Naples et Capri, entre déception et ravissement

Il y a tant à dire sur ce séjour en Italie du Sud, dans une région que je ne connaissais pas, la Campanie. Mon choix s’est porté sur Naples que l’on présente comme la ville sale où la camorra est omniprésente et Capri l’île qui se trouve en face à 45 mn d’hydroglisseur, associée, elle, à la jet-set qui vient y dépenser ses millions…Choc des cultures.

Dès l’arrivée à l’aéroport, j’ai voulu prendre un taxi pour aller plus vite mais ce fut une erreur : la circulation à Naples est dingue et les conducteurs font vraiment n’importe quoi, c’est la jungle ! Le chauffeur, un type avec une vraie tête de con, s’est avéré nerveux, antipathique et même raciste puisqu’il détestait les français, ça commençait plutôt mal et ça ne s’est pas arrangé, il nous a littéralement arnaqués, malgré mes protestations, il n’a cessé d’essayer de m’embrouiller pour justifier son arnaque, une vraie tête de con doublé d’un fils de pute (en parlant de sa mère, il avait un tatouage censé exprimer tout l’amour qu’il a pour cette femme qui ne lui a sans doute pas appris la notion de respect). Dans les embouteillages nous avons vu un homme sortir de sa voiture, se réfugier derrière un arbre puis chier devant tout le monde. La grande classe. Bonne ambiance…

Naples est une ville pleine de charme malgré la saleté, il est agréable de s’y promener, on passe de petites rues typiques qui ne mènent jamais où l’on pense à des grandes artères plus récentes, la nourriture est à la fois très bonne et vraiment bon marché, j’ai mangé une excellente pizza marinara pour la modique somme de 4 euros et je pense que je me souviendrai de ce goût encore longtemps…J’ai particulièrement aimé la piazza Bellini conseillée par une certaine ordure, qu’il est agréable d’observer les napolitains boire des verres entre amis et parler fort avec les mains ! Quand on sort du centre-ville, c’est tout de suite moins fun…J’avais très envie d’aller dans un parc parce qu’il faisait extrêmement chaud mais le chemin vers le fameux parc Capodimonte fut épique, j’avais mal évalué les distances et nous nous sommes perdus dans un quartier qui craint vraiment, nous avons tout de même vu un homme se faire un fix puis vomir puis lire son journal comme si tout était parfaitement normal. Puis j’ai failli marcher dans des seringues sur lesquelles le sang avait séché en montant des escaliers, plutôt choquant.

Nous avons vu beaucoup de crânes à Naples, ceux qui se trouvent à l’entrée de l’église Santa Maria Delle Anime Del Purgatorio mais aussi ceux du cimetière de Fontanelle qui se comptent par milliers. Expérience assez flippante même pour les plus vaillants, le cimetière est souterrain…Lorsqu’on arrive en bas ce sont des milliers et des milliers de crânes mis les uns sur les autres et le spectacle bien que macabre est à mon sens très esthétique. Certains crânes sont fendus, d’autres ont un gros trou sur le dessus, il y a aussi des tibias par milliers et autres os que l’on tente de reconnaître, largement de quoi faire marcher son imagination. Je ne crois pas que la pratique existe toujours mais ces crânes proviennent de personnes qui n’ont pas été enterrées décemment et les napolitains très pieux venaient en adopter un, lui donner un nom, le choyer, le nettoyer, lui parler de ses problèmes, il existait un véritable lien affectif entre ces napolitains désespérés à cause de la misère et ces crânes anonymes qui pouvaient parait-il exaucer les prières de leurs propriétaires…Expérience moins touristique que de voir le Duomo mais nettement plus intéressante ! Quant au métro de Naples, il est très propre et chaque station est différente, le résultat est très réussi, c’est beau, c’est coloré, si seulement il pouvait en être de même à Paris…

