petites phrases que l’auteur a entendues dans le milieu de la mode. C’est drôle, léger, irrévérencieux, tout ce que j’aime. Je glisse le livre dans n’importe quel sac, depuis mes trajets en métro sont moins pénibles que quand j’essayais de lire des auteurs sérieux (les auteurs sérieux se lisent au lit, pas dans le métro).  Pour vous donner un ordre d’idée :

« Je ne pourrais pas m’investir avec un mec qui porte des T-shirts à col en V »

« J’ai abusé sur le blanchiment, j’ai les dents luminescentes. Quand j’ouvre la bouche dans mon sommeil, ça réveille mon mec. »

« Elle est cultivée, un peu décharnée et froide ; cette fille c’est le palais de Tokyo. »

« Là elle a son corps de novembre mais dès qu’elle arrête les 130 cookies par jour, elle revient à son corps de juillet en une semaine. »

« Tu as des pellicules. -Non, c’est l’imprimé de ma chemise. »

« C’est marrant qu’elle ne réalise pas que son gros sac à main informe en serpent est une métaphore d’elle-même. »

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Mon autre objet indispensable, je le dois à Maryne, ma bestie comme on dit dans le jargon. Un jour, elle me parle de ce « Satisfyer », nouveau joujou sexuel qu’elle convoite. Le truc promet un orgasme en moins de 30 secondes (allez…2mn pour les peine-à-jouir). Forcément, c’est le genre de slogan qui laisse songeuse. Parce que parfois tu as envie de jouir mais tu n’as pas le temps, tout simplement. 49 euros plus tard, je confirme que c’est mon meilleur investissement de l’année. Et nos mecs sont très contents parce qu’on n’a pas toujours besoin d’eux, nous sommes des femmes indépendantes qui s’amusent avec elles-mêmes, à vrai dire, ils trouvent ça excitants, nos mecs 🙂 Tu n’as jamais eu d’orgasme clitoridien de ta vie ? Tu crois que tu es frigide ? Tu es désespérée parce que tu habites dans le Gers et que tu es célibataire depuis 1999 ? Le Satisfyer est là pour toi, parole de connasse ! Si toi aussi tu veux le même, clique ici (je précise qu’en plus d’être beau et girly, le truc se recharge grâce à une prise USB. Bref, j’adore !)

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“Challenge un peu con mais pas trop” #3 Chansons ou artistes qu’on a honte d’aimer

Pour être tout à fait honnête, je n’ai honte de rien, il m’est déjà arrivé de chanter et danser sur un tube de David Guetta et d’en être très contente, j’aime bien deux ou trois chansons de Taylor Swift et même une chanson insupportable de Ariana Grande (Love me Harder), si à la base ma came va de Lenny Kravitz, The Strokes, Bob Marley en passant par Deftones ou Gojira et que je voue un culte à Pantera et Trent Reznor, j’avoue que je suis une fan inconditionnelle de Britney Spears, certains vous diront qu’il y a de quoi avoir honte, eh bien pas du tout, j’adore et j’assume ! (la dernière fois que j’ai lu une phrase aussi longue c’était dans La Curée de Zola mais passons…).

Pourtant, concernant les deux chansons (et artistes) qui suivent, je vois bien que mon entourage ne comprend pas, je les exaspère avec ces deux titres dont je suis complètement fan, je dois bien l’admettre. Mais laissez-moi vous raconter un peu pourquoi…

La première chanson s’appelle Nothing’s gonna stop me now (ça ne s’invente pas) et la chanteuse c’est Samantha Fox. Si tu ne connais pas Samantha Fox, bravo, tu es jeune (ça veut dire que tu n’as peut-être pas eu de vrai orgasme ni de chagrin d’amour, que tes grands-parents sont encore vivants, que tu ne le sais pas mais tes amis d’aujourd’hui ne seront pas ceux de demain, bref, bon courage, perso si c’était à refaire, je ne signe pas !). Samantha Fox c’est un peu la Pamela Anderson des années 80 mais version anglaise. A la base c’était une playmate qui est devenue célèbre grâce à son énorme poitrine puis à plusieurs tubes dont celui-là. Dans le clip, elle chevauche un cheval puis conduit une voiture, des bâteaux, elle est à donf parce que rien ne peut l’arrêter, voyez. J’adore cette chanson parce que tu écoutes les trois premières secondes et tu sais qu’on est à la fin des années 80, ce n’est pas de la bonne musique, les paroles sont assez stupides mais j’adore parce que je me revois en train d’écouter le disque (oui, le disque sur un tourne-disque -maintenant on dit une platine, je sais) dans ma chambre en train de me demander pourquoi moi je ne suis pas blonde, parce que j’étais déjà fascinée par les blondes (les vraies) à l’époque. Oui, parce que je voue un culte à Pamela Anderson aussi, mais j’en parlerais sans doute plus tard. Bref, cette chanson c’est un peu ma madeleine à moi (l’une d’elles en tout cas).

La deuxième chanson, je la fais subir à ma famille à chaque Noël puisque c’est moi qui fait la playlist de Noël… D’année en année, je change environ 20% de la playlist et il est clair que cette chanson-là y figure à tous les coups pour le plus grand désarroi de la totalité de ma famille. C’est une reprise de la fameuse chanson « Santa Claus is coming to town » par….les Cheetah Girls. Mais qui sont ces Cheetah Girls me demanderas-tu ? C’est un girls band créé par Disney au début des années 2000 et qui a fait sensation aux Etats-Unis mais pas vraiment ici. Cette reprise est cheesy as fuck et c’est justement ce que j’aime. Cette chanson me met en joie, tout simplement ! (je me demande ce que sont devenus les Cheetah Girls, probablement rien ?).