Ce blog est en dépression

Ce blog est en dépression et si son auteur n’est pas encore complètement au fond du trou, elle accuse une mélancolie certaine doublée d’une envie de rien, mais vraiment rien. Elle est donc dans l’incapacité d’écrire quoi que ce soit, le rien n’étant pas un vrai sujet.

Statistiquement le printemps est la saison où il y a le plus de suicides, sachez-le. Pour éviter d’écrire ce genre de constats peu réjouissants, je décide de rendre mon tablier de blogueuse pour un temps indéterminé. Je suis un peu une connasse au chômage.

Hier un mec bourré me dit « Je t’aime » puis « Enfin… 50 % je t’aime et 50 % je t’aime pas », j’ai répondu « Moi c’est à 100% que je t’aime pas ». J’ai failli ajouter « connard » mais j’étais de bonne humeur, contrairement à aujourd’hui. C’est la seule anecdote un peu sympa que j’ai en stock, je suis désolée.

Ne me souhaitez pas du « courage ». Ça sonne faux. On ne se connaît pas. On ne se connaîtra jamais. Je ne veux plus voir personne. Il faut être très méchant pour souhaiter du « courage » à quelqu’un. Autant dire « Je m’en lave les mains de tes problèmes mais il faut bien que je dise quelque chose parce que socialement c’est ce qui se fait ». Socialement. Aller vivre sur une île déserte avec mon amoureux et mille chats sauvages. Là est peut-être mon salut.

D’ici là je vais m’énerver dans la vraie vie, je vais détester mes congénères dans la vraie vie, je vais critiquer et critiquer et encore critiquer tout ce que je peux de toutes mes forces, je vais lutter pour aller travailler tous les matins, je vais partir en vacances, et un jour « ça ira mieux ». Un jour.

Journal d’une fumeuse abstinente : 1 mois !

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J’ai fumé ma dernière cigarette le 3 février vers 23h. Depuis j’ai vécu des moments difficiles, surtout les deux premières semaines où j’ai été, disons-le clairement, imbuvable dans le cadre du travail (at home je suis beaucoup plus peace, sans doute les fameux ronronnements anti-stress). Je choisis de ne sortir qu’avec des personnes non-fumeuses par prudence, je bois de l’alcool mais toute seule (j’y reviendrai) et je ne regarde plus aucun film d’Arnaud Despleschin ni la série Mad men, à vrai dire dès qu’une personne fume, je change de film. Heureusement grâce à Netflix, j’ai le choix.

J’ai eu tellement de mal à aller travailler que j’ai fait semblant d’avoir je ne sais plus quoi, une gastro je crois, pour rester à la maison pendant deux jours. Sortir de chez soi est une épreuve quand on arrête de fumer parce qu’à Paris tout le monde fume et partout de surcroit. Sur le chemin du métro, devant les cafés, aux arrêts de bus, partout. Cela dit at home ce n’est pas mieux parce que mon mec fume et même si je lui ai gentiment expliqué qu’il fallait vraiment qu’il fume dans la cuisine et nulle part ailleurs, je sens l’odeur de tabac et mon cœur se serre, je suis en manque, ça me manque, j’en veux ! Mais je ne refume pas. Je suis plus forte que ça, vous me prenez pour qui ? J’aime bien les épreuves, ça doit être mon côté maso…

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Sans la cigarette dans ma vie je me sens orpheline. Je sais que cette phrase peut paraitre extrême mais c’est ce que je ressens. Le sentiment d’avoir perdue une meilleure amie. Qui me faisait du mal, certes, mais c’était quand même ma BFF. Je me tournais vers elle plusieurs fois par jour et désormais je me tourne vers…les infusions. J’ai testé tous les parfums possibles, en ce moment je carbure à l’hibiscus (et j’ai même acheté des fleurs à cuisiner mais c’est un autre sujet).

Depuis que j’ai arrêté de fumer je bois deux fois plus…d’alcool. Je me suis pris une cuite toute seule un lundi soir (d’où l’idée de la pseudo gastro les deux jours qui suivent), je ne sais pas pourquoi je choisis de me murger la tronche le lundi soir, sans doute mon petit côté rebelle de la life. Déjà quand j’avais la petite vingtaine j’avais des lendemains de cuite difficiles, autant dire que maintenant du haut de mes 36 ans et demi, c’est carrément la catastrophe, le lendemain je suis un cadavre et le surlendemain je suis en décomposition. Il me faut au moins deux jours pour ressusciter. Deux jours à me faire livrer par alloresto parce que je suis incapable de sortir du lit. Je n’ai pas bu une goutte d’alcool depuis douze jours et je compte non pas arrêter (faut pas déconner) mais réduire ma consommation. Je ne sais pas boire deux verres, je bois systématiquement six ou sept verres ou plus, le juste milieu ? connais pas.