J’aimerais dire que je retournerai à Naples mais j’ai été tellement déçue par le comportement des napolitains que j’ai trouvés antipathiques au possible, jamais un sourire, j’ai eu le sentiment de les faire chier d’être là alors que rappelons-le je contribue à faire marcher l’économie de la ville en tant que touriste. Pourtant j’ai à chaque fois fait l’effort de parler italien (enfin…un genre d’italien sans aucun verbe haha), globalement c’est un échec au niveau humain d’autant qu’ils ont tous essayés de ne pas me rendre la bonne monnaie quand je passais à la caisse, moralité : j’aurais dû apporter un pot de vaseline, j’aurais eu moins mal ! Certes je n’ai peut-être pas eu de chance, je ne suis pas tombée sur les bons napolitains…Je sais qu’à Paris on peut tomber sur les mauvais parisiens, se faire voler son appareil photo à Montmartre et repartir extrêmement déçu…Disons que j’attendais tant de ce séjour à Naples que je ne pouvais qu’être déçue. Et avoir dégusté la meilleure pizza de ma vie n’y changera rien.

Heureusement il y a eu Capri ! J’ai chanté « Capri c’est fini » à peu près toutes les trente minutes, un vrai hommage à Hervé Villard, s’il savait ! J’ai appris le premier couplet exprès pour les vacances parce que je suis perfectionniste. Capri c’est magnifique et les autochtones sont habitués au tourisme, ils sont très avenants. Prendre le télésiège pour se retrouver au sommet du Monte Solaro, entourés par la mer, c’était si beau que si un jour je décide de me suicider, je sais que c’est là que je le ferais ( je pense qu’il faut avoir un lieu où l’on sait que l’on pourrait se suicider au cas où, j’avais le Grand Canyon sur ma liste, j’ajoute le Monte Solaro). Voir un voilier au loin seul sur la mer, le bleu du ciel se confondre avec celui de la mer, cette tâche blanche qui s’éloigne, ce fut un moment poétique d’exception. Dans le genre poétique j’ai fait une insolation (on ne se promène pas sans chapeau quand il fait 36 degrés à l’ombre), si vous avez vu une petite brune vomir de la bile à la terrasse d’un café au port de Capri…c’était moi ! (enchantée!). Je n’ai pas vomi une fois ni deux fois mais cinq fois. De vrais geysers sont sortis de mon pauvre petit corps, je n’ai rien compris… Malheureusement je n’ai pas pu visiter la grotte bleue mais j’envisage de retourner à Capri, ce n’est peut-être pas fini huhu. A Capri aussi nous aurions dû acheter de la vaseline parce que 3 € de cover charge au restaurant alors qu’on n’a pas touché à la corbeille de pain, ça fait chier un peu. Ce n’est pas une question d’argent mais de principe, la moindre des choses ce serait de prévenir le client de cette charge à la con. Les pâtes étaient excellentes, on peut au moins compter là-dessus, bien al dente comme je les aime, un vrai bonheur !

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Après la pluie, le beau temps ! Plus de trois mois de recherche, plus de trois mois à visiter des appartements qui ne me plaisent pas (pourquoi de la moquette dans les chambres ? Sommes nous dans les années 1980 ?), trois mois à se demander pourquoi l’appartement que j’ai dans la tête n’existe pas et puis enfin la libération.

