Vivement Noël parce que…

tumblr_lufgp3vJCf1r2uon8o1_500

Vivement Noël parce que…

Ce sera enfin les vacances. Qui seront bien méritées.

Comme chaque année, je vais espérer très fort qu’il neige. A vrai dire, à Toulouse là où je vais, c’est pas gagné, il est prévu 11°.

Jésus c’était quand même un mec super cool et rebelle à la fois. Difficile de ne pas l’aimer. J’ai toujours une pensée pour lui les mains trouées par les clous sur la croix quand je bois ma coupe de champagne. Pauvre Jésus qui ne méritait pas une fin si cruelle…

On va mettre nos plus belles tenues, à la fois chic et clinquantes parce que c’est Noël, on a le droit !

C’est le seul jour de l’année où je maquille. Pour ne pas me rater je regarde les tutos sur youtube.

On va écouter une playlist exceptionnelle, du rock 60’s, du blues, du hip hop, de la pop bien sûr et même de la variété. Et les Strokes. Beaucoup.

On va chanter tous ensemble Dancing Queen d’Abba en tentant de faire une chorégraphie en même temps (pas si facile, essayez donc !).

La famille, c’est sacré. Je sais bien que ce n’est pas vraiment à la mode d’aimer sa famille mais la mienne est formidable. Rassurez-vous je parle uniquement de mes parents et mes frères. Le reste de la famille est à foutre au feu.

On va faire des jolies photos de famille qu’on pourra regarder quand on sera vieux et moches.

On va se parler, se dire des vrais trucs importants, faire le bilan de l’année passée en ne gardant que le bon, et se moquer les uns des autres, beaucoup. Rire, comme si demain n’existait pas.

On va boire du champagne jusqu’à finir presque ivres morts sur le tapis du salon…

Cette année, ma mère me fait l’honneur de cuisiner végétalien. Mais il y a aura aussi du foie gras pour ceux qui aiment. Tolérance, mon amour.

On va danser sans peur du jugement des autres, ma choré de Baby One More Time sera toujours aussi approximative mais on sera entre nous, who cares ? On peut faire tout ce qui nous passe par la tête, gesticuler dans tous les sens, se ramasser vulgairement sur le sol, c’est un peu la soirée défouloir de l’année.

Sur « Man ! I feel like a woman » (Shania Twain) on va se déhancher comme des folles avec ma mère. C’est notre seule et unique séance de sport de l’année.

Après une bouteille de champagne chacun on se dira qu’on s’aime et qu’on a de la chance de s’entendre si bien. On se fera des câlins et des compliments et on aura parfois la larme à l’œil. C’est comme ça chaque année et ça fait du bien.

Voir les siens ouvrir les cadeaux qu’on a consciencieusement choisis pour eux, quel bonheur ! Puis ouvrir ses propres cadeaux, sourire, remercier. C’est bon pour le moral. Tout le monde aura des cadeaux, même Xena, la chatte bien nommée qui est une véritable guerrière.

Il ne restera que quelques jours avant une nouvelle année, pleine de promesses.

Plus que quelques semaines avant les soldes d’hiver :)

Lettre à Charlotte Pirroni, Miss Côte d’Azur 2014

photo 2

Chère Charlotte,

J’espère que tu me permettras de t’appeler par ton prénom, qui, soit dit en passant, te va à ravir. Toutes les Charlotte du monde devraient te ressembler, un subtil mélange de candeur, de grâce, la beauté naturelle alliée aux formes féminines, et un cerveau qui semble fonctionner  parfaitement.

Ne sois pas déçue de ne pas avoir remporté le titre de Miss France 2015, toi qui es ambitieuse, au fond tu sais que tu mérites bien mieux. Ton visage de poupée avec tes grands yeux clairs et en plein centre ce sourire enjôleur,  ta plastique qui fait rager les rageux, qui  rendrait n’importe quel impuissant dur à en souffrir, et cette vraie poitrine comme un gros fuck à toutes les planches à pain de ce pays. Pardonne ma vulgarité mais tu étais trop bonne, Charlotte. Devant leurs écrans de télévision, les mères de famille ont eu peur de toi, tu es trop sexy, être sexy c’est mal pour une Miss France. On préfère les jolies filles bien lisses qui ne font peur à personne. Tu n’as rien d’une jolie fille bien lisse, tu es une bombe atomique, un destin bien meilleur s’offre à toi, être Miss France n’a jamais été ton rêve de toute façon, tu le dis toi-même.