Sinon, rien à voir mais je trouve cette photo de Kim Kardashian fascinante. Comment peut-on avoir des hanches aussi larges ? (y aurait-il un peu de culotte de cheval en rab ?) Je ne dis même pas que c’est moche, je suis hypnotisée par cette photo. Le haut et le bas de son corps ne semblent pas appartenir à la même personne (faites le jeu, c’est rigolo). En revanche le blond platine quand on est brune à la peau mate, c’est la pire idée du siècle (à moins de vouloir être vulgaire, bien entendu). Je m’étais amusée à changer virtuellement de couleur et de coupe de cheveux grâce à un logiciel de relooking gratuit (faites le jeu, c’est rigolo bis) et il faut se rendre à l’évidence : je resterai brune jusqu’à ma mort (même si j’ai eu les cheveux bleus et violets étant ado mais ado on se cherche…). Brunettes rule the world :)

kimk

Lost and found

Je n’avais rien à lire. Il n’y a rien de pire que de n’avoir rien à lire dans le métro. On est obligé de regarder en face de soi, le malaise est garanti. Personne ne sourit, les gens sont gris comme le ciel parisien. Et tous habillés pareils. Heureusement qu’il y a quelques touristes pour mettre un peu de couleur dans cette monotonie qui fait mal aux yeux. Face à soi on regarde cet homme qui pense qu’on est forcément intéressée. Sauf qu’on le regarde parce qu’on focalise sur l’un des boutons qu’il a sur le visage ou sur un nez particulièrement disgracieux. Il m’est arrivé de me faire draguer dans le métro, une fois j’ai même failli donner mon numéro de téléphone à un homme dont le bagout aurait pu me faire craquer rapidement (voire très rapidement). La seule raison pour laquelle je ne l’ai pas fait c’est la peur de passer pour une trainée auprès des autres usagers qui entendaient notre conversation. En même temps il faut avouer que ce type n’était pas très intelligent, c’est lui qui aurait dû me laisser le sien de numéro. Peut-être l’aurais-je appelé, qui sait ?

Toujours est-il que j’étais dans ce métro, que quelqu’un se lève pour laisser une place vacante et sur ce siège je vois une clef usb qui a dû tomber de la poche de la personne qui était assise là il y a trente secondes. Je n’ai pas regardé cette personne, je n’ai aucune idée de sa physionomie. Je semble être la seule à voir cette clef métalisée à l’abandon. Etant de nature assez curieuse, je meurs d’envie de m’en emparer et de l’emmener chez moi pour découvrir la vie d’un inconnu. Deux stations plus tard la clef est toujours là et je décide de changer de place pour mettre mon fessier sur ladite clef. C’est le moment que choisit un usager pour me lancer « Vous êtes assise sur une clef usb, Mademoiselle ». Et merde. Mais de quoi je me mêle, bordel ? Moi qui voulais la subtiliser tranquillement…Je suis forcée de répondre « Ah ? Vous avez raison ! Je vais la garder ». Le type me rétorque « Oui c’est toujours utile ! ». Pauvre fou. Je m’en tamponne le coquillard d’avoir une clef usb, ce qui m’intéresse c’est la vie de cet inconnu !