Certes ce n’est pas encore parfait, il n’y pas d’eau chaude parce que comme une écervelée que je peux être parfois je ne me suis pas inquiétée de prendre un contrat chez EDF-GDF, à croire que je pensais que ça se faisait tout seul (c’est presque ça pour être honnête…). Fort heureusement il fait très chaud et je me lave à l’eau glacée (ma mère jure que c’est bon pour la circulation bla bla), quant à mes cheveux je vais chez le coiffeur les laver, pourquoi s’emmerder franchement ? En parlant du coiffeur, il est de la Rochelle et il adooore Paris, encore une preuve qu’on peut venir d’ailleurs en France et adorer la capitale, j’ai presque failli l’embrasser de joie. La cuisine n’est pas équipée, résultat c’est alloresto tous les soirs. Le canapé a été commandé mais…il arrive fin septembre (« Vous comprenez ils sont faits à la commande en Italie » Heu…j’espérais bien qu’à ce prix ils ne soient pas made in China !).C’est un peu ambiance squat avec trois chats qui jouent à chat toute la journée, j’ai l’impression d’avoir 18 ans et de prendre mon premier appart, je crois que ça m’amuse tout ça ! Le plus important finalement c’est d’avoir un bon sommier et un bon matelas, pour l’instant le seul investissement que j’ai fait c’est du beau linge de maison, à la base je voulais en acheter à La Redoute parce que c’est les soldes et que ma mère (encore elle) m’a appris que La Redoute c’est très bien (aujourd’hui elle dit que ça a baissé en qualité et elle a certainement raison) mais mon bien-aimé a des goûts de luxe, à croire qu’il est encore plus connasse que moi haha Nos nuits vont être luxueuses, comment s’en plaindre ? Ma mère (décidément) m’a gentiment rappelé qu’en Afrique on dort à même le sol sur des nattes (ma mère est toujours là pour rappeler qu’on ne doit pas se plaindre). Si je devais dormir par terre je le ferais mais oui c’est vrai quand on a un bon lit c’est une chance et je ne l’oublie pas.

Dans mon nouvel immeuble les gens se présentent et souhaitent la bienvenue aux nouveaux arrivants, quand je pense qu’on dit qu’à Paris personne ne se parle ! Je connais déjà une voisine qui m’a indiqué les bonnes adresses du quartier. Je suis cernée par un BioCBon, un Biocoop et un Naturalia, autant dire que ce quartier était fait pour moi, comment survivre quand on est vegan sans plusieurs magasins bio ? Pour le moment il n’y a qu’un petit hic : un voisin essaie de jouer du Vivaldi à la flûte traversière, il est si mauvais que je ris dans ma barbe inexistante, le pauvre. Bientôt ils découvriront que certains vendredis soirs je bois un peu trop d’alcool puis que je me mets à chanter Britney Spears et Mariah Carey très fort (mais moi je chante juste donc j’estime que ça passe héhé). Bientôt ma famille va venir en force et nous serons six à l’appart, plus quatre chats parce que nous en gardons un en août, l’auberge espagnole ! Dix êtres vivants dans un appartement sans meubles ou presque, c’est ça la vraie vie. Être ensemble.

Canicule, je t’enc….

Ah..la canicule, quel bonheur quand on vit en ville ! Prendre le métro et croiser des femmes habillées pour aller à la plage, crop top, jupe ras-la-touffe, claquettes pailletées aux pieds, autant de charmes visuels qui sévissent à chaque coin de station…Cuisses grasses et mollets flasques, on se croirait chez le boucher…Comme le dit mon mec « On voit ce qu’on n’aimerait pas voir ». Il n’a pas tort ! L’hiver on peut imaginer les corps, l’été ils nous sont servis sur un plateau accompagnés de leurs divines odeurs âcres (perso, j’utilise à nouveau un anti-transpirant parce que les auréoles quand j’en vois sur les autres ça me donne envie de vomir).

C’est l’été, tout le monde il est content, les vacances approchent, d’ici là faisons comme si nous étions sur la Côte d’Azur, enfilons nos micro-shorts, la deuxième fesse pleine de gras ressort comme un boudin disgracieux, mettons en valeur nos poitrines inexistantes grâce au push-up qui ne fait pas si illusion, montrons nos doigts de pied colorés parce que « le vernis, c’est top, tu vois ». Cet étalage de gros pieds plein de cors, ces pieds qui suent et qui, on le devine, puent, je ne peux plus souffrir leur vue ! Ces tongs de ville (rien que le nom…) qui montrent des pieds plus dégueulasses les uns que les autres, vraiment, c’est au-dessus de mes forces. Tu te souviens, Pauline, quand tu m’avais dit « J’adore mes pieds ! », je les avais regardé et j’avais hurlé « Mais non ils sont moches tes pieds Pauline, des pieds, c’est moche, très moche ! ». Je crois que je t’avais un peu vexée…

Je le répéterai jusqu’à ma mort : arrêtez de croire que vos pieds sont jolis, c’est dans votre tête, des pieds c’est affreux (mais si vous aimez vos pieds continuez donc mais cachez-les quand je suis là, je vous en conjure).