Je suis sûre que tu as très peu d’amies, les femmes détestent les belles femmes, surtout quand elles ont du caractère, et tu sembles en avoir un bien trempé sous tes airs de petite fille sage. Je n’ose imaginer le nombre de Niçois qui sont fous de toi, et, depuis hier soir, c’est bien au-delà de la Côte d’Azur que tu remportes les suffrages, la France entière est tombée sous ton charme. Tu es au moins Miss France sur Twitter, une petite victoire, non ?

Ne sois pas déçue, pense à toutes ces foires régionales auxquelles tu auras la chance de ne pas te rendre, pense à tous ces produits locaux que tu ne seras pas obligée de goûter. Cette année tu seras libre de faire ce que tu veux, sans Sylvie Tellier et ses yeux globuleux pour te dire comment faire, quoi dire, tu pourras même avoir un mec, et même deux, tu feras ce que tu voudras, comme n’importe quelle jeune femme de 21 ans.

Alors bravo à toi, Charlotte, ne pas être Miss France est peut-être la chance de ta vie ! Tu peux dire merci aux Français qui n’ont pas voté pour toi, va donc manger une bonne socca pour te réconforter et pense à ton avenir radieux. Les rageux n’ont pas fini de rager.

Bien à toi,

Une connasse parisienne (qui aime la Côte d’Azur)

Not that kind of girl

J’ai acheté « Not that kind of girl », l’autobiographie de Lena Dunham (créatrice de la série Girls sur HBO) dès qu’il est sorti. Je me faisais une joie de lire ce que la jeune femme avait appris de la vie, à même pas trente ans. Si j’ai globalement été déçue (à vrai dire il y a des chapitres où je me suis carrément ennuyée), j’ai été heureuse d’apprendre que je n’étais pas la seule à avoir autant de phobies concernant la santé…

Tout comme Lena, je suis cancérophobe. Je n’ai pas peur de mourir (plus  maintenant), j’ai peur qu’on m’annonce « Désolé mais vous avez un cancer ». Peut-être parce que ma grand-mère en est morte après avoir perdu son sein, peut-être parce que les chiffres sont alarmants…On a malheureusement tous perdu quelqu’un à cause de ce foutu cancer. Il y a des cancers que je redoute plus que d’autres, bien sûr. Un cancer de la langue ou du foie ? Je crois que je préfère encore me suicider.

Tout comme Lena, j’ai peur de mon smartphone. Il pourrait faire beaucoup de mal à mon cerveau. Une étude a été effectuée sur la population australienne qui a été munie de téléphones portables dix ans avant nous et les résultats sont effrayants : non, ils ne sont pas inoffensifs et oui, un jour, vous pourriez mourir à cause d’une utilisation trop fréquente. J’ai peur mais je passe beaucoup de temps au téléphone. En priant pour être épargnée. Parce que je le vaux bien.

Tout comme Lena, j’ai peur d’avoir des acouphènes. Il m’arrive de temps en temps d’entendre comme un bourdonnement dans l’une de mes oreilles, sans raison apparente. Je prie pour que le bourdonnement cesse, qu’il aille ailleurs que dans mon oreille à moi. Pour le moment, ça marche. Mais pour combien de temps ? Comment je ferais si je devais vivre avec ce bourdonnement jusqu’à ma mort ? Je ne mérite pas ça. Je prie encore.