cle-usb-insolite

De retour chez moi je frémis en imaginant des dossiers pleins de mystères, des secrets inavouables, un roman inachevé, des photos de famille, peu importe, je vais entrer dans l’intimité d’une vie qui n’est pas la mienne. Je vois plusieurs dossiers dont un intitulé « secret ». C‘est trop beau pour être vrai. J’ouvre, pleine d’espoir mais le dossier en question est vide. Trop secret. Même pour une clef usb. Dommage. Un autre dossier s’intitule « assurance vie ». Le dénommé M. demeurant dans le 9ème aura droit à la somme de 30,393,30 € laissés par sa grand-mère maternelle. Il y a aussi son CV. Dire que je pensais que le mien était chaotique, là c’est du grand n’importe quoi. Il commence sa carrière en tant que peintre en bâtiment puis il enchaîne sur serveur, il devient ensuite chauffeur-livreur puis vendeur dans une boutique de robes de mariées, aujourd’hui il est plongeur. Il dit maitriser l’outil informatique, à voir son CV, je peux jurer que non…Il n’y a pas de date de naissance mais il a obtenu son bac « sciences naturelles » (pardon ?) en 1989, j’en déduis qu’il a honte de son âge. Ses passions ? La lecture, la photographie, internet, le football et le vélo. On peut parier que tout cela est parfaitement faux mais il doit penser qu’être un « touche-à-tout » est un atout (allitération en « t » tout à fait). Ses qualités ? « sérieux », « contact humain » et « assiduité ».

Je décide de lui renvoyer sa clef usb à l’adresse indiquée sur son CV. J’ai presque envie d’écrire « J’aurais aimé que vous ne vidiez pas le dossier « secret »…Sans rancune ! » mais je me ravise, je bafouille un truc mignon en mode Amélie Poulain « J’ai trouvé votre clef blabla espère que blabla cordialement blabla ». La semaine dernière j’ai trouvé une carte d’identité dans la rue et j’ai fait la même chose. Depuis que je suis petite je rêve de trouver un sac de luxe rempli d’argent (c’est arrivé à la meilleure amie de ma mère, voilà pourquoi). Si c’est le cas, que ce soit bien clair, je ne rends rien du tout :D

De l’amitié…

Je ne sais pas où j’étais ces 18 derniers mois. Je me suis réveillée avec effroi ces dernières semaines. Comme si je m’étais véritablement endormie pendant 18 mois. Je m’étais interdit de parler de cette histoire. A chaque fois que j’évoque quelqu’un d’important pour moi sur ce blog, nous finissons par nous perdre de vue. En même temps en l’occurrence on s’est déjà perdus de vue et si ça se trouve lui et moi on ne se retrouvera plus, je ne risque rien. J’évite les miroirs parce que j’ai honte. Je ne pouvais pas le lui dire quand on s’est revus hier. « J’ai honte ». Est-ce-qu’il m’aurait cru ?

Il y a 18 mois je me suis retrouvée face à une situation vraiment désagréable : deux personnes que tu aimes beaucoup se séparent et tu dois choisir ton camp. Pour tout dire, on ne doit pas choisir son camp, c’est moi qui l’ai ressenti ainsi. Ai-je choisi le mauvais camp ? Oui, puisqu’il ne fallait pas en choisir du tout, il fallait ne pas s’en mêler et leur dire « Démerdez-vous, vous me faites chier ». J’ai choisi la fille par solidarité féminine mais pas que (pas envie de développer). Non seulement lui je l’ai littéralement abandonné mais en plus j’ai cru tout ce qu’elle disait elle. Je ne pouvais pas continuer à être amie avec un tel salaud, pensais-je naïvement. Je crois que j’ai déjà écrit ici à quel point je suis naïve mais ça ne donnera jamais l’ampleur de ma naïveté. Je ne vais pas rentrer dans les détails parce qu’une fois encore, j’ai honte. Disons simplement que je n’ai pas été amicale du tout, j’ai disparu lâchement, j’ai jugé, j’ai mal-interprété, j’ai manqué d’intelligence, de discernement, j’ai été intraitable. Vraiment connasse. Avec quelqu’un qui ne m’avait jamais rien fait de mal. Quelqu’un qui au contraire m’était proche, quelqu’un qui s’était confié à moi, dont je connaissais des secrets et qui connaissait les miens, quelqu’un qui commençait à aller très mal avec cette rupture et qui n’a reçu aucun soutien de ma part.

On dit qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Je ne sais plus si je crois encore à cet adage. J’aimerais y croire. J’espère que ce n’est pas trop tard. Dire « Je regrette » c’est louable mais je ne sais pas si c’est utile, aurait-il fallu que je dise « Pardonne-moi » ? Je ne pense pas parce que je n’attends aucun pardon. J’ai failli dire « Tu m’as manqué » et je me suis dit que c’était trop sentimental. J’avais envie de lui toucher la main aussi hier. Si j’avais fait ça j’aurais sûrement pleuré comme une connasse. L’ironie de cette histoire c’est que j’ai disparu également auprès d’une amie il y a 18 mois et lorsque je me suis (aussi) excusée (décidément, la fille nulle en amitié you know), elle m’a dit « Je n’ai rien à te pardonner parce que je ne t’en veux pas ». Depuis nous nous parlons et c’est comme avant (cette fille est une sainte, je ne vois que ça). Le seul moyen que j’ai trouvé de lui montrer ma gratitude et mon amitié c’est d’être là, de l’écouter et de ne plus la juger (oui, elle aussi je la jugeais…).