J’aurais tout de même appris quelque chose grâce cette satanée canicule : on peut aussi suer des sourcils ! Sensation plutôt très désagréable. J’aimerais tout raser à la Marilyn Manson. A propos de Marilyn Manson, j’ai eu une révélation : la chanteuse de Texas, Sharleen Spiteri, lui ressemble.

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Et les hommes en short, est-ce-qu’on peut en parler ? J’ai vu une seule fois un homme en short à qui ça allait très bien, je l’ai même trouvé sexy. Mais c’est arrivé une seule fois (ok l’homme en question avait de belles jambes, ce qui est rare chez un homme, vous noterez). Il est vrai qu’à Paris, les touristes pullulent et c’est souvent eux qui en portent, des shorts. Mais tout de même, ça fait mal aux yeux:/ Un bel homme ne porte pas de short, je suis désolée, si on me demande ce que j’en pense (et même si on ne me demande rien, obviously) voilà ma réponse.

Je me pose une question : comment font certaines femmes pour porter des jeans sous 40 degrés ? Sont-elles complexées à ce point ? Avec ma jupe-qui-m’arrive-au-genou je crève de chaud…

Bref, c’est quand la fin de la canicule ? Si ça continue comme ça je mets mon chapeau de paille et une nuisette en coton Petit Bateau pour aller au travail…Et la clim dans le métro parisien c’est pour quand exactement ? On se croirait dans un pays du tiers-monde sans déconner. Un petit effort, Madame Hidalgo ! (même si vous ne le prenez pas, vous, le métro).

Boulevard des Capucines

En ce moment je triche. Je sors du travail très tôt, je me prends pour l’employée de mairie que je ne suis pas. Me voilà dehors, le nez au vent, il n’est même pas dix-sept heures. Il fait beau, le soleil brille, je fais un tour aux Tuileries pour regarder les touristes s’extasier sur Paris, la ville de l’amour, les enfants mangent des glaces trop grosses pour eux, les beautiful people déambulent tels des mannequins dans les allées à l’ombre, les jupes sont courtes, les lunettes oversize ; à commencer par les miennes qui me bouffent la moitié du visage, pratique pour se cacher du soleil, l’été est bel et bien là et il ne va pas nous laisser tranquille, j’ai déjà bronzé bien malgré moi…

Je traverse la place du Marché Saint-Honoré, toujours aussi étonnée qu’il y ait des H.L.M. à cet endroit si prestigieux, en plein premier arrondissement, entre l’Opéra et le Louvre, à quelques mètres à peine de la célèbre place Vendôme. Je passe devant le Nomad’s ce bar à tapas qui fait des cocktails délicieux, seul spot de la place où les serveuses sont souriantes et aimables et ne se prennent pas pour des mannequins. Si j’en avais les moyens c’est ici que je vivrais, ni plus ni moins. A 12 000 € le mètre carré, disons que c’est du domaine de l’impossible, à moins d’un miracle ?

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J’arrive rue Gomboust pour le petit plaisir de la journée. J’entre chez Hugo & Victor, bien décidée à m’offrir une tablette de chocolat Aveline, du chocolat à 71% au cœur praliné, il me sera difficile de ne pas tout manger sur le trajet retour. Je déteste ces gens qui mangent dans la rue, c’est un tel manque de savoir-vivre, j’entends encore ma mère me dire « Tu ne peux pas attendre qu’on soit arrivées à la maison ? ». Non, quand il s’agit de chocolat j’ai un comportement hyperphagique, j’engloutis tout parce que c’est addictif, je ne peux pas faire autrement, je n’ai plus aucune éducation (et je ne partage évidemment pas !). Si j’étais un chat, je ronronnerais en dégustant ma tablette de chocolat et je lècherais le papier en plastique pendant des heures.