Tout comme Lena j’ai  peur d’être atteinte de fatigue surrénale. Causée par une anémie, un trop grand stress, des nuits trop courtes, un dévouement trop important à sa vie professionnelle et sa vie personnelle…Nous sommes tous potentiellement des victimes de fatigue surrénale, fatigue qui finira par nous laisser inertes et bavant sur le carrelage de la salle de bain. Ça fait peur. J’ai peur. Mais il faut bien continuer à vivre, non ? On se reposera quand on sera morts.

Tout comme Lena, j’ai peur d’être stérile. Pire, je pense que je suis stérile. On a décidé ça avec mon cerveau à l’adolescence, sans doute après un baby-sitting désastreux.  Et comme Lena, je me dis que c’est pas grave parce que j’adopterai un enfant qui vient d’ailleurs et qui me détestera mais c’est pas grave non plus parce qu’il aura le droit de me détester puisqu’il ne pourra jamais détester ses géniteurs, je veux dire, il faut bien qu’on déteste quelqu’un, c’est important pour son équilibre mental.

Tout comme Lena, ma langue me fait peur. Elle est blanche quand je suis épuisée ou trop rose parfois, ce côté très granuleux, est-ce normal ? Est-ce qu’en regardant ma langue tous les jours je peux avoir une idée de mon état de santé et si oui, vais-je mourir demain à cause  de cette langue pâteuse due à une ingestion trop importante d’alcool blanc ? J’avais un ami médecin mais on ne se voit plus parce que je crois que je le fatiguais avec mes questions…

Contrairement à Lena, je n’ai pas peur de la poussière qui s’accumule sur les abat-jours, en revanche j’ai peur des microbes et bactéries et matières fécales qui se trouvent sur la barre métallique dans le métro. Je ne la touche jamais. Pareil pour le bouton pour ouvrir les portes du métro. Je suis la connasse qui est devant mais attend que quelqu’un d’autre appuie dessus. Je ne veux pas que ma main touche ça. Quand je rentre, la première chose que je fais c’est me laver les mains. Activement. J’aimerais être une Princesse qui ne se déplace qu’en limousine avec chauffeur (dans une autre vie, peut-être ?), j’aimerais ne pas être obligée de me mélanger à la foule de la ligne 1 (au moins je ne prends pas la 13, de quoi je me plains ?).

Je déteste les billets qui se terminent par « Et vous, bla bla bla ? », mais là je suis obligée de vous demander…Et vous, quels sont vos phobies ?

lena-dunham-signs-copies-book-not-that-kind-of-girl-03

Un illustre inconnu

Je n’avais plus d’inspiration pour le blog et c’est revenu en force hier soir à la sortie d’une salle de cinéma. Je l’ai déjà dit, je n’aime vraiment pas aller au cinéma…

J’ai regardé une vidéo de Durendal, un vlogueur que j’affectionne particulièrement (comment ne pas aimer un cinéphile passionné qui a un chat aussi cute, franchement ?). Il parlait d’un film qui s’appelle Un illustre inconnu, avec Mathieu Kassovitz. Je n’ai pas attendu longtemps avant de décider de me poser près de 2h dans une salle obscure pour me laisser emporter par cette « fable » comme le dit Mathieu Kassovitz himself.

Je ferai court : il faut aller voir ce film ! Le pitch : Sébastien Nicolas a toujours rêvé d’être quelqu’un d’autre. Mais il n’a jamais eu d’imagination. Alors il copie. Il observe, suit puis imite les gens qu’il rencontre. Il traverse leurs vies. Mais certains voyages sont sans retour.