J’ai peut-être perdu un ami pour de bon. Je ne peux m’empêcher de penser que je l’ai bien mérité. Je cherche ce que je pourrais faire de plus mais je me connais, je vais être totalement à côté de la plaque genre lui acheter un truc et le faire livrer chez lui. La fille qui essaie, au sens littéral, de racheter ton amitié. Sinon j’ai envie d’envoyer un sms qui dirait « On se retrouve à l’as du falafel ? » haha mais vraiment je suis nulle ! Et j’ai ça dans la tête, évidemment…

I’m tired of being so judgemental
Of everyone
I will not go to sleep
I will train my eyes to see
That my mind is as blind as a branch on a tree

Dis, Wonder B., on efface tout et on recommence ?

Je consulte des « voyants ». Et vous ?

Fortune-teller

La première fois j’avais sept ans et demi et je n’avais rien demandé. Je me souviens de son prénom ; elle s’appelait Lina, c’était une grosse femme qui faisait un peu peur. Elle s’est avancée vers moi et m’a dit « Toi tu auras un enfant et tu te marieras trois fois ! ». Je n’ai pas pleuré mais j’ai fui dans une autre pièce. C’était une amie chelou d’un membre non moins chelou de ma famille (je sais qu’on ne dit plus chelou en 2015 mais j’aime bien ce mot).

Déjà, à sept ans et demi , j’avais la prétention de penser que jamais je ne pourrais faire un truc aussi débile que de me marier une fois. Alors trois…impossible. Elle avait eu un mauvais flash me concernant. Je n’ai pas d’enfant non plus, ni deux, ni trois. Peut-être qu’elle parlait de mon chat ? (laule)

Déjà,  ma grand-mère allait voir Madame H. qui était guérisseuse et médium. Puis ce fut ma mère et ensuite moi. Madame H. vivait au fin fond du quinzième arrondissement (j’aurais pu dire quinzième tout court en fait) dans un tout petit appartement composé d’une seule pièce en rez-de-chaussée avec des posters encadrés de divers saints aux murs. Il y avait toujours une odeur assez proche de celle qu’il y a dans les églises chez elle. Une odeur de myrrhe. C’était une petite Bretonne qui dégageait quelque chose de rassurant et déterminé à la fois, elle avait une foi inébranlable et un caractère bien trempé.

Un jour, quelqu’un de la famille est venu la voir pour se plaindre de douleurs dans le pied, Madame H. a passé ses mains au-dessus du pied en question puis elle en est arrivée à la conclusion qu’il fallait que la personne se rende immédiatement à l’hôpital sous peine d’être amputée. A raison, le pied était en train de gangréner pour je ne sais quelle raison…

Madame H. avait des flashs mais elle tirait aussi les cartes et elle avait un don pour déceler les côtés les plus obscurs d’une personne rien qu’en regardant sa photo. La sentence était implacable : « Il vous ment, il a une maitresse depuis trois à quatre mois » ou « Vous ne resterez pas avec cet homme, ça va se terminer rapidement ». Parfois elle ne disait rien, elle faisait « non » de la tête, c’était tout et bien suffisant. Jamais elle ne se trompait. Quand elle ne voyait ou ne sentait rien, elle le disait plutôt que de raconter n’importe quoi.