Puis j’arrive boulevard des Capucines et je la vois. Assise par terre, elle a peut-être 17 ou 18 ans, des vêtements sales, une pancarte qui explique qu’elle demande de l’aide, quelques centimes sur un chiffon devant elle. J’ai le temps de voir sa détresse qui ne me semble pas feinte, elle est réelle et je me la prends dans la gueule, le coin des lèvres encore plein de chocolat de luxe. Je cherche des pièces au fond de mon sac et je parviens à en trouver une de deux euros. J’aimerais donner plus, deux euros, ce n’est rien quand on est à la rue. Une goutte d’eau. Je m’approche d’elle et je lui donne en lui souriant. Je ne souris jamais quand je marche dans la rue, après tout je suis parisienne, pourquoi je sourirais ? Mais je lui fais mon plus grand sourire et elle m’en renvoie un timide accompagné d’un « merci ». Elle a de très grands yeux verts très tristes, les yeux verts me fascinent depuis toujours, les siens sont sublimes. Un vert foncé et de longs cils qui semblent les caresser. Je continue mon chemin, je me demande pourquoi une fille si jeune est à la rue, j’ai envie de lui payer un verre, de lui parler, je songe à sortir vingt euros au D.A.B. pour les lui donner. Vingt euros ce n’est presque rien pour moi mais ça peut lui permettre de ne pas dormir dehors ce soir, qui sait ?

Je rentre chez moi et je continue à y penser, à cette fille aux grands yeux verts qui je l’espère sortira de là. Quant à moi je ne peux pas continuer à vouloir aider tous les inconnus à la dérive que je rencontre. Quand je la croiserai à nouveau je lui donnerai un billet et un morceau de ma tablette au chocolat. Une goutte d’eau. Mais on ne peut pas sauver le monde…

C’est une belle journée

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Ce n’est plus un secret pour personne, je n’aime pas du tout l’été. Pourtant, cette année je sens que ça risque de changer. Depuis hier, nous avons officiellement changé de saison mais je peux encore porter mon trench noir sans crever de chaud ! Toute la semaine il va faire un temps parisien c’est-à-dire ciel blanc, un peu de pluie, du vent et de temps en temps un rayon de soleil. Mon temps préféré. Si j’aimais la chaleur et le soleil qui tape très fort, je ne vivrais pas ici. C’est pourquoi je n’écoute plus les parisiens se plaindre du temps qu’il fait : aller vivre ailleurs, bon sang ! (je réhabilite l’expression « bon sang » sans aucune honte).

Ce matin j’avais un message vocal d’une amie qui est partie vivre en Australie, je l’ai écouté et j’ai eu les larmes aux yeux. Larmes de joie je précise. C’est si bon d’entendre la voix de quelqu’un qu’on aime depuis tant d’années, son petit accent de Rodez m’a fait sourire, pourtant je déteste l’accent du Sud, ça aussi ce n’est un secret pour personne. Je vous dis : les temps changent ! Je n’ai peut-être pas beaucoup d’amis à Paris mais ceux qui ont choisi de vivre à l’étranger valent tout l’or du monde. A propos d’amitié, je ne pensais pas possible de rencontrer une nouvelle amie, pourtant c’est exactement ce qui est en train de se passer. Je pars en vacances cet été avec quelqu’un que je connais depuis moins de trois mois. Ce qui est troublant c’est que cette relation est saine et bienveillante, sans jalousie (si rare entre femmes), chacune apporte à l’autre (ça ne va pas que dans un sens, très rare aussi, surtout que j’ai une légère tendance à faire ma mère teresa…). Cette amitié c’est exactement ce dont j’avais besoin sans le savoir. Je me sens aidée alors même que je n’ai pas demandé d’aide. J’avais oublié à quel point les débuts d’une relation (quelle qu’elle soit) étaient beaux !