Si le film est un peu lent au début, c’est pour mettre en place l’existence triste et répétitive de Sébastien Nicolas, agent immobilier effacé dans une vie ordinaire, sans saveurs comme les plats qu’il réchauffe aux micro-ondes tous les soirs. Puis on découvre qu’il s’accapare la vie des autres plutôt que de changer la sienne. C’est la vie des autres qu’il fantasme, il se sent vivant lorsqu’il prend l’identité de quelqu’un d’autre, lorsqu’il n’est plus lui-même. Et c’est là que le film devient passionnant, emportés par la musique, on suit les aventures du anti-héros, on assiste à sa renaissance. Je ne veux pas trop en dire de peur de spoiler, la bande-annonce est très bien faite si vous voulez vous faire une idée de l’ambiance du film. Les acteurs sont formidables (je ne savais pas que Mathieu Kassovitz jouait si bien, Marie-Josée Croze est comme d’habitude, très juste), le scénario est bien ficelé, on est surpris, on a peur, on sourit, on rit, aussi. Je n’y connais rien en réalisation mais j’ai aimé ce que j’ai vu, la scène d’ouverture est vraiment réussie, on y croit, on oublie qu’on est mal assis sur des sièges rouges dont le velours n’a plus rien de doux, on se laisse emporter et à la fin…parce que la fin est aussi réussie que la scène d’ouverture, on ressort heureux. Et on se pose des questions. Combien de personnes dans ce pays mangent-elles un plat réchauffé aux micro-ondes tous les soirs face au mur de leur cuisine ? Pourquoi on ment pour faire croire qu’on a une vie sociale alors qu’on se sent seul au monde ? Pourquoi on a peur de changer de vie quand on est malheureux ? C’est quoi, le bonheur ? (pardon de parodier une mauvaise émission de télé…) Et moi, quels sont mes fantasmes ? Est-ce-que j’aimerais prendre la vie de quelqu’un d’autre ? Et si quelqu’un me prenait ma vie à moi ?

Le bonheur, c’est peut-être de sortir d’une salle de cinéma après avoir vu un film qui nous fait réfléchir. Et qui n’en est pas moins divertissant.

Hello sadness

Je cherche mais je ne trouve pas. Journée tout à fait ordinaire. Comme un lundi. J’ai un peu de mal avec ce no buy month autoproclamé, hier j’ai failli acheter une mangeoire à oiseaux et des boules de graisse pour les mettre sur le balcon cet hiver. Fort heureusement, j’ai lu qu’il n’était pas nécessaire de le faire avant fin novembre sous peine de perturber ces pauvres oiseaux.

J’ai toujours envie d’adopter tous les chats que je croise, rien d’anormal, donc. Tout va bien. Je ne suis pas malade, contrairement à mes collègues que j’évite comme la peste, entre ceux qui se mouchent et ceux qui éternuent je slalome dans le grand couloir. Je ne suis même pas trop en retard sur ce que je dois faire au taf, ça avance, doucement, vu que ça ne dépend pas que de moi (arf) mais ça avance ! J’ai même réussi à éviter un conflit ce matin, pourtant j’avais très envie de m’énerver et de crier mais j’ai choisi la douceur et la tolérance et ça a payé ! Mon chat femelle se porte comme un charme, elle ronfle bruyamment dans sa niche de privilégiée. Mon couple va bien. Mes amis sont loin mais ils vont bien. Ma famille est loin mais elle va bien. Je vais bien.

Comment expliquer cette tristesse qui me tombe dessus comme une fiente de pigeon ? J’aime l’automne, je n’ai aucune raison de déprimer en automne, c’est en été que je déprime et que je colère (j’ose faire les deux à la fois !). Je n’ai même pas envie de partir en vacances, c’est un comble. Je pourrais aller à Playa del Carmen cet hiver, je suis invitée par mes amis, mais je n’ai pas envie de prendre l’avion et encore moins envie d’aller à la plage. J’ai vérifié dans les news, ce n’est pas très heureux mais aucune personnalité que j’aime n’est morte. Larry David est toujours en vie. Jerry Seinfeld aussi. Britney Spears se porte très bien. Gary Shteyngart est en pleine tournée aux Etats-Unis. Michel Houellebecq est (incroyable !) toujours en vie. Robert de Niro est toujours parmi nous. Tout va bien.