Ce qui était bien avec elle, c’est que vous donniez ce que vous vouliez pour la « consultation ». Ceux qui aident sans absolument aucun intérêt en retour sont si rares. Madame H. était comme ça. Mais elle est repartie en Bretagne et depuis je ne sais pas trop ce qu’elle est devenue. Peut-être est-elle morte aujourd’hui…

Depuis j’ai consulté d’autres « voyants ». Je pense être quelqu’un d’intuitif mais il arrive que j’aie besoin qu’on me confirme ce que je « sens ». Comme tout le monde il m’arrive de ne pas avoir confiance en moi, de ne pas assez m’écouter. C’est assez magique, une consultation. Quand on vous balance un fait de votre passé dont vous n’aviez jamais parlé à quiconque, quand on vous reparle de choses que vous avez vécues mais que vous pensiez avoir oubliées. Il y a de belles rencontres comme partout ailleurs et aussi beaucoup de charlatans et de déceptions (plusieurs m’ont dit que je serai très riche, j’attends encore, à moins que je ne sois très riche sans le savoir ?). Il ne faut pas trop en attendre, la consultation permet un éclairage différent sur une période particulière, c’est aussi un moment où on ose dire ce qu’on ne dirait pas à des proches (tout le monde n’a pas de psy !), parfois c’est brutal, aussi. Quand un évènement est annoncé sans prendre de précautions, il y a de quoi mal le vivre. Cette voyante qui me dit « Vous ne resterez pas avec cet homme. Il n’est pas gentil avec vous ». Je l’aimais follement ce con, pourtant un mois plus tard je le trompais avec un autre et je changeais de vie. C’est elle qui avait raison : il ne s’occupait pas de moi mais je me contentais de cette relation minable (coucou si tu me lis) comme une idiote. J’aime bien consulter une fois tous les deux ou trois ans, c’est un moment un peu particulier où on arrive plein d’appréhension et où l’on repart la tête pleine d’espoir. Ça fait du bien au moral ! (tant qu’on ne devient pas accro).

Je ne lis pas mon horoscope, en général on trouve le moyen de me dire que je suis en pleine forme les jours où je m’endors sur ma chaise et les jours où je fais un shopping outrancier on m’annonce que je suis experte en économies. C’est n’importe quoi et ça ne me fait même pas sourire. Il m’arrive de temps à autre de tirer le yi-king sur internet, j’ai eu une passion pour le tirage du yi-king (pas sur internet, le vrai, à l’aide d’un livre) mais j’ai su me calmer, ça devenait obsédant (je dois admettre que ça tombe très souvent juste quand on en use avec parcimonie). Je continuerai à consulter des voyants et autres médiums de temps en temps parce que ça m’amuse et ça me donne de l’espoir (si un jour je suis très riche, je fais une soirée « connasse parisienne » et vous êtes tous invités !). Et tant pis si certain(e)s se moquent de moi. J’assume !

 

J’ai trouvé un horoscope chaussures, où va le monde ?

shoehoroscope

 

 

 

Tag : « Si j’étais un dictateur…. »

Je propose de créer le tag « Si j’étais un dictateur… » parce que c’est un tag qui fait du bien : on peut enfin critiquer tout ce qu’on déteste et imaginer la dictature de nos rêves !

Participe qui veut, soyons de nombreuses petites graines de dictateurs ! Provocation bienvenue, âmes sensibles s’abstenir 

Ah…si j’étais dictateur…

Les livres électroniques seraient interdits. Et les bibliothèques obligatoires. Qui n’a pas de bibliothèque avec au minimum les classiques de la littérature va en prison pour un minimum de vingt années (peine allégée dans le cas où le prisonnier prouve qu’il est un lecteur assidue dans sa cellule). N.B : Marc Lévy ne fait pas partie des classiques. Cinquante nuances de Grey non plus. Petits tricheurs.

Quiconque exprimerait une critique envers Michaël Jackson, que ce soit sa musique, sa couleur de peau ou tout autre sujet serait exécuté sur le bûcher et brûlé par moi-même avec une torche géante.

Tout citoyen français serait obligé d’être végétalien pour le bien des animaux, de la planète et des hommes. Celui qui continuerait à manger de la viande serait dépecé vivant (sur la place publique, on l’aura deviné) et sa peau servirait à fabriquer des sacs à main.

Les animaux vivraient en liberté et n’appartiendraient à personne sauf à ceux qu’ils choisissent eux-mêmes par affinité.

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Nous sommes trop nombreux dans ce pays, il serait donc interdit d’avoir plus d’un enfant par couple. Ceux qui ont déjà plus de deux enfants devraient eux-mêmes éliminer leur progéniture. Les personnes stériles recevraient la légion d’honneur pour service rendu à la nation.

La couleur beige serait interdite pour les vêtements. Parce que ce n’est pas une couleur, que c’est moche et que j’aime pas. Voilà. Idem pour la couleur « écru » (quelle horreur).