Depuis que j’ai réservé toutes les vacances, je suis un peu comme une petite fille qui attend Noël au mois de novembre : survoltée. Je souris comme une idiote toutes les cinq minutes, je parle aux chats qui miaulent d’incompréhension, j’ai même acheté un chapeau de paille pour ne pas attraper de coup de soleil sur le nez, moi qui déteste les chapeaux, c’est un comble ! Et je suis à deux doigts de mettre ce maillot de bain acheté il y a deux ans dans ma valise, c’est dire !

 

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Non pas celui-ci je déconne (qui porte ça à part une actrice porno dans un film de boules, seriously ?) (ah et au Cap d’Agde aussi, j’allais oublier).

En fait c’est celui-ci, ça fait un peu cagole mais moins actrice porno. Une cagole sommeille en chaque femme (pas une actrice porno)(quoique)

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Cet été je vais notamment en Espagne. C’est peut-être un secret, je ne crois pas avoir déjà évoqué ici mon aversion pour ce pays, cette langue, ces traditions culinaires (et la corrida, on n’en parle même pas sinon je vais m’énerver). Tout le monde adoooore Barcelone, moi pas. Je vais en Espagne, au retour je fais une escale à Barcelone justement, et méga surprise, je m’en réjouis ! (j’aime bien « méga surprise », ça me fait toujours penser à la lettre de Xavier Dupont de Ligonnès qui est la lettre la plus surréaliste au monde).

Cet été sera mon été ! J’ai déjà commandé le fraisier pour mon anniversaire (parce qu’il y a des choses importantes dans la vie et un anniversaire sans fraisier n’est qu’un ersatz d’anniversaire). Et ça aussi c’est nouveau : je suis contente de fêter mon anniversaire en famille alors qu’habituellement je m’en fiche éperdument.

ATTENTION CE QUI SUIT N’A ABSOLUMENT AUCUN RAPPORT AVEC LE RESTE :

Je suis sûre que Benjamin Biolay est un super coup. J’aimerais bien rencontrer quelqu’un qui a couché avec lui mais je me demande…lui est-il arrivé récemment de coucher avec autre chose que des actrices-chanteuses ? Si tu as couché avec BB n’hésite pas à laisser un commentaire, ça m’intéresse (je suis sûre que j’ai raison, j’ai un radar pour les bons coups ^^).

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P.S : J’ai lu Catharsis de Luz et c’est vraiment très très bien. Quelqu’un l’a lu ? (sait-on jamais)

Anonymat mon amour

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Quand on commence un blog se pose toujours la question de l’anonymat. Mettre une photo de soi, donner son prénom, parler de son métier, de sa vie intime, sexuelle ?, il faut choisir. Je dois dire que ce qui m’importe avant tout, c’est écrire. Je donne deux ou trois infos sur ma « vraie vie » au travers de mes écrits mais si peu. Le strict minimum. Mon blog n’est pas mon journal intime et s’il l’était je me cacherais encore plus ! (peut-on se cacher plus que je ne le fais ? Non). Je n’aimerais que très moyennement que mon boss apprenne que j’ai un blog où je m’autoproclame « connasse ». Il doit penser que je suis professionnelle et discrète, pas que je suis révoltée un jour sur deux, que j’ai envie de quitter sa boîte pour aller vivre à la campagne et que j’ai envie de buter tout le monde dans le métro (et pas que). Me cacher me permet de dire absolument tout ce que je veux. Je pense notamment à mon acolyte A. qui était sur Twitter et qui se faisait arrêter dans la rue à Toulouse par des inconnus qui lisait ses excellents tweets. Sensation de malaise (d’autant que sur Twitter on se lâche encore plus que sur un blog).