Je bois une vodka-cranberry pour tenter de m’égayer, j’aurais pu boire du thé (petite dédicace, oui oui) mais ça réveille moins…Est-ce-que ce serait ce stupide changement d’heure qui me fout le moral à presque zéro ? (je reste optimiste, je refuse d’être à zéro). Je pourrais cuisiner mais je n’ai pas faim (en même temps hier je me délectais de crème de speculoos, quelle invention géniale !). Je pourrais acheter n’importe quoi sur le net mais même ça, c’est trop facile, je n’ai pas envie. Je ne m’ennuie pas, j’ai trois livres en cours, une tonne de séries/films à voir, des choses à écrire, des activités prévues cette semaine (et pas des moindres), largement de quoi me réjouir.

Je suis triste. Ma mère me dit toujours que j’étais un bébé sage mais je pleurais tous les soirs de 18h à 19h. Elle a tout essayé : me faire des câlins, me parler, me nourrir, me sortir, m’amuser. Rien ne marchait. Alors elle me laissait pleurer. Et pile au bout d’une heure, j’arrêtais, comme par magie. Peut-être que je suis toujours ce petit bébé qui pleure d’être vivant. Qui sait ?

Tag : moment de rêve

J’ai été taggée par ma copine Je suis dans la Lune, le principe est simple : répondre à quelques questions sur le thème du rêve. J’en profite pour tagger quelques blogueuses que je lis régulièrement : Agoaye, By Kimysmile et I Feel Blue (si jamais ça vous tente…).

  • Un lieu de rêve où tu aimerais te téléporter immédiatement ?

Je suis bien chez moi mais si je devais m’épargner les heures d’avion alors j’irais bien faire un coucou au Flatiron building que j’aime tant, c’est mon building préféré, il m’émeut, je ne sais pas trop pourquoi (PARCE QU’IL EST BEAUUUUUUU !).

flatiron-2

Sinon j’irais bien là aussi mais c’est tellement touristique que je sais que je n’irais jamais, je préfère ne pas voir les temples d’Angkor plutôt que d’être déçue, j’aurais trop mal ! (c’est un rêve qui ne se réalisera pas, je crois que ce sont les plus beaux, non ?)

@maierandmaierphotography

@maierandmaierphotography

  • Le dessert de rêve que tu ne peux jamais refuser ?

Que ce soit bien clair, je ne refuse jamais un dessert ! Comme Je suis dans la Lune j’ai un gros faible pour le fraisier (avec pâte d’amande sinon je mords). C’est la seule exigence que j’ai à chaque anniversaire. Je cherche encore un moyen de faire une version végétalisée du Saint-Honoré. Le gâteau au chocolat tout simple me redonne le sourire dès la première bouchée. Sinon je fais un carrot cake vegan à tomber par terre (sans vouloir me vanter).

carrotcakevegan

  • Le bouquin qui t’a le plus imprégné pendant et après sa lecture, comme un rêve ?

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Moon Palace de Paul Auster. La liste serait bien trop longue.

  • La chanson que tu aurais rêvée d’écrire ?

Heaven Help de Lenny Kravitz parce que c’est la chanson douce et pleine d’espoir parfaite, Jóga de Björk parce que c’est une ode à l’amitié, la vraie, la rare et Tourist de Julian Casabancas parce qu’elle est belle et que la dernière phrase est une vraie déclaration d’amour. En fait, j’aurais adoré écrire des chansons pour les autres, voilà un métier de rêve !

  • Des fringues que tu rêves de mettre mais on sait que tu n’oseras jamais ?

Honnêtement j’ose tout !

  • Un animal que tu rêves d’avoir en ami ?

Tous les animaux sont déjà mes amis, les chats se frottent à moi, les chiens me sourient (je le jure) et les pigeons ne me font jamais caca dessus mais si je pouvais avoir un agneau ou un mouton alors je serais heureuse.

  • Que faut-il pour passer de ta vie actuelle à ta vie de rêve ?

J’ai une vie de rêve. Il ne me manque rien.

Compulsif vs compassion

accro2

J’avais dit que je serais sage mais j’ai menti. J’avais dit que j’arrêterais mais j’ai continué. Je crois que je suis une acheteuse compulsive sur internet. Voici ma confession, priez pour mon âme….