Les blogs de « maman » seraient interdits pour cause de mièvrerie caractérisée et appauvrissement de l’intelligence de la nation. Finis les billets inintéressants sur les enfants qui font des bêtises, les « princesse », « p’tit bonzomme  » et autre « grumeau ».Vos enfants ont des prénoms à ce que je sache. Epargnez-nous vos insipides digressions ou vous brûlerez sur la place publique. Pardonnez-moi mais votre enfant n’a rien d’exceptionnel, tous les enfants sont pareils. Et non, vos enfants ne sont pas magnifiques, c’est ce que vous croyez mais en fait vos enfants sont moches. Et sales. Et turbulents. C’est pour ça qu’il serait totalement interdit d’écrire un blog de « maman ». D’ailleurs « maman » c’est régressif, quand on est adulte, on dit « mère ».

Les religions seraient formellement interdites mais on aurait le droit de croire aux elfes et aux lutins de la forêt. Tout le monde devrait lire Krishnamurti et tenter de se connaître, de s’aimer et faire le bien autour de soi. Le mot « dieu » serait interdit et remplacé par « la vie ». Exemple : je crois en la vie.

La ville de Paris serait jumelée avec la ville de New York et le Concorde relancé sur le marché pour faciliter les déplacements entre les deux villes.

Julian Casablancas remplacerait Marianne comme symbole de la république, il n’est pas français mais il parle parfaitement français, c’est l’essentiel. Il serait choisi en raison d’un nez parfait et de cheveux doux.

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La chirurgie esthétique serait interdite sauf si l’on déteste objectivement son nez et qu’on souhaite celui de Julian Casablancas (seul modèle de nez autorisé à travers tout le pays).

La chanson française ne serait plus autorisée en France et ses interprètes seraient exécutés pour atteinte à l’intelligence des auditeurs. Florent Pagny, Pascal Obispo, Axelle Red, Renan Luce et toute la troupe des si bien nommés « enfoirés » seraient pendus (sur la place publique). Céline Dion, bien que non française, serait la seule à être autorisée à changer son visage (et son corps) grâce à la chirurgie esthétique parce que je suis dictateur et son physique m’effraie, surtout son menton en galoche, quant à ses cordes vocales elles seraient sectionnées et données à des animaux sauvages en guise de friandise. Seuls Benjamin Biolay et Vanessa Paradis échappent à ce massacre parce que je les aime bien.

Le mariage serait interdit parce que les divorces coûtent trop chers et appauvrissent les citoyens. De même, il est vivement conseillé d’essayer plusieurs modèles d’hommes et de femmes avant de s’engager avec quelqu’un (chiffre conseillé : 5, ceci étant le minimum syndical).

Toute personne qui appellerait son conjoint ou sa conjointe « bébé » irait en prison à vie sans remise de peine.

Les personnes qui refuseraient de progresser, qui ne seraient pas curieuses ni bienveillantes seraient envoyées sur une autre planète. Parce qu’on n’a pas que ça à foutre de s’occuper de tous les cas soces de ce pays, bordel !

Les personnes souhaitant se suicider seraient récompensées post mortem : leur famille se verrait accorder l’équivalent d’une année de salaire. Encore une fois, nous sommes trop nombreux et tout suicide serait chaleureusement accueilli.

Les prénoms Valérie et Marie seraient interdits. Valérie parce que c’est moche et Marie parce que toute référence à une religion est prohibée.

Toute personne ayant un accent du Sud se verrait interdire l’entrée à Paris pour raison évidente.

Toute personne critiquant Paris serait enfermée vivante dans un cercueil transparent installé sur la place publique et y mourrait de faim/peur/déshydratation etc etc

Le drapeau ne serait plus bleu, blanc et rouge, couleurs qui ne veulent rien dire, à la place on aurait des chatons. Parce que c’est cute et que le chat est un être foncièrement individualiste comme nous Français.

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Toute personne incapable de s’habiller correctement se verrait offrir un billet d’avion aller pour le pays de son choix. Nous sommes la France, pays de la mode, ce trop-plein de mauvais goût doit cesser.

La marque Desigual serait interdite et son créateur découpé en morceaux et donné aux crocodiles, les vêtements de sport seraient réservés aux personnes pratiquant un sport et interdites le reste du temps.