Parfois j’ai envie de montrer ma tête (surtout quand la photo est réussie), ou la nouvelle tenue que j’ai achetée et qui me va super bien (tant qu’à faire…). Il m’arrive d’avoir envie de montrer où je vis, d’inonder le blog de photos de mes adorables chats. Ou mes chaussures. Et mes sacs. Et tous mes livres. Qu’est-ce-que ça apporterait à ce que j’écris ? Rien. Alors je ne le fais pas. Je le ferais si j’avais besoin/envie de me montrer, besoin/envie de me rassurer, besoin/envie d’aller au-delà du format du blog. Lorsque j’étais sur Twitter j’ai rencontré énormément (trop) de monde. Bilan : des emmerdes et 4 ou 5 personnes qui restent dans ma vie (il y aura aussi eu du bon). Se rencontrer d’abord virtuellement donne le sentiment qu’on se connaît et qu’on va être amis pour la vie. C’est fallacieux. J’en ai déjà fait l’expérience, ça ne m’intéresse plus aujourd’hui.

Autant j’aime bien qu’un blogueur mette une photo de lui dans son texte de présentation (curiosité oblige), autant je ne pense pas que je mettrais de photo de moi. Ou alors de dos, au loin, parmi une foule  et le lecteur pourrait jouer à « Où est la connasse parisienne ? ». Je pourrais montrer un bout de ma jambe, mon dos, mon décolleté en noir et blanc avec comme par hasard un pendentif au creux de mes seins ou je ne sais quoi d’autre, ça se fait beaucoup sur WordPress, mais je suis plutôt du genre tout ou rien. Ce sera donc rien :)

C’est pareil pour les blogs que je lis. Je choisis de les lire pour la qualité de leurs écrits comme seul critère (et cela reste subjectif).  Souvent je lis sans même savoir quel est le sexe du blogueur, on ne peut pas toujours le savoir. Et parfois je me trompe ! J’aime imaginer à quoi vous ressemblez, tous, derrière vos écrans. J’aime l’idée de mystère, j’aime imaginer vos vies, celles dont vous ne parlez pas, celles que vous avez lorsque vous arrêtez d’écrire, si ça se trouve certains d’entre vous sont des serial killers, des éjaculateurs précoces ou des gros mythomanes mais…je ne le saurai jamais. Je ne saurai que ce que vous voudrez bien écrire sur votre blog. Si ça se trouve, je n’existe pas ! Bon, d’accord, j’existe mais virtuellement. L’autre soir je suis tombée sur la web-série The Guild qui raconte les histoires de joueurs en ligne compulsifs qui sont amenés à se rencontrer IRL. Habitués à jouer ensemble, lorsqu’ils se voient ils n’ont rien à se dire. Comme on peut s’en douter, ils finissent par avoir des choses à se dire sinon la web série n’existerait pas mais je trouve que le parallèle est intéressant. La plupart des blogs que je lis ressemblent à des journaux intimes. J’imagine que cela peut être gênant de rencontrer un inconnu qui connaît des détails de votre vie que même vos propres amis ne connaissent pas. Ou peut-être que c’est moi qui serais gênée.

Depuis quatre ans maintenant je corresponds avec une personne de sexe masculin dont je ne connais pas le prénom ni l’âge exact, je ne sais pas dans quelle ville il vit ni à quoi il ressemble.  Je ne cherche pas à le savoir. Lui non plus ne sait pas qui je suis, il sait que je vis à Paris mais c’est à peu près tout. Pourtant nous échangeons sur des thèmes divers et variés (la société, l’amour, les loisirs, le travail etc) et parfois intimes. Il n’y a jamais eu une quelconque forme de drague entre nous.  Nous n’avons jamais évoqué l’idée de se rencontrer et nous ne le ferons jamais je crois. Il ne lit pas ce blog, du moins je ne le crois pas. Il est peu commun, en terme de personnalité. A la fois candide, profondément geek et hyperactif,  il me pose des questions que je trouve toujours intelligentes et nos échanges me font souvent réfléchir. Il ne me juge pas. Je ne le juge pas non plus. On essaie de partager ce qu’on comprend de la vie, ce qu’on apprend. J’ai le sentiment qu’on pourrait s’écrire toute notre vie. La force de l’anonymat, sans doute.