Je clique frénétiquement à la recherche du parfait manteau, du parfait savon, le parfait dentifrice ( ?), la parfaite paire de chaussures, le parfait week-end. Tout se doit d’être parfait. La perfection est un long chemin et un long combat, vous savez. J’achète un premier manteau, je le trouve très bien. Mais deux heures plus tard en cliquant j’en trouve un qui est très très bien aussi et il me le faut. Alors je le commande et quand je le reçois je suis contente mais…j’en vois un troisième et je l’achète aussi. Comme ça j’ai le choix le matin (alors qu’on sait qu’il vaut mieux ne pas l’avoir, le choix, sinon on est en retard…). J’ai tellement de manteaux/vestes/ trenchs que ça en devient indécent. Mon chat femelle (ça évite de dire « chatte ») dort sur une veste Kenzo en toute décontraction. Je laisse faire l’animal parce que contrairement à ce qu’on pourrait penser, je me fous de ce qui est matériel. J’amoncelle mais au fond je m’en fous vraiment. Il m’arrive souvent de donner mes vêtements à des copines parce que j’en ai trop et elles non. Je suis contente de voir que mes vêtements continuent leur vie sans moi.

Depuis que je suis vegan, je dois logiquement faire plus d’achats puisque j’ai jeté tous les cosmétiques que j’avais ou presque, j’ai viré tous mes pulls en laine, j’ai donné mes manteaux et chaussures à Emmaüs, ma mère a récupéré mes sacs en cuir. A force de chercher le parfait savon (le savon classique de supermarché contient ¾ de graisse animale pour info), je croule sous les savons sous toutes ses formes, une vie entière ne me suffira pas à les écouler, sauf si je suis centenaire au minimum. J’ai une collection de ceintures impressionnante mais je ne porte jamais de ceintures. Vraiment jamais. Récemment j’ai acheté une paire de chaussures trop petite, par flemme de retourner l’article je reste avec des bottines que je ne pourrais jamais porter sous peine d’avoir les orteils qui ressemblent à des saucissons. Je commande tout et n’importe quoi sur internet : des livres, du maquillage que je ne mettrais jamais (puisque je ne me maquille pas), des déguisements ( je ne fête même pas Halloween !), des collants (150 paires au compteur, qui dit mieux ?), plein de chaussures, plein de sacs, des bijoux fantaisie (je n’en porte jamais mais j’aime les accumuler), de la lingerie Britney Spears (vous ne le savez pas mais je suis une grande fan de Brit et ce n’est pas une blague), des jouets pour la chatte (l’animal, oui, oui), des lampes, des tapis, des serviettes de bain (à ne plus savoir qu’en faire), des robes de toutes les couleurs, des carnets, des pochettes pour mettre des trucs dedans, des petits objets (petite brosse à cheveux, petite broche, petit porte-monnaie, petit sac et j’en passe). Je suis envahie par les objets. Je n’en peux plus. Il faut que cela cesse au plus vite. C’est pourquoi j’ai pris les décisions drastiques qui s’imposent. Ne plus rien acheter ou presque. Arrêter de cliquer. A partir d’aujourd’hui (j’ai fait une commande à 14h mais c’était pour la chatte, on dit que ça compte pas, ok ?). Vendre mes plus jolis articles sur un site dédié (si vous avez des suggestions, n’hésitez pas, je ne connais que Videdressing mais est-ce fiable ?). Une fois que j’aurais récupéré plein de sous, j’en ferai don aux sanctuaires pour animaux que j’aide déjà. Mes achats compulsifs serviront à nourrir des veaux qui ne se transformeront pas en chaussures de luxe, des poules condamnées à pondre qui pourront être libres et choyées, ma culpabilité va se transformer en bonheur retrouvé pour ces animaux dont personne ne veut plus. Si vous voulez les aider (on peut rêver) :

http://minovalleyfarmsanctuary.org/en/

http://www.sashafarm.org/

http://www.berksarl.org/

http://www.spa.asso.fr/

veaux

Des veaux aux yeux bleus :)