Il serait interdit à toute femme de moins de 150  cm et de plus de 180 cm de porter des talons aiguilles. Un peu de bons sens, par pitié.

Le port de tongs ou toutes autres chaussures montrant les doigts de pieds serait vigoureusement interdit. Tout doigt de pied apparent serait coupé sur le champ.

etc etc etc

Day 11 : Journal d’une fumeuse abstinente

8h32 : Je décide de me peser parce que j’ai peur de grossir depuis que je ne fume plus. Je monte sur la balance avec appréhension. Quand le poids est stable ça s’allume en orange, quand on grossit c’est rouge et quand on a perdu c’est vert. Holy shit. C’est vert. J’ai perdu 500 grammes. Je dois être la seule femme au monde qui arrête de fumer et maigrit.

8h33 : Je suis en retard, je n’ai pas le temps de me laver les cheveux. Or, ce serait bien que je le fasse parce que j’ai une visite d’appart dans l’aprem et je ne voudrais pas qu’on pense que je suis grunge en 2015.

9h15 : Je ne suis toujours pas partie, la chatte me miaule dessus mais je ne comprends pas le message. Je refile la bête à Monsieur qui dort, ce petit enfoiré. Et je songe à acheter un Meowlingual ou traducteur de miaulements, les Japonais sont des petits génies (si ça marche).

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10h17 : le connard de scan refuse de fonctionner et j’ai besoin de scanner à peu près tous les papiers que je possède pour constituer ce foutu dossier pour l’appart. Je m’énerve, je crie toute seule, j’ai très envie de fumer, j’insulte le mur, la stagiaire passe dans mon bureau et me voit dans cet état, j’ai un peu honte, je m’excuse platement et je fonce me préparer une connasse de pute de tisane à la con (pomme-cannelle).

11h08 : Je reçois un email des américains qui m’agace au plus haut point, j’envisage de répondre « fuck it » mais je me reprends et j’envoie un email à l’américaine c’est-à-dire faux-cul à mort et qui se termine par un joyeux « have a wonderful week-end ! » Il est 5 heure du mat’ là-bas, qu’est-ce-que cette grognasse fait debout ? Je déteste ces enfoirés d’américains.

11h15 : Mon collègue hurle lui aussi. Sur son ordinateur. Je l’entends pourtant on n’est pas en open space. Je vais le voir pleine de compassion (je ne sais pas ce qui me prend), il commence à se plaindre, il dit qu’il n’y arrivera jamais, que cette journée c’est de la merde, qu’en plus il a grave pris du poids et qu’il n’a plus le temps de faire du sport etc etc etc. Effectivement il commence à avoir des seins, il ferait mieux de se reprendre en main mais qu’est-ce-que j’y peux moi ?Je lui demande si je peux l’aider en quoi que ce soit mais apparemment non il voulait juste se plaindre. Petit con.

14h45 : J’annonce à mes collègues que j’ai une visite et que par conséquent je considère que je suis en week-end à partir de tout de suite. Je sens la jalousie monter en eux mais je passe la porte avant que quiconque ose faire une réflexion. Je suis dehors, libre ! Quelqu’un fume sur le chemin du métro, je pense « Pauvre homme, si faible et bientôt cancéreux ».

15h50 : La visite est terminée et je suis déçue. Cet appartement est parfait en terme de volumes mais la cuisine et la salle de bain sont minables. Je me fiche d’avoir une salle de bain parfaite mais une cuisine minable, je ne peux pas. Je cuisine, moi ! Comment je fais dans une kitchenette d’étudiants ? Pfff. Ce ne sera pas cet appart. J’en suis à quatre apparts visités, à en croire les agents immobiliers on trouve au bout de quinze, il m’en reste donc onze. Fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuck.

16h30 : Je prends le courrier et constate que j’ai enfin reçu la carte postale de Namibie envoyée par Rachel. Dessus elle me souhaite de bonnes fêtes de Noël. Et on se plaint de la poste française…

18h41 : Je m’étouffe avec un morceau d’ananas frais. J’ai failli mourir, j’appelle ma mère pour lui raconter ma mésaventure.

19h32 : Tout le monde fume à Paris. C’est incroyable. J’aurais bien bu un verre et fumé une cigarette mais non. Je suis bien plus forte que ça. Quelqu’un veut une tisane citron-gingembre ? :D

LEMONGINGER