Journal d’une fumeuse abstinente : 3 mois !

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Autant rompre le suspens tout de suite, oui, il m’est arrivé de refumer à plusieurs reprises. Techniquement, cela ne fait donc pas trois mois pleins que j’ai arrêté de fumer. Mais entre une dizaine de clopes en trois mois et les quinze à vingt que je m’enfilais tous les jours, j’estime que c’est tout de même un succès. D’autant que je sais que je ne veux pas refumer (oui je sais j’ai refumé mais je ne veux pas et c’est le plus important). J’ai acheté un paquet de Camel et par chance après la moitié d’une cigarette, dégoûtée, j’ai donné mon paquet à un inconnu (ravi, l’inconnu !). Il faut juste que je ne prenne pas l’apéro ou que je me mette au Champomy, à méditer. Parce que pour le moment l’association alcool-cigarette reste le plaisir auquel j’ai beaucoup de difficultés à renoncer.  La cigarette d’après le repas je m’en passe aisément mais boire un porn star sans cigarette, vraiment, c’est compliqué. Si vous ne connaissez pas le divin porn star c’est une base de vodka infusée à la vanille, purée de fruits de la passion, sirop de sucre vanillé et bitter vanille, servi avec un shot de Champagne, un vrai cocktail de fille !

Je dois dire que jamais je n’ai été aussi déprimée et négative que depuis que je ne fume plus quotidiennement. Je ne pensais pas être dans cet état-là. Je vois tout en noir et forcément il ne m’arrive rien de bien non plus. Tout traîne, tout est lent, c’est insupportable et ma frustration est à son comble. On dirait que la vie fait exprès de me faire croire que tout va avantageusement s’arranger et paf ! Finalement non. J’ai envie de dormir telle une princesse jusqu’à ce que tout s’arrange. Je suis fatiguée de bouger dans tous les sens pour rien. Je me suis plainte à ma mère qui m’a pulvérisée. En effet, ma mère est bénévole au Secours Catholique, elle aide les personnes en difficulté à créer un dossier pour une aide alimentaire et/ou financière. Je me suis sentie conne après avoir entendu les histoires de ces gens qui en France ne peuvent même pas se nourrir. Bon après je me demande pourquoi on fait 4 enfants quand on est au RSA (ou pourquoi on décide de faire 4 enfants tout court, en fait), certains la cherchent, la merde. Insultez-moi si cela vous amuse, il n’empêche qu’on est en droit de se poser la question !

Pour essayer de calmer mes envies de cigarettes je me suis inscrite au sport, j’y suis allée tous les jours pendant 3 semaines et depuis j’ai déserté. Résultat en courant dans les couloirs du métro (chose qui ne m’arrive jamais, comme quoi j’aurais mieux fait de m’en tenir à mes habitudes…), j’ai réussi à me bloquer le dos comme une grand-mère de 85 ans. J’écris donc avec une bouillotte dans le dos après avoir ingéré un myorelaxant qui ne fait pas grand effet. Je pourrais continuer de me plaindre des températures élevées prévues en fin de semaine, de l’entretien annuel auquel je n’ai pas envie d’assister etc etc mais je vais plutôt contempler mes magnifiques chatons que j’aime d’amour, chatons adoptés il y a deux semaines (n’achetez pas vos animaux domestiques, il y en a plein les refuges qui vous attendent !). Le mâle s’appelle Max et la femelle Charlie. Ils sont frère et sœur et si à la base nous devions juste être une famille d’accueil, aujourd’hui il est clair que nous les gardons <3

La vie est belle !